Renée est Judy…presque!

judy-garland.jpgÀ ce qu’il paraît, beaucoup de gens n’aiment pas les comédies musicales, ni au théâtre ni au cinéma. Des ratages (relatifs) comme le récent “Cats” ne sont pas faits pour arranger les choses. Cela-dit, une des icônes de l’âge d’or du “musical” américain était Judy Garland, personnage tragique happé et physiquement détruit par la soi-disante “usine de rêves” qu’était la fameuse Metro-Goldwyn-Mayer, où, selon la légende, on trouvait “more stars than there are in heaven”. Renée Zellweger interprète l’actrice et la chanteuse légendaire dans JUDY, un film à la mise en scène certes peu inspirée mais sauvé par la prestation étonnante de l’actrice principale, qui vient de remporter le Golden Globe et qui – selon toute probabilité – sera également honorée de l’Oscar de la meilleure actrice. Je défie quiconque de ne pas être submergé par ses émotions au cours des dernières minutes d’un film qui – malgré ses défauts – illustre parfaitement le revers de la médaille de la “dream factory”  qui n’existe plus aujourd’hui. Au Festival de Toronto, nous avons vu une salle entière (600 personnes) pleurer comme des madeleines en fin de projection. Bien sûr, si les sentiments et l’émotion ne sont pas votre tasse de thé, vous pourrez toujours vous rabattre sur le remake du remake de THE GRUDGE, où l’on remplace la nostalgie et les larmes par un cocktail malsain de sang et de tripes.  Jean-Pierre THILGES  

P.S: Par ailleurs, nous vous avons réservé une petite surprise sur notre blog que je vous laisse découvrir.

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JUDY ***

Biographie musicale; Réalisateur: Rupert Goold; avec Renée Zellweger, Jessie Buckley, Finn Wittrock, Rufus Sewell, Michael Gambon; Scénariste: Tom Edge, basé sur la pièce “End of the Rainbow” de Peter Quilter; Directeur/Photo: Ole Bratt Birkeland; Musique: Gabriel Yared; GB/USA 2019, 117 minutes; Golden Globe 2020 Meilleure actrice dramatique; Sélection officielle Toronto Intl. Film Festival, London Film Festival 2019. 

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Hiver 1968. La légendaire Judy Garland débarque à Londres pour se produire à guichets fermés au Talk of the Town. Cela fait trente ans déjà qu’elle est devenue une star planétaire grâce au Magicien d’Oz. Judy a débuté son travail d’artiste à l’âge de deux ans, cela fait maintenant plus de quatre décennies qu’elle chante pour gagner sa vie. Elle est épuisée. Alors qu’elle se prépare pour le spectacle, qu’elle se bat avec son agent, charme les musiciens et évoque ses souvenirs entre amis ; sa vivacité et sa générosité séduisent son entourage. Hantée par une enfance sacrifiée pour Hollywood, elle aspire à rentrer chez elle et à consacrer du temps à ses enfants. Aura-t-elle seulement la force d’aller de l’avant ?

  • Si “Judy” n’est pas le grand film qu’il aurait pu être (il est adapté d’une pièce de théâtre, et cela se ressent), c’est quand-même une oeuvre importante puisqu’elle rend hommage à la fois à une des plus grandes (et des plus tragiques) artistes du show-business américain de la grande époque et à une actrice de nos jours, Renée Zellweger, qui s’est vraiment immergée dans la peau de Judy Garland pour une performance qui mérite toutes les accolades. Nous avions vraiment peur d’affronter le film au Festival de Toronto, puisque Judy Garland a toujours été une de nos actrices/chanteuses de chevet.  Mais comme tous les autres spectateurs (il y en avait 600), nous avons pleuré loes de la dernière chanson du film. Et je vous laisse deviner le titre de la chanson. Trois étoiles pour le film, quatre étopiles pour Madame Zellweger. (jpt) 

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  • If it’s taken so long for a big-screen biopic of Judy Garland to come to fruition, perhaps it’s because the lady herself warned off any attempts with one of her most famous quotes: “Always be a first-rate version of yourself, instead of a second-rate version of somebody else.” It is not, admittedly, a saying that has deterred Hollywood from its ongoing fascination with famous people playing other famous people, though it’s a practice that yields more successful Oscar campaigns than for-the-ages performances: Prosthetically enhanced impersonation, for the most part, isn’t a repeatedly dazzling trick. Yet director Rupert Goold and resurgent star Renée Zellweger have pulled off something unusual and affecting in “Judy”: a biographical portrait in which performer and subject meet halfway, illuminating something of each other in the process. (Guy Lodge/Variety) 

