Incredibles are coming…

Le film que l’on vous présente en diverses avant-premières dès cette semaine va faire énormément d’argent de par le monde, mais INCREDIBLES 2 , la nouvelle production des studios Pixar, n’est guère plus qu’une copie techniquement brillante du premier film de Brad Bird, qui compte parmi les films d’animation les plus novateurs de tous les temps. Dommage que le studio d’Emeryville se tourne trop souvent vers les suites, plutôt que de continuer à innover avec des bijoux comme UP!, INSIDE-OUT ou, plus récemment, le fabuleux COCO. Mais bon, il est certain que là nous râlons quand-même à un très haut niveau! À ne pas rater non plus, un petit film anglais, BEAST de Michael Pearce, qui est (encore) un rescapé du mythique TORONTO INTL. FILM FESTIVAL de 2017. Pour le reste, vous ferez vos emplettes dans un programme varié, où le meilleur (LOVE, SIMON) fréquente le pire (LE DOUDOU) et où l’action violente (A PRAYER BEFORE DAWN) frôle la vulgarité à l’américaine (BLOCKERS). En d’autres termes, business as usual. Mais ça vaut toujours mieux que le foot, non? Jean-Pierre THILGES

fpp3k01riyq01En avant-première (v.o., v.f.)


Titre français: Les Indestructibles 2; Animation numérique; Réalisateur, scénariste: Brad Bird; avec les voix (v.o.) de Craig T. Nelson, Holly Hunter, Samuel L. Jackson, Catherine Keener; Musique: Michael Giacchino; USA 2018, 118 minutes.

Le gouvernement a aboli le programme auquel participaient les membres de la famille Parr, alias The Incredibles. Leur travail étant devenu illégal, les superhéros doivent retourner à un quotidien auquel ils n’étaient plus habitués. Mais il se trouve que dans le but de rétablir un lien de confiance avec la famille, le propriétaire d’une entreprise de télécommunications confie une importante mission à Helen (Elastigirl). Pendant ce temps, Robert (M. Indestructible), qui se sent mis sur la touche, veut prouver à Helen qu’il est capable de jouer son rôle de père et de veiller sur leurs trois enfants…


  • INCREDIBLES 2 est un film Pixar, donc d’un point de vue technique, c’est évidemment époustouflant de bout en bout, personne n’étant mieux placé que le studio d’Emeryville pour nous en mettre plein les mirettes. On ne s’ennuie donc pas une seconde, même si on frôle dangereusement les deux heures. Ce qui m’ennuie un peu, c’est que Pixar, plutôt que de continuer dans la direction du génial COCO, c’est à dire dans l’originalité, ils reviennent de plus en plus vers les succès du passé, en nous donnant suite après suite (Cars, Monster University, Nemo) et de tourner en rond, plutôt que de défricher de nouveaux terrains. Bien évidemment, on connaît le goût de Disney pour l’argent et je ne doute pas une seconde que INCREDIBLES 2 va ramasser les dollars à la pelle. Mais si ces super-héros familiaux sont nettement plus originaux et plus drôles que les superhéros “normaux” sous lesquels le cinéma nous fait crouler de plus en plus souvent, ce sont des super-héros quand-même et – comme leurs frères et soeurs en chair et en os – ils n’ont autre chose à faire que de de se battre contre des méchants et de sauver le monde. C’est un peu peu, comme disait l’autre, ce seront donc 4 étoiles pour la technique mais juste 3 étoiles pour l’originalité.  (Jean-Pierre Thilges)                                                                    
  • Note: La version originale sous-titrée et la version française seront présentées en avant-premières, la version allemande n’arrivant que – vous allez rire et vos gosses vont pleurer – dans les environs du 27 septembre! 


  • “The Incredibles,” which came out 14 years ago, was an extraordinary movie — an instant Pixar classic, bedazzling and humane, a virtuoso act of computer-animated showmanship that spoke about things like work, family, ego, and the passion of ambition in ways that few Hollywood movies have before or since. Written and directed by Brad Bird, it was a superhero comedy of daffy corkscrew wit; the most poetically extravagant action caper since the James Bond ’60s; a portrait of middle-class American domestic life that took in its joys and its perils; and the most exquisitely designed animated feature since “Yellow Submarine.” That’s a lot to live up to, and I wish I could say that “Incredibles 2,” which Bird also wrote and directed, is the great sequel “The Incredibles” deserves. It is not. It’s got a touch of the first film’s let’s-try-it-on spirit, and it’s a perfectly snappy and chucklesome and heartfelt entertainment, with little retro felicities you latch onto, yet something is missing: the thrill of discovery — the crucial sensation that the movie is taking us someplace we haven’t been. “Incredibles 2” offers a puckishly high-spirited but slightly strenuous replay of the original film’s tale of a superhero family working to prove its relevance. Once again, the family’s members are on the cusp between humdrum domesticity and saving-the-world bravura. Yet what was organic, and even obsessive, in the first outing comes off as pat and elaborate formula here. The new movie, energized as it is, too often feels like warmed-over sloppy seconds, with a what-do-we-do-now? riff that turns into an overly on-the-nose plot. (Owen Gleiberman/Variety) 


