Oui, les dragons nouveaux sont arrivés et – surprise – ils s’en sortent avec les honneurs, du moins pour les enfants ou ceux qui le sont restés, ce qui est définitivement notre cas. HOW TO TRAIN YOUR DRAGON de Dean DeBlois est donc notre chouchou de la semaine, n’en déplaise aux grincheux de service. Et ils faut vraiment voir ces créatures magiques sur grand écran. Le reste de la programmation garde les pieds sur terre, avec THE LIFE OF CHUCK basé sur une histoire de Stephen King, le drame policier indien SANTOSH, salué par les critiques à Cannes en 2024, ou encore la comédie française VACANCES FORCEES. À vous de choisir votre dragon favori.. .
Jean-Pierre THILGES
SEMAINE DU 11 AU 17 JUIN

Également en IMAX
HOW TO TRAIN YOUR DRAGON 3.5/5*
Aventures fantastiques; Ecrit et réalisé par Dean DeBlois (basé sur son film d’animation de 2010); avec Mason Thames, Nico Parker, Gerard Butler, Nick Frost; USA 2024, 125 minutes.

Les Vikings de l’île de Berk sont habitués à côtoyer plusieurs espèces de dragons qu’ils ont décidé d’éliminer. Hiccup, le fils du chef du village, espère lui aussi devenir un chasseur de dragons courageux. Un jour, il découvre au cœur de la forêt une sorte de dragon encore méconnue des humains : le Night Fury. Incapable de tuer la bête blessée, Hiccup décide de l’apprivoiser et de le guérir en lui fournissant une prothèse…

- Nous sommes loin d’être adeptes de la maladie infectueuse de Hollywood à vouloir refaire en “live action” tous ses classiques du cinéma d’animation. Disney a tracé la voie avec une flopée de ces trucs parfois réussis, mais beaucoup trop souvent ratés ou carrément imbuvables. Avec “How to train your Dragon” en “live”, Dreamworks emprunte le même chemin en mêlant acteurs et paysages réels à des images de synthèse. Comme nous aimons les dragons, tout comme nous aimons les dinosaures, nous nous sommes aventurés dans une version 3D du nouveau film et, à notre agréable surprise, nous avons pris notre pied. Non pas que l’histoire soit devenue plus originale depuis le premier film de 2010, écrit et réalisé par le même Dean DeBlois (qui avait également réalisé le premier “Lilo & Stitch” pour Disney), mais une fois que les hordes de dragons – les uns plus impressionnants que les autres – envahissent l’écran géant, on oublie son sens critique et on se surprend à prendre l’air avec ces créatures magiques créées de toute pièces par des ordinateurs puissants. C’est à ce moment, que le grand enfant cinéphile que je suis resté depuis avril 1958 et “les jambes de Dolorès” , prend le dessus. Et voir un Gerard Butler aux limites du grotesque en Papa Viking a même augmenté mon plaisir coupable. Mais ce ne sera pas du goût de tout le monde, donc “si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la ville, allez vous faire…”. Vous connaissez le reste ! Avec toutes mes excuses” (jpt)

Photos © 2025 Universal/Dreamworks Animation

THE LIFE OF CHUCK
Comédie dramatique; Ecrit et réalisé par Mike Flanagan, d’après une nouvelle de Stephen King; avec Tom Hiddleston, Mark Hamill, Chiwetel Ejiofor; USA 2024, 111 minutes; Prix du Public, Torotn oIntl.Film Festival 2024.

Marty Anderson, professeur de lycée, rentre chez lui et se trouve pris dans des embouteillages. Ils ne cessent d’augmenter en taille ces derniers temps, plusieurs routes devenant impraticables du fait de la vétusté de certains ouvrages d’art. Un panneau publicitaire l’intrigue, vantant les trente-neuf ans de vie formidable de Charles « Chuck » Krantz. Une fois chez lui, au cours d’une conversation téléphonique avec son ex-épouse Felicia Gordon, il se rend compte qu’elle aussi a vu la même publicité que lui… (Résumé: Wikipedia)

- It comes as no surprise that reigning scare-meister Mike Flanagan has a soft spot for Stephen King, having successfully adapted Gerald’s Game and Doctor Sleep for the big screen. But his latest stab at King, the genre-warping The Life of Chuck, makes for an oddball if less ideal fit. A hopeful take on the end of days, unfolding in reverse chronological order, the quirky novella appeared in King’s 2020 collection If It Bleeds. Flanagan, who had been sent an advance copy at the onset of the COVID lockdown, was deeply moved by the underlying message of learning to hold onto precious moments in the face of adversity. But although the resulting feature (..) delivers the uplifting goods, it does so at the cost of an initially darkly intriguing premise that grows more diluted and precarious as it moves along — or, backward in this case. (The Hollywood Reporter)


SANTOSH
Thriller; Ecrit et réalisé par Sandhya Suri; avec Shahana Goswami, Sanjay Bishnoi, Sunita Rajwar; Inde 2024, 128 minutes:; Cannes 2024, Un certain Regard.

Une région rurale du nord de l’Inde. Après la mort de son mari, Santosh, une jeune femme, hérite de son poste et devient policière comme la loi le permet. Lorsqu’elle est appelée sur le lieu du meurtre d’une jeune fille de caste inférieure, Santosh se retrouve plongée dans une enquête tortueuse aux côtés de la charismatique inspectrice Sharma, qui la prend sous son aile…

- La cinéaste est dans le vrai avec cette propension à refuser les œillères, en filmant les compromissions et la rigidité d’une société de castes. Elle est dans le vrai en refusant une musique additionnelle qui viendrait souligner les émotions. (L’Humanité) Classique et élégant, malgré quelques longueurs, « Santosh » est d’une force remarquable. (LObs) Un film passionnant car son style, d’abord incertain, se précise et s’affirme en même temps que se révèle la vérité, et sur le même rythme. (Les Fiches du Cinéma) Mêlant adroitement thriller pur et drame social, Sandhya Suri réussit à exposer toute une batterie de sujets brûlants – système des castes, persécution des musulmans – de manière à la fois très frontale et totalement lisible pour le spectateur non averti. (Libération)

VACANCES FORCEES
Comédie; Ecrit et réalisé par François Prévôt-Leygonie, Stephan Archinard; avec Clovis Cornillac, Laurent Stocker, Bertrand Usclat; France 2025, 100 minutes.

Suite à une erreur de réservation, deux familles que tout oppose, ainsi qu’un éditeur un peu snob et l’influenceuse qu’il souhaite publier, sont contraints de partager une sublime maison de vacances. Le choc des cultures est immédiat, entre habitudes incompatibles et personnalités bien affirmées…
- “Vacances forcées” est le remake du film italien “Odio l’estate” (litt: Je déteste l’été) de Massimo Venier, sorti en 2020.
LE MUR DES ETOILES
Nouvelle formule



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