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LA GOMERA/THE WHISTLERS

Titre français: Les Siffleurs; Réalisateur, scénariste: Corneliu Porumboiu; avec Vlad ivanov, Catrinel Marlon, Rodica Lazar; Directeur/Photo: Tudor mircea; Musique: Evgueni Galperine; Roumanie 2019, 98 minutes; Sélection officielle Festival de Cannes 2019

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Cristi, un inspecteur de police de Bucarest corrompu par des trafiquants de drogue, est soupçonné par ses supérieurs et mis sur écoute. Embarqué malgré lui par la sulfureuse Gilda sur l’île de la Gomera, il doit apprendre vite le Silbo, une langue sifflée ancestrale. Grâce à ce langage secret, il pourra libérer en Roumanie un mafieux de prison et récupérer les millions cachés. Mais l’amour va s’en mêler et rien ne se passera comme prévu…

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  • Le cinéaste roumain Corneliu Porumboiu livre un formidable polar postmoderne. (Le Monde) Porumboiu signe un film de genre. Un polar tout en références qui se promène au son d’une barcarolle et d’une langue sifflée dans les méandres des âmes corrompues que seul l’amour peut sauver… Peut-être. (Bande à part) La mélodie des “Siffleurs” atteint une méditation ludique et entêtante sur la nécessité des promesses poétiques, cachées on ne sait où dans ce monde qui nous prend à la gorge. (Cahiers du Cinéma) Première incursion du cinéaste dans l’univers du film policier, “Les Siffleurs” opte pour une approche clinique des motifs inhérents au genre (trafics, plans et moyens d’action, exécutions des traîtres, etc.), privilégiant, dans le traitement des enjeux, une dimension antispectaculaire. (Positif) “Les Siffleurs” se révèle un divertissement de haute volée, inventif et très plaisant, qui devrait permettre au plus caustique des cinéastes roumains de toucher un plus large public sans se renier. (Télérama) 

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ADORATION

Drame, thriller; Réalisateur: Fabrice Du Welz; avec Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde;  Scénaristes: Fabrice Du Welz, Vincent Tavier, Romain Protat; Directeur/Photo: Manuel Dacosse; Musique: Vincent Cahay; Belgique/France 2019, 98 minutes; Sélection officielle Festivals de Locarno et de Sitges, 2019. 

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C’est l’histoire de Paul, un jeune garçon solitaire de 14 ans. Sa mère est femme de ménage dans une clinique psychiatrique. Son père les a quittés il y a déjà très longtemps. Une nouvelle patiente arrive à la clinique. Elle s’appelle Gloria, une adolescente trouble et solaire. Paul va en tomber amoureux fou et s’enfuir avec elle, loin du monde des adultes…

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Selon le réalisateur Fabrice du Welz, Adoration est un conte cruel qui raconte l’histoire d’un gamin un peu simple, un idiot, au sens dostoïevskien. “Il est naïf et vit en harmonie avec les éléments, seul à l’écart du monde. Sa maman travaille dans une clinique privée où l’on soigne des gens mentalement malades. Ce gamin cherche de l’affection même s’il vit avec sa maman, qui est quelqu’un de particulier. Un jour, débarque une adolescente. Visiblement troublée et troublante, dont il va tomber fou amoureux. Il va tomber amoureux d’elle jusqu’à s’oublier lui-même. C’est un amour total, un amour absolu.” (Extrait du dossier de presse) 

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  • “Adoration” commence avec le bruit du vent dans les branches. C’est un film résolument sensuel. L’approche de du Welz est viscérale, et fait écho au caractère absolu de l’amour qui terrasse le jeune Paul, pas forcément préparé à ce déluge de sentiments, mais prêt à l’affronter. La caméra, organique (le film est tourné en pellicule), s’immisce au plus près des corps, magnifie la nature. Une nature captivante et merveilleuse, théâtre magistral du réalisme magique qui infuse le film plan après plan, de l’oiseau blessé à la forêt magique, de l’eau comme lieu de passage aux différents tunnels; le récit se mue en conte de fées moderne, avec en son coeur, l’âpreté des contes de fées traditionnels. (Aurore Engelen/Cineuropa) 

Kris Dewitte

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LINDENBERG! MACH DEIN DING

Biografie, Musikfilm; Regie: Hermine Huntgeburth; Darsteller: Jan Bülow, Detlev Buck, Max von der Groeben, Charly Hübner, Julia Jentsch; Drehbuch: Sebastian Wehlings, Alexander M. Rümelin, Christian Lyra; Kamera: Sebastian Edschmid, Musik: Oliver Biehler, Andreas Kirnberger; Deutschland 2020, 135 Minuten.