A-Prayer-Before-Dawn-movie-posterA PRAYER BEFORE DAWN

Titre français: Une prière avant l’aube; Film d’action, thriller; Réalisateur: Jean-Stéphane Sauvaire; avec Joe Cole, Vithaya Pansringarm, Panya Yimmumphai; Scénaristes: Jonathan hirshbein, Nick Saltrese; Directeur/Photo: David Ungaro; Musique: Nicolas Becker; GB/Cambodge/France 2018, 122 minutes; Festival de Cannes 2018, Séances de Minuit

L’histoire (vraie) de Billy Moore, jeune boxeur anglais incarcéré dans une prison en Thaïlande pour détention de drogue. Dans cet enfer, il est rapidement confronté à la violence des gangs et n’a plus que deux choix : mourir ou survivre. Lorsque l’administration pénitentiaire l’autorise à participer à des tournois de Muay-Thai, Billy donne tout ce qui lui reste…


  • If those opening scenes weren’t punishing enough, the bouts aren’t in the business of providing light relief. Sauvaire doesn’t skimp on the violence or glamourise its delivery: electing to frame the fights in painful long takes, with much mauling and gasping and spitting of blood. Emerging victorious at the end of one tussle, Billy steps ringside to let a prison surgeon run a needle and thread across his tattered left ear. “A Prayer Before Dawn” is playing as one of Cannes midnight screenings, the graveyard slot where the organisers like to send rough-hewn interlopers, deemed unfit for polite company. Chances are the film is going to fit in very nicely. No one would accuse it of breaking new ground, or finding fascinating new paths across its well-worn prison yard. But Sauvaire’s drama is lean and trim and unwavering in its task. You know its moves; you can see it coming. But when the punches are thrown, they rock you back on your heels. (Xan Brooks/The Guardian)
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Titre français: Jersey Affair; Thriller; Réalisateur, scénariste: Michael Pearce; avec Jessie Buckley, Johnny Flynn, Geraldine James; Directeur/Photo: Benjamin Kracun; Musique: Jim Williams, Gunnar Oskarsson; GB 2017, 107 minutes; Toronto Intl. Film Festival 2017.

Sur l’île de Jersey, une jeune femme tombe amoureuse d’un homme mystérieux. Cette rencontre la pousse à fuir sa famille tyrannique. Alors que l’homme est soupçonné de plusieurs meurtres, elle le défend aveuglément…

  • After the whimsy of  “The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society” and the real-life dramas of 2017’s “Another Mother’s Son”, the Channel Islands become home to something altogether more eerie in this Jersey-set debut feature from writer-director Michael Pearce. Charting a turbulent relationship between a cloistered young woman and the vagabond man who turns her world upside down, Pearce’s increasingly intense psychological thriller deftly overturns expectations as it dances between timeless fable, modern romance and murder mystery. Superb central performances from rising stars Jessie Buckley and Johnny Flynn provide the visceral spark that fires the story – a game of psychological cat and mouse in which desire and danger, innocence and guilt, are intriguingly intertwined. (Mark Kermode/The Guardian)


  • The old sleeping-with-the-enemy premise gets a nervy psychosexual update in Michael Pearce’s auspicious art-horror debut. Isolated misfit Moll Huntford has been obsessed with killer whales since childhood, she informs us in forthright voiceover: “They always seem to be smiling.” The same might be said, of course, of a number of bloodthirsty mammals, a truth that keeps British writer-director Michael Pearce’s prickly, twistily effective first feature “Beast” on a ridge of queasy tension throughout. The title may be in the singular form, but it turns out there are multiple human monsters lurking on Moll’s native island of Jersey, though presumably only one of them is on an escalating killing spree targeting young women just like her — and annoyingly enough, he might just be the rogueishly cute guy she’s really into. Upgrading a sleeping-with-the-enemy premise familiar from countless B-thrillers with a faintly mythic aura and cool psychosexual shading, “Beast” also sustains a fresh, frank feminine perspective through Jessie Buckley’s remarkable lead performance. (Guy Lodge/Variety) 


Love-Simon-Launch-QuadLOVE, SIMON

Comédie romantique et dramatique; Réalisateur: Greg Berlanti; avec Nick Robinson, Katherine Langford, Jennifer Garner, Josh Duhamel; Scénaristes: Elizabeth Berger, Isaac Aptaker, d’après le roman de Becky Albertalli; Directeur/Photo: John Guleserian; Musique: Rob Simonsen; USA 2018, 110 minutes.

