Un blockbuster chinois, un ovni kazhak

Unknown-1 Plus internationale que cette semaine de Carnaval au cinéma, tu meurs. Un thriller américain sur fond de traque d’un boureau nazi 8THE SECRETS WE KEEP) , un ovni cinéphile venu du Kazakhstan (YELLOW CAT), une comédie franco-belge (POISSONSEXE) et une énorme superproduction chinoise au budget de 80 millions de dollars présenté au Scala à Diekirch (THE 800). Puisqu’on continue de nous empêcher de voyager, pourquoi ne pas faire le globetrotter au cinéma? Jean-Pierre THILGES

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THE SECRETS WE KEEP

Drame, thriller; Réalisateur: Yuval Adler; avec Noomi Rapace, Joel Kinnaman, Chris Messina, Amy Seimetz; Scénaristes: Ryan Covington, Yuval Adler; Directeur/Photo: Kolja brandt; Musique: John Paesano; USA 2020, 97 minutes,

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, une femme, Maja, tente de reconstruire son couple avec son mari Dobie. Ils déménagent à New York, où ils font la rencontre d’un homme qui leur semble étrangement familier. Est-ce que ce dernier pourrait être l’un des bourreaux du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau ?

The-Secrets-We-Keep

  • In a thriller that also stars Chris Messina and Amy Seimetz, Noomi Rapace and Joel Kinnaman topline as Europeans whose paths cross fatefully in post-World War II America. A man’s misogynistic crime, a woman’s revenge — it’s territory that Noomi Rapace occupied memorably as the original Girl With the Dragon Tattoo. In a very different mood and setting, The Secrets We Keepfinds her there again, and again the results teeter between the provocative and the implausible. A dramatic thriller tackling serious themes — the aftermath of war, the cost of retribution and the possibility of redemption — the movie can’t always get out of its own way, as reliably effective as Rapace is. (Sheri Linden/The Hollywood Reporter) 

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The-Secrets-We-Keep-Chris-Messina

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Cinéma Kazakh au Kinepolis

YELLOW CAT /SARY MYSYQ

Comédie dramatique; Réalisateur: Adilkkhan Yerzhanov; avec Azamat Nigmanov, Kamila Nugmanova, Sanjar Madi; Scénaristes: Inaa Smailova, Adilkhan Yerzhanov; Directeur/Photo: Yerkinbek Ptyralyev; Musique: Ivan Sintsov, Alim Zairov; Kazakhstan 2020, 90 minutes; Sélection officielle Festival de Venise 2020. 

L’histoire se déroule “au milieu de nulle part”, à savoir la Steppe kazakhe sauvage. Nous suivons les mésaventures d’un ancien détenu du nom de Kermek (interprété par Azamat Nigmanov), un homme étrange vêtu d’une chemise hawaïenne jaune et coiffé d’un Fedora. Kermek veut trouver du travail, mais l’officier de police local, Bozoy, décide de le recruter pour commettre des crimes avec sa bande de petits escrocs. Mais Kermek est un être maladroit, un peu niais, fan du film Le Samouraï (1967) de Jean-Pierre Melville (peut-être le seul film qu’il ait jamais vu, et même pas dans son intégralité). Son grand rêve, un rêve un peu inhabituel, est d’ouvrir une salle de cinéma quelque part dans ce “coin perdu”, sur un terrain appartenant à son oncle… (Synopsis: cineuropa.org)

  • Depuis peu, une nouvelle association au Luxembourg s’efforce à faire présenter le cinéma kazakh sur nos écrans. YELLOW CAT est le pemier résultat de cette entreprise que nous saluons expressément, d’autant plus que le film a été présenté à Venise en 2020 et qu’il a eu de bonnes critiques. Et puis, qui pourrait dire non à “Singin’ in the Rain” et “Le samouraï” dans la steppe kazakhe? (jpt)  

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  • An ex-con Alain Delon fan and his girl dream of building a cinema in the Kazakh hills, if only the gangsters on their trail will let them. Under a lowering sky, in front of a makeshift movie screen hastily erected on a Kazakh hillside, a loose-limbed, unkempt young man performs a shambolically graceful version of Gene Kelly’s “Singin’ in the Rain” for an audience of one rapt viewer. This scene is Adhilkan Yerzhanov’s “Yellow Cat” in miniature: a film that apes its influences with such infectious, idiosyncratic enthusiasm that it ends up entirely its own, lovely little thing. The fabulously distinctive Kazakh filmmaker’s most accessible and purely enjoyable film to date is steeped in offbeat cinephilia, ultimately operating as a cock-eyed tribute to Terrence Malick’s “Badlands,” an outlaw-lovers-on-the-run tale that meshes sly genre acumen with sharp social satire to deliver a droll and delightful riff on an age-old story: lovable misfits pursuing untenable dreams in a world hardwired against dreamers. (Jessica Kiang/Variety) 

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POISSONSEXE

Comédie; Réalisateur: Olivier Babinet; avec Gustave Kervern, India Hair, Ellen Dorit Petersen, Sofian Khammes; Scénaristes: Olivier Babinet, David Elkaïm; Directeur/Photo: Timo Salminen; Muaique: Jean-Benoît Dunckel; France/Belgique 2020, 88 minutes.

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Alors que Miranda, la dernière baleine au monde, fait la une des journaux, Daniel, physicien obstiné, tente de redonner aux poissons l’envie de copuler. Célibataire désabusé, il est lui-même hanté par le désir d’être père et compte bien traiter ce problème scientifiquement. Le hic c’est qu’à Bellerose il y a seulement 3 femmes en âge de procréer, soit une chance sur 6232,33 de rencontrer la mère de ses futurs enfants. Pourtant un jour, en sauvant de la noyade un étrange poisson à pattes, Daniel va réapprendre à tomber amoureux.

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  • Les acteurs, mêlant un physique atypique à leur capacité d’élan romanesque, sont essentiels à la réussite du film ; ils se délectent d’un dialogue parcimonieux, auquel ils prêtent des intonations quasi musicales dans leur clarté laconique, aidés en cela par leurs complices de jeu. (Positif) Film-valise (à l’image de son titre), “Poissonsexe” hésite entre la comédie romantique, la sotie écolo et le film de déprime péri-urbain. Si cette indécision séduit, elle confère aussi au film une légère forme d’inconséquence – “Poissonsexe” tire à vue, mais à blanc. (Les Fiches du Cinéma) Cette histoire d’un biologiste solitaire qui cherche à réveiller la libido des poissons en voie de disparition, tout en étant hanté par le désir d’être père, ne tient pas toutes ses promesses. La faute à un rythme trop indolent et à un équilibre instable entre humour (parfois scabreux) et émotion. Restent de jolies scènes oniriques et le plaisir de retrouver India Hair. (Télérama) 

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Cinéma chinois au Scala

BA BAI – THE 800

Drame de guerre; Réalisateur: Hu Guan; avec Zhi-zhong Huang, Zhang Junyi, Hao Ou; Scénaristes: Hu Guan, Rui Ge, Kun Hu, Huang Dongbin; Directeur/Photo: Yu Cao; Musique: Rupert Gregson-Williams, Andrew Kawcynski; Chine Populaire 2020, 149 minutes.

En 1937, 800 soldats chinois résistent à l’armée japonaise depuis le hangar dans lequel ils sont encerclés, en plein cœur du champ de bataille de Shanghai…

  • Le premier film chinois entièrement tourné en IMAX a été réduit de 13 minutes, suite à sa première mondiale au Shanghai Film Festival en 2019, où il y a eu controverse, mais je ne sais pas exactement pourquoi. Toujours est-il que le film arrive chez nous (au Scala à Diekirch) et qu’il vaut certainement la peine d’être vu, compte tenu du très grand spectacle qu’il propose. Des critiques chinois ont comparé THE 800 à DUNKIRK. (jpt) 

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En Chine Populaire, The Eight Hundred de Hu Guan est devenu le plus gros succès de 2020, devant Bad Boys For Life et Sonic.  Le film de Guan Hu au budget d’environ 80 millions de dollars est devenu un véritable phénomène en Chine, et a attiré en continu les spectateurs depuis sa sortie le 21 août derrnier. Le succès était faramineux, si bien qu’il est désormais le plus gros succès de 2020 au box-office, avec plus de 425 millions de dollars, uniquement sur le marché chinois.  (Ecran Large)

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  • Four days feels like an eternity in “The Eight Hundred,” mainland Chinese writer-director Guan Hu’s monumental, if sometimes unwieldy epic interpretation of the courageous defense of a warehouse by the Chinese Nationalist Army in October 1937. For those with little knowledge of the Sino-Japanese War, the bombardment of facts, action and characters in the 147-minute film can be too much to take in at one go. But the spirit of the mission, like that of “The Alamo,” should be easy for any audience to root for.  Since its mainland China release on Aug. 21, the $80 million mega-production by major studio Huayi Brothers has conquered $165 million at the box office, making it a pandemic-era global theatrical top-grosser. It will go down as a breakthrough not only as Asia’s first film shot entirely with Imax cameras, but also for its audacity to handle a historical chapter sensitive to both sides of the Straits in a relatively neutral and entertaining light. Touted to open the Shanghai Film Festival in June 2019, the film was pulled for “technical reasons” and resurfaced 14 months later with a running time 13 minutes shorter. (Maggie Lee/Variety) 

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LE MUR DES ÉTOILES

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