72108-lindenberg-mach-dein-dingWährend Udos Vater Gustav betrunken als Dirigent im Wohnzimmer auftritt und die Familie aufmerksam vom Sofa zuschaut, trommelt der 6-jährige Udo im Takt auf einem Blecheimer – der Traum einer Karriere als Musiker ist geboren. In den darauffolgenden Jahren übt er ununterbrochen auf dem Schlagzeug. Seinem Vater wäre es jedoch lieber, wenn er seinesgleichen folgt und einen Beruf als Klempner in Betracht ziehen würde. Udo will seinen Traum jedoch unbedingt verwirklichen und verlässt mit 15 Jahren seine Heimat…

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Ausgehend von seinen Jugendjahren in Gronau mit einem Vater, der die Kinder nachts weckte, um vor ihnen Opernarien zu dirigieren, schildert der Film Lindenbergs Anfangsjahre im Musikgeschäft mit seinem Bühnenauftritt 1973, der sein Leben verändern sollte, und folgt Höhen und Tiefen seiner weiteren Karriere in Ost- und Westdeutschland. Lindenbergs wechselvolle Beziehung mit seinem Bassisten Steffi Stephan steht dabei im Fokus der Geschichte.

Still "Lindenberg!"

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THE GRUDGE

Film d’épouvante; Réalisateur: Nicolas Pesce; avec Andrea Riseborough, Demián Bichir, John Cho, Betty Gilpin, Jacki Weaver; Scénaristes: Jeff Buhler, Nicolas Pesce, basé sur le film “Ju On: The Grudge” de Takashi Shimizu; Directeur/Photo: Zack Galler; Musique: Newton Brothers; USA 2020, 94 minutes.

the-grudge-2020-how-scary-violent-is-the-new-movieDans une petite ville de Pennsylvanie, la découverte d’un corps en putréfaction dans un véhicule mène la détective Muldoon à faire une macabre trouvaille dans une maison associée à la victime. Troublée, elle constate que l’endroit a déjà été la scène d’un crime familial atroce. À mesure qu’elle recompose l’histoire de la tragédie, Muldoon est frappée de visions effrayantes qui semblent être reliées à une présence maléfique dans la demeure…

Oui, un remake fatigué d’un remake déjà fatigué d’un film japonais de 2004. C’est tout ce qu’il y a dire. On ne pourrait être plus éloigné de ce que nous appelons “cinéma”.Allez plutôt revoir “1917”, (jpt)

LIN SHAYE

  • Now, just in time for the dumping ground of early January, we have a reboot of the remake. How bad is it? In the listless, threadbare, scare-free new version of “The Grudge,” there’s a house, at 44 Reyburn Drive, that’s been cursed with an ancient spirit of rage, so that it consumes the fate of anyone who sets foot in it. Here’s what happens to those people. They approach bathtubs full of dirty brackish water, and out pop moldering hands to clasp them. They feel strange fingers in their hair. They’re confronted by kabuki death stares from the beyond that look like they were updated with DNA from the “Conjuring” universe — the faces streaked with blood, the mouths stretched open in obscenely wide Francis Bacon nightmare screams, with flies buzzing around. And that, more or less, is the film’s entire bag of tricks. (Owen Gleiberman/Variety) 

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Kinepolis goes Bollywood: PATTAS

Film d’action; Réalisateur, scénariste: R.S. Durai Senthilskumar; avec Dhanush, Sneha, Mehreen Pirzada, Naveen Chandra; Directeur/Photo: Om Prakash; Musique: Vevek-Mervin; Inde 2020, 141/150 minutes selon les sources.

Sakthi is a petty thief in a Chennai slum, who learns the Adimurai, the ancient and oldest form of martial arts hat was practiced by the Cholas, and existed even before Kalaripayattu., to fulfil his father Velappan’s destiny.  Meanwhile, an evil man and his son challenge Sakthi for a kickboxing tournament, and Sakthi agrees to participate in it.  

Pattas: Dhanush and Sneha are all smiles in these new stills

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En avant-première: BAD BOYS FOR LIFE

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Le mur des lamentations du 11 janvier 2020

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