La lune à 5 étoiles

Vous nous avez fait confiance pour A STAR IS BORN, merci! Cette semaine, rebelote! Un autre parmi les meilleurs films vus à Toronto fait son entrée sur les écrans luxembourgeois cette semaine, avec FIRST MAN de Damien Chazelle, qui rejoint APOLLO 13 et THE RIGHT STUFF au panthéon des grands films sur la conquête de l’espace. Ne manquez pas ce biopic qui sort des chermins battus, par le réalisateur de LA LA LAND,  avec, Mesdames, Ryan Gosling et, Messieurs, Claire Foy. Cinq étoiles en route vers la voie lactée! Pour ceux qui aiment les films-choc et Lars von Trier, ce qui va toujours de pair, ils ne voudront pas rater le très violent THE HOUSE THAT JACK BUILT, qui a sorti le Festival de Cannes de ses gonds en mai dernier. Là. comme pour les astronautes de FIRST MAN, il faudra attacher vos ceintures. GIRL de Lukas Dhont, a remporté la “Queer Palm” à Cannes, DER VORNAME de Sönke Wortmann est un remake teuton du PRÉNOM français (Adolf, ça vous rapelle quelque chose?), et LE JEU de Fred Cavayé parle téléphones mobiles, de Facebook et de sms. Deux avant-premières viennent jouer les trouble-fêst cette semaine, COLD WAR de Pawel Pawlikowski (Prix du meilleur réalisateur, Cannes 2018) dans le cadre de CINéEast… et – à vos pots de Kachkéis – SUPERJHEMP RETÖRNS de Félix Koch, la culmination d’une histoire d’amour entre une bande-dessinée irrévérencieuse et le public luxembourgeois qui avait débutée dans les années 1980. Poznennö, namol! Jean-Pierre THILGES 

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Le film de la semaine

FIRST MAN *****

Titre français: First Man – le premier homme sur la lune; Film biographique, drame; Réalisateur: Damien Chazelle; avec Ryan Gosling, Claire Foy, Jason Clarke, Kyle Chandler, Ciarán Hinds, Lukas Haas; Scénarise; Josh Singer, d’après le livre de James R. Hansen; Directeur/Photo; Linus Sandgren; Musique; Justin Hurwitz; USA 2018, 140 minutes; Sélection officielle Festival de Venise 2018, Toronto International Film Festival 2018.

Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale…

  • Un film inattendu sur la conquête de la lune, par le réalisateur de WHIPLASH et LA LA LAND. Avec, Mesdames, Ryan Gosling et Messieurs, Claire Foy et ses magnifiques tâches de rousseur.  Le film a été acclamé au Festival de Venise, où il a fait l’ouverture, et au Tornto International Film Festval, où nous avions eu la chance de le découvrir en format Imax. Pour nous, qui aimons d’amour tendre les films sur la conquête de l’espace, FIRST MAN rejoint dans notre panthéon le déjà magnifique THE RIGHT STUFF  de Philip Kaufman.  L’approche de Damien Chazelle de sa thématique est inhabituelle, dans ce sens qu’il ne suit pas le chemin prétracé par des centaines de biopics avant celui-ci, mais il adopte un rythme plutôt posé, où les moments forts se relaient avec des séquences calmes, réfléchies et introspectives. Hélàs, dans l’Amérique de Trump, une controverse a éclaté parce que le film ne montre pas explicitement la scène où le drapeau américain est planté dans le sol lunaire. Résultat des courses, les connards habituels ont labellisé le film “d’anti-américain”, ce qui nuit évidemment à sa carrière dans les salles. Et c’est totalement faux, puisqu’il n’y rien d’anti-amércian dans FIRST MAN, qui est finalement un monument à la gloire de ces hommes courageux qui ont risqué santé et vie pour amener l’humanité dans les étoiles. L’utlisation de la musique contemporaine de l’exploit par Damien Cahzelle est par ailleurs étonnante. Cinq étoiles et une voie lactée,  à découvrir en Dolby Atmos de préférence. Et si vous ne me croyez pas, lisez donc ci-essous ce qu’en dit le critique Leonard Maltin sur leonardmaltin.com  (Jean-Pierre Thilges) 

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  • “First Man” is not the movie I expected—it’s better. It combines a truly immersive approach to space travel with an intimate story that helps define and celebrate Neil Armstrong, the first man to walk on the moon. In adapting James R. Hansen’s book, screenwriter Josh Singer (Spotlight, The Post) and director Damien Chazelle have taken a macro and micro view of this astronaut’s journey. Much of that is interior, as he suppresses his overwhelming sadness over the death of a child, but that ruminative quality is accompanied by heart-pounding action. I can’t think of another 2018 movie that opens with such a “grabber” of a sequence, a highly-charged, first-person point-of-view scene that makes us feel as if we are actually experiencing space travel on the edge of the earth’s atmosphere. It’s a hell of a way to open a film. Chazelle’s casting is right on the money, as well, beginning with Ryan Gosling as the taciturn astronaut, Claire Foy as his loving but long-suffering spouse, right down the line with Kyle Chandler, Corey Stoll, Jason Clarke, Ciarán Hinds, Pablo Schreiber, Shea Whigham and a stