Johnny English, volume 3

Après la déferlante A STAR IS BORN, dont on peut être certain qu’il restera longtemps à l’affiche, cette semaine s’annonce plus traditionnelle, avec le retour de Rowan Atkinson en pastiche de James Bond dans JOHNNY ENGLISH STRIKES AGAIN, qui est déjà le volet 3 de la série. Les amateurs de bébêtes sanguinolentes se rueront sans doute sur VENOM, tandis que les gosses s’amouracheront d’un monstre nettement moins stressant dans le film d’animation SMALLFOOT. Un film français, VOYEZ COMME ON DANSE de Michel Blanc, et un documentaire luxembourgeois engagé, GRAND H de Frédérique Buck, viennent compléter le tableau de chasse. Côté avant-premières, marquez celle-ci d’une grosse croix rouge, car FIRST MAN de Damian Chazelle, avec Ryan Gosling, est un des grands films de l’année! Jean-Pierre THILGES

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JOHNNY ENGLISH STRIKES AGAIN

Titre français: Johnny Eenglish contre-attaque; Comédie d’espionnage; Réalisateur: David Kerr; avec Rowan Atkinson, Emma Thompson, Olga Kurylenko, Ben Miller; scénaristes: William Davies, Robert Wade; Directeur/Photo: Florian Hoffmeister; Musique: Howard Goodall; GB 2018, 89 minutes.

Cette nouvelle aventure démarre lorsqu’une cyber-attaque révèle l’identité de tous les agents britanniques sous couverture. Johnny English devient alors le dernier espoir des services secrets. Rappelé de sa retraite, il plonge tête première dans sa mission : découvrir qui est le génie du piratage qui se cache derrière ces attaques. Avec ses méthodes obsolètes, Johnny English doit relever les défis de la technologie moderne pour assurer la réussite de sa mission…

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  • Tout comme les deux premiers films de la série, le troisième volet ne va certainement pas voler très haut, d’autant plus que la formule n’est pas toute nouvelle, puisqu’un certain Maxwell Smart avit déjà eu des aventures similaires il y a longtemps à la télé américaine dans “Get Smart”. Cela dit, il faut bien rigoler de temps à autres et comme Rowan Atkinson (ou Mister Bean, si vous voulez) est le portrait craché de Sean Connery et de Daniel Craig, on ne va pas se priver.  (jpt)                                                        johnny-english-3.png
  • It’s traditional now to look for Brexit significances in any new film with a British slant and that does seem applicable to this revival of the Johnny English action-comedy spoof franchise – which started back in 2003 with “Johnny English” and spluttered back to life in 2011 with “Johnny English Reborn”. Will tongue-in-cheek self-satire on the subject of how obviously rubbish we are be the nation’s new export opportunity? At any rate, the pop-eyed, rubber-faced incompetent Johnny English has had his licence to cock things up renewed for the second time – that name of his signalling more than anything else that he is a broad comic creation designed for non-English-speaking cinemagoing territories. (…) Pretty moderate stuff. And as with the other Johnny English films I couldn’t help thinking: can’t the British film industry give Rowan Atkinson a role that really does justice to his talent? (Peter Bradshaw/The Guardian) 

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Venom

VENOM

Action, science-fiction; Réalisateur: Ruben Fleischer; avec Tom Hardy, Michelle Williams, Riz Ahmed, Woody Harrelson, Reid Scott; scénaristes: Jeff Pinkner, Scott Rosenberg, Kelly Marcel, Will Beall, basé sur des personnages de bédé créés par Todd McFarlane et David Michelinie; Directeur/Photo: Matthew Libatique; Musique: Ludwig Göransson; USA 2018, 112 minutes.

Eddie Brock est un journaliste d’enquête très connu à San Francisco. Après avoir fait déraper une entrevue avec Carlton Drake, le fondateur de la puissante compagnie Life Foundation, il perd son emploi. Quelques mois plus tard, quand une employée de Drake le rejoint afin de lui faire part des dangereuses expériences qui sont menées dans les laboratoires de la Life Foundation, Eddie se rend sur place pour investiguer. Il entrera alors en contact avec un symbiote venu d’une autre planète, appelé Venom. Les deux entités n’en formeront plus qu’une et devront s’entraider afin de survivre et, peut-être, empêcher la race humaine d’être exterminée. (Résumé:cinoche.com)

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The only startling moment in the thoroughly irredeemable Venom that makes you sit up and take notice comes at the 71-minute mark, when the sight of a disheveled, stubbly, sweaty and bloated Tom Hardy jolts you with the realization that here is the perfect actor to one day play Harvey Weinstein. For that insight and that insight alone, this film is valuable. Notwithstanding the guaranteed profits stemming from any film with the Marvel brand attached to it, those involved should reflect upon the truth of the pic’s advertising tagline: “The world has enough Superheroes.” Venom briefly surfaced in the modern cinematic world of superheroes and arch-villains in the 2007 Sony release Spider-Man 3, but director Sam Raimi always resented that producer Avi Arad had forced this bad boy upon him, and Topher Grace’s impersonation was not a success. Eleven years later, the character finally has a film of his own, and more’s the pity. At a time when the Marvel universe is both expanding adventurously (Black Panther) and wrapping up other storylines (Avengers: Infinity War), Venom feels like a throwback, a poor second cousin to the all-stars that have reliably dominated the box-office charts for most of this century. Partly, this is due to the fact that, as an origin story, this one seems rote and unimaginative. On top of that, the writing and filmmaking are blah in every respect; the movie looks like an imitator, a wannabe, not the real deal. (Todd McCarthy/Hollywood Reporter)

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SMALLFOOT

Titre français: Yéti et Compagnie; Animation numérique; Réalisateurs: Karey Kirkpatrick, Jason A. Reisig; avec les voix (v.o.) de Channing Tatum, James Corden, Zendaya, LeBron James, Danny DeVito; scénaristes: Karey Kirkpatrick, Clare Sera, basé sur le livre de Sergio Pablos; Musique: Heitor Pereira; USA 2018, 97 minutes.

Vivant dans un petit village reculé, un jeune et intrépide yéti découvre une créature étrange qui, pensait-il jusque-là, n’existait que dans les contes : un humain ! Si c’est pour lui l’occasion de connaître la célébrité – et de conquérir la fille de ses rêves –, cette nouvelle sème le trouble dans la communauté yéti. Car qui sait les surprises que leur réserve encore le vaste monde ?

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  • The best thing about the otherwise-abominable “Smallfoot” is the concept: A community of creatures feared by humans — in this case, yetis with giant, bendy bodies and silky CG hair — consider people to be just as frightening, with both sides going far out of their way to avoid the species they don’t understand. That’s a solid idea now, and that was a solid idea when the folks at Pixar came up with it 24 years ago. The problem is, “Smallfoot” is not a Pixar movie. It’s the latest offering from Warner Animation Group, which essentially takes the hook for “Monsters Inc.” (hatched way back in 1994) and turns it into a heavy-handed civics lesson. According to the credits, “Smallfoot” is based on a book called “Yeti Tracks” by Sergio Pablos, the brain behind “Despicable Me,” but there is no trace of the book’s existence online. In fact, it’s easier to prove Bigfoot’s existence than it is to find a copy of the apocryphal “Yeti Tracks,” which was more likely a concept pitched and then retooled many times over on its way to the screen — a perfectly normal process in animation that sometimes results in delightful future classics (“Despicable Me” is a great example) but more often goes very, very badly, as in Warner Animation Group’s own “Storks.” Frankly, between “Storks” and “Smallfoot,” one is inclined to question the development process at a studio that turns simple, good-on-paper ideas into inelegant, needlessly complicated cartoons. (Peter Debruge/Variety) 

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VOYEZ COMME ON DANSE

Comédie dramatique; Réalisateur, scénariste: Michel Blanc; avec Karin Viard, Carole Bouquet, Charlotte Rampling, jean-Paul Rouve, Jacques Dutronc; Directeur/Photo: Pierric Gantelmi d’Ille; France 2018, 88 minutes.

Voyez comme ils dansent… Julien sent comme une présence hostile derrière lui en permanence. Alex, son fils apprend qu’Eva, lycéenne de 17 ans a oublié de le prévenir qu’il allait être père. La mère d’Eva, Véro, dans une sale passe depuis sa naissance pense qu’elle va être obligée d’arracher le sac des vieilles pour nourrir le futur enfant. Elizabeth, dont le mari Bertrand s’est volatilisé, voit sa maison dévastée par une perquisition. Lucie exaspérée par les délires paranos de Julien, son mari, est au bord du burn out conjugal. Serena, la maîtresse de Julien sent qu’il lui ment. Julien ne sent pas que Serena lui ment aussi. Loïc, fils ainé de Véro, seul élément stable de la bande ne l’est pas tant que ça. Sans oublier un absent toujours très présent…

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Seize ans séparent Embrassez qui vous voudrez et Voyez comme on danse. Si son producteur, Yves Marmion, le poussait depuis des années à faire une suite, Michel Blanc n’était pas convaincu par la démarche. Joseph Connolly, l’auteur de Vacances anglaises (dont est tiré Embrassez qui vous voudrez), publia ensuite N’oublie pas mes petits souliers dont l’intrigue se déroule trois mois après les événements du premier roman. “À l’époque, j’avais trouvé que les personnages n’avaient pas eu le temps d’évoluer. Hors de question, donc, de me replonger, et eux avec, dans la même période. Par contre, l’idée de les retrouver quinze ans plus tard a fait son chemin : durant tout ce temps, ils avaient forcément un peu changé. L’exercice de style consistant à partir de ces caractères et à leur inventer de toutes pièces une histoire m’excitait : c’était comme un puzzle blanc, un peu vertigineux”, raconte Michel Blanc. (Extrait du dossier de presse)

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GRAND H

Documentaire; Réalisatrice, scénariste: Frédérique Buck; avec Marianne Donven,
Li Schiltz, Salam Jabbar, Dr. Claudie Reyland, Dolfie Fischbach, Cassie Adélaïde, Martine Neyen, Dr. Paul Hentgen, Karolina Markiewicz, DeeDee Ostrowska-Abdulhusein, Michel Reckinger, Frank Wies, Abdu Gnaba, Laurence Bervard, Jean Asselborn; Directeur/Photo: Olivier Koos; Luxembourg 2018, durée ???

Deux ans après ce que l’on appelle communément “la crise migratoire”, Grand H (pour Grande Humanité) aborde le conflit entre la politique migratoire et l’Humanité comme une interrogation. Documentaire-filmé, Grand H donne ainsi la parole à toute une série de parties prenantes concernées par ou travaillant sur des questions liées à la migration: un demandeur de protection internationale irakien, une enseignante en classe d’accueil, un avocat spécialisé en droit d’asile, un psychiatre, cinq citoyennes engagées à titre privé, un chef d’entreprise et deux responsables d’ong. Avec les regards de l’anthropologe Abdu Gnaba et de la journaliste Laurence Bervard et la participation de Jean Asselborn, Ministre des Affaires étrangères, de l’Asile et de l’Immigration qui se livre également à une interview.

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A chacun, l’auteure-réalisatrice a proposé de livrer à vif via une interview ses sentiments, ses expériences – belles ou douloureuses – en aparté dans un studio. En toute honnêteté et sans fard. Chacun livre sa colère, son indignation, ses peurs, ses limites, ses espoirs, ses échecs, ses fulgurances mais aussi son émerveillement (oui, car les belles histoires existent!). Jean Asselborn leur “répond”, tiraillé entre sa condition d’homme, de citoyen et sa fonction de Ministre avec les responsabilités qui en découlent. La distinction – simpliste – entre les réfugiés protégés par la Convention de Genêve et les soi-disant « migrants économiques », l’attente et l’incertitude liées à la procédure d’asile, le refus de protection internationale et ses conséquences tragiques, l’échec de la politique migratoire européenne, le conflit inconciliable entre un système administratif de gestion de flux et l’humanité, l’engagement et la prise de responsabilités citoyens, la perte de confiance des citoyens dans les institutions… autant de thèmes abordés par Grand H. L’angle d’approche de Grand H dépasse l’éclairage de type “le coeur à gauche – la raison à droite”. Grand H ne se pose pas contre le système mais cherche à en livrer les failles. Grand H est un documentaire engagé qui révèle le rôle et l’importance de la société civile. Grand H interroge plus qu’il ne cherche à donner des réponses. En fait, c’est un film sur le questionnement. (Extrait du dossier de presse/Photos: Atelier d’images – Sven Becker)

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En avant-première

FIRST MAN *****

Titre français: First Man – le premier homme sur la lune; Film biographique, drame; Réalisateur: Damien Chazelle; avec Ryan Gosling, Claire Foy, Jason Clarke, Kyle Chandler, Ciarán Hinds, Lukas Haas; Scénarise; Josh Singer, d’après le livre de James R. Hansen; Directeur/Photo; Linus Sandgren; Musique; Justin Hurwitz; USA 2018, 140 minutes; Sélection officielle Festival de Venise 2018, Toronto International Film Festival 2018.

Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale…

  • Un film étonnamment musical et plutot inattendu sur la conquête de la lune, par le réalisateur de LA LA LAND. Avec, Mesdames, Ryan Gosling et Messieurs, Claire Foy et ses magnifiques tâches de rousseur. Nous y reviendrons la semaine prochaine. Cinq étoiles, à voir en Dolby Atmos de préférence. (jpt) 

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