Il y en a certainement quelques uns parmi vous qui attendent THE HUNGER GAMES: BALLAD OF SONGBIRDS AND SNAKES, mais pas nous. Nous, ce seraient plutôt les 3 heures et 17 minutes de ABOUT DRY GRASSES de Nuri Bilge Ceylan qui nous feront galoper pour un réalisateur qui est un maître de l’austérité. En tant que fans de l’increvable Maggie Smith, c’est peut-être du côté de THE MIRACLE CLUB que notre pélerinage hebdomadaire nous emmènera. Ou encore au film belgo-congolais AUGURE, qui sait ? Côté cinéma français, ce sera plutôt VINCENT DOIT MOURIR que COMME PAR MAGIE. Er chez les amis de Cinextdoor, THE SHAWSHANK REDEMPTION de Frank Darabont fête son retour dans le cadre du centième annniversaire de la Warner Bros. Si parmi tout cela il n’y a rien pour vous, il faudra attendre la semaine prochaine pour que le NAPOLEON de Ridley Scott fasse son entrée sur nos écrans…et sans doute en IMAX.
Jean-Pierre THILGES
SEMAINE DU 15 AU 21 NOVEMBRE 2023

ABOUT DRY GRASSES
Titre original turc: Kuru Otlar Üstüne; Drame; Réalisateur: Nuri Bilge Ceylan; avec Deniz Celiloglu,Merve Dizdar, Musab Ekici; Scé naristes: Nuri Bilge Ceylan, Ebru Ceylan, Akin Aksu; Directeur/Photo: Cevahir Sahin; Musique: Giuseppe Verdi; Turquie 2023, 197 minutes; Meilleure actrice, Cannes 2023.

Samet est un jeune enseignant dans un village reculé d’Anatolie. Alors qu’il attend depuis plusieurs années sa mutation à Istanbul, une série d’événements lui fait perdre tout espoir. Jusqu’au jour où il rencontre Nuray, jeune professeure comme lui…

- Neuvième long métrage de Nuri Bilge Ceylan, “Les Herbes sèches” achève en apothéose un cycle de trois films consacrés à trois âges de la vie d’intellectuels condamnés à attendre un sursaut du destin dans des régions reculées de Turquie. (Positif) Une fresque sensible et littéraire, tchékhovienne en diable, sur le temps qui passe et les sentiments qui renaissent. (Télérama) Plongée dans une région de la Turquie où règne pauvreté morale et matérielle, méditation sur le bien, le mal et ces aléas de la vie qui abîment nos âmes incertaines, « les Herbes sèches » confirme que Nuri Bilge Ceylan reste bien le portraitiste hors pair de la condition humaine. (L’Obs)


THE MIRACLE CLUB
Drame; Réalisateur: Thaddeus O’Sullivan; avec Maggie Smith, Laura Linney, Kathy Bates, Stephen Rea; Scénaristes: Jimmy Smallhorne, Timothy Prager, Joshua D. Maurer; Directeur/Photo: John Controy; Musique; Edmund Butt; Irlande 2023, 90 minutes.

Dublin, 1967. Trois femmes participent à un concours de talent paroissial afin de gagner un séjour à Lourdes, en France, pour explorer les sites de pèlerinage catholiques. Dolly désire un miracle pour son jeune fils non verbal. Eileen, inquiète pour sa santé, souhaite bénéficier d’une guérison divine. Lily, qui a perdu prématurément son enfant, a toujours voulu visiter ce lieu de recueillement avant de mourir. Le retour inattendu de Chrissie, que personne n’a revue depuis 40 ans, risque toutefois de brouiller leurs plans… 
- “The Miracle Club” may not be a faith-based movie in the traditional sense (that is, a film made with an explicitly evangelical Christian agenda), but this Ireland-set art-house offering is a movie about faith all the same — specifically, about the conviction that drives four women to make the pilgrimage from Ireland all the way to Lourdes, France, where the waters are believed to have holy healing powers. If “The Miracle Club” were an overtly religious film, audiences would know from the outset what to expect from the trip (namely, a miracle), whereas director Thaddeus O’Sullivan doesn’t presume to play God, focusing more on mending the relationship between his main characters. And what a cast he’s assembled to explore these women’s spiritual growth. The movie’s nothing special, but it’s worth checking out for the ensemble alone. (Peter Debruge/Variety)


AUGURE
Drame; Réalisateur, scénariste: Baloji; avec Marc Zinga, Lucie Debay, Eliane Umuhire; Directeur/Photo: Joachim Philippe; Belgique/Congo, ea. 2023, 90 minutes; Un certain regard, Cannes 2023.

Après 15 ans d’absence, Koffi retourne au Congo pour présenter sa femme, enceinte, à sa famille. Considéré comme un sorcier par les siens, il rencontre trois autres personnages qui, comme lui, veulent s’affranchir du poids des croyances et de leur assignation. Seule l’entraide et la réconciliation leur permettront de se détacher de la malédiction qui les touche….

- Les personnages semblent hantés par des deuils impossibles, des doubles virtuels, ce qu’on attend d’eux et qu’ils ne seront jamais, le cinéaste aussi peut-être, parvenant à transmettre ces obsessions, laissant l’espace à chacun d’y projeter ses propres doutes. La troublante beauté visuelle de l’univers déployé par le cinéaste, servie par une direction artistique aussi singulière que spectaculaire entre en dialogue avec la trajectoire des quatre héros. (Aurore Engelen/Cineuropa)

VINCENT DOIT MOURIR
Thriller; Réalisateur: Stephen Castang; avec Karim Leklou, Vimala pons, François Chattot; Scénariste: Mathieu Naert: Directeur/Photo: Manu Davosse; Musique: John Kaced; France 2023, 108 minutes; Semaine de la Criique Cannes 2023.

Du jour au lendemain, Vincent est agressé à plusieurs reprises et sans raison par des gens qui tentent de le tuer. Son existence d’homme sans histoires en est bouleversée et, quand le phénomène s’amplifie, il n’a d’autre choix que de fuir et de changer son mode de vie…

- Traçant son chemin à très vive allure et rythmé par des bagarres d’autant plus dantesques qu’elles impliquent des individus sans aucune prédisposition pour le “fight” et qu’elles peuvent survenir dans les endroits les plus incongrus (notamment une fosse septique), Vincent doit mourir injecte un humour noir salutaire (flirtant avec le burlesque) dans un portrait sociétal pré-apocalyptique très acéré (un scénario très riche dans ses sous-couches signé Mathieu Naert). Porté par le formidable talent de son interprète principal et bien emballé par la photographie de Manu Dacosse et la musique de John Kaced, le film happe le spectateur dans ses multiples péripéties, distillant dans son sillage très rugueux de quoi faire réfléchir qui le souhaite sur l’état du monde contemporain. Un prototype très prometteur de cette enthousiasmante nouvelle génération de cinéastes français invoquant Carpenter et Romero parmi leurs sources d’inspiration. (Fabien Lemercier/Cineuropa)

THE HUNGER GAMES:
THE BALLAD OF SONGBIRDS AND SNAKES IMAX ea.
Drame futuriste/prequel; Réalisateur: Francis Lawrence; avec Rachel Zegler, Tom Blyth, Viola Davis; Scénaristes: Michael Leslie, Michael Arndt, d’après le roman de Suzanne Collins; Directeur/Photo:Jo Willems; Musique: James Newton Howard; USA 2023, 157 minutes.

Coriolanus Snow, 18 ans, demeure avec sa sœur et sa grand-mère à Panem, plusieurs années après la mort de son père pendant la guerre. À l’approche des 10e Hunger Games, il est sélectionné pour devenir le mentor de Lucy Gray Baird, la représentante du District 12, un district connu pour sa pauvreté. Lorsque la candidate récolte beaucoup d’attention en chantant pendant la cérémonie d’ouverture, Coriolanus croit pouvoir gagner les jeux et sauver sa famille.

- “The Hunger Games: The Ballad of Songbirds and Snakes” feels like a natural extension of the saga, balancing blood sport, endangered young love and a heightened level of political commentary that respects the intelligence of young audiences as only Collins can. Her message is less about resisting fascism than recognizing how systems use entertainment to distract and manipulate the masses. But even within that critique, Collins leaves room for a soulful folk singer — the title’s metaphorical songbird — to serve as the voice of resistance. (Peter Debruge/Variety)

COMME PAR MAGIE
Comédie; Réalisateur: Christophe Barratier: avec Kev Adams, Gérard Jignot, Claure Chust; Scénaristes: Christophe Barratier, Serge Lamadie, Frabrice bracq, Cyril Gelblat; Directeur/Photo: Jérôme Alméras; France 2023, 93 minutes.

Victor, jeune magicien en pleine ascension, élève seul sa fille Lison. C’est sans compter Jacques, son fantasque beau-père, qui se mêle contre son avis de l’éducation de la petite. Un tandem improbable qui aura pour arbitre Nina, l’amie d’enfance de Victor, au caractère bien trempé…



Salles Cinextdoor
THE SHAWSHANK REDEMPTION ****
Réalisé par Frank Darabont, d’après le roman de Stephen King; avec Tim Robbins et Morgan freeman; USA 1994, 142 minutes.
Shawshank, prison de l’État du Maine, 1947. Andy Dufresne (Tim Robbins), un banquier reconnu coupable du meurtre de son épouse et de l’amant de cette dernière, est condamné à perpétuité. Il ne tarde pas à se lier d’amitié avec son compagnon de cellule, Red (Morgan Freeman), réputé pour faire entrer clandestinement des articles, des produits convoités… moyennant commission. Andy, qui nie avoir commis le crime dont il est accusé, est souvent tabassé par un gang qui souhaite son asservissement sexuel. Les gardiens ne pèchent pas par excès de douceur non plus : ils rouent de coups les geignards, les rebelles, les fanfarons. Le milieu carcéral s’avère, somme toute, loin du conte de fées….

Film ajouté à la 13e heure, après publication
LE MUR DES ÉTOILES




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