On mérite tous une première grande histoire d’amour. Pourtant pour Simon, c’est compliqué. Il a une vie normale, dans une famille qu’il adore et entouré d’amis extraordinaires, mais il garde pour lui un grand secret: personne ne sait qu’il est gay et il ne connait pas l’identité de son premier coup de cœur, avec qui il communique en ligne. Alors que son secret est menacé d’être révélé, la vie de Simon bascule dans une aventure aussi drôle que bouleversante… Ses amis prendront alors une place essentielle pour l’aider à changer sa vie et découvrir le premier amour…

Si le nom de Greg Berlanti vous semble familier, sachez qu’il a réalisé plusieurs épisodes de la série “Supergirl” et “Flash” dont il est le “show-runner”, il a également travaillé sur la série “Brothers and Sisters”. Gay lui-même, Berlanti tente de traiter l’homosexualité avec réalisme dans ses séries et ses films.


  • If any LGBT-themed pic has a shot at conquering red-state hearts — a long shot — it may be this one; aside from a relatively chaste same-sex kiss and a reference to “butt sex,” it’s a very wholesome PG-13. And while there inevitably will be grumbles from those who would have preferred a grittier portrayal of the gay adolescent experience, “Love, Simon’s” vanilla-ness is also what makes it culturally significant, and even slightly subversive. The film looks and sounds like so many other mainstream, John Hughes-nostalgic high-school-coms you’ve seen on both big and small screens, just with one difference: The hero is gay. It’s as if Berlanti is daring audiences to find anything objectionable in what amounts to a thoroughly family-friendly queer film. “Love, Simon” should also attract LGBT teens starved for onscreen representation, while older gay viewers will likely wish there had been a coming-out movie this buoyant back in their day. (Jon Frosch/Hollywood Reporter) 


Titre français; Contrôle parental; Comédie; Réalisatrice: Kay Cannon; avec Leslie Mann, John Cena, Ike Barinholtz, Kathryn Newton; Scénaristes: Jim Kehoe, Jon Herwitz, Hayden Schlossberg, Eben Russell; USA 2018, 102 minutes.

Mitchell, Lisa et Hunter s’allient dans le but de faire échouer le pacte que leurs filles respectives ont conclu pour leur bal de finissants (prom). En effet, toutes les trois se sont données pour objectif de perdre leur virginité au cours de l’évènement. Consternés, les parents foncent tête baissée dans une entreprise qui les entraînera dans de nombreuses mésaventures…

  • La Régie du Cinéma au Québec estime que “multipliant les quiproquos et les situations embarrassantes pour les protagonistes, le scénario est prétexte à de nombreuses allusions sexuelles qui prennent la forme de gags visuels vulgaires ou qui teintent les dialogues de propos crus.”


  • Mais Owen Gleiberman, le critique de Variety a aimé le film: A prom-night comedy about three girls out to lose their virginity — and the parents who are desperate to stop them — proves, more than ever, that feminine raunch has become the hilarious new normal. (…) If the parents in “Blockers” are the film’s prime comic spark plugs, the actresses playing the three young heroines have a witty style all their own; they shine with knowing glee. So do the actors playing their prom dates, from Jimmy Bellinger as the pork-pie-hatted dork Chad to Miles Robbins as Connor, the hottie in a man-bun whose smiley passivity marks him as a righteous dude of his time. Kathryn Newton’s Julie, who has gotten into UCLA, plays out a conflict with her mother over where she’s going to go to college that echoes the one in “Lady Bird” (this one isn’t as artful, but it does raise the stakes). And Gideon Adlon makes Sam’s coming to grips with her sexuality — she only has eyes for the bejeweled Angelica (Ramona Young) — at once slyly funny and moonstruck. “Blockers,” which is sure to be a major hit, isn’t really about these girls losing their virginity. It’s about how they seize control of their destinies, one triumphantly lewd zinger at a time.”

Film Title: BlockersLe-DoudouLE DOUDOU

Comédie; Réalisateurs: Philippe Mechelen, Julien Hervé; avec Kad Merad, Malik Bentalha, Guy Marchand; Scénaristes: Philippe Mechelen, Julien Hervé, Nessim Chikhaoui; Directeur/Photo: Stéphane Le Parc; musikque: Hervé Rakotofiringa; France 2018, 82 minutes; Prix spécial du Jury, Festival du Film de Comédie Alpe d’Huez 2018. 

Michel a perdu le doudou de sa fille à l’aéroport de Roissy. Il dépose un avis de recherche avec une récompense. Sofiane, employé à l’aéroport, y voit l’occasion de se faire un peu d’argent et prétend avoir retrouvé la peluche. Le mensonge révélé, Michel et Sofiane se lancent malgré tout sur les traces du doudou. Une mission plus compliquée que prévu…

Un film écrit et réalisé par les scénaristes des “Tuche”. Si cette information ne vous donne pas d’aigreurs d’estomac, allez-y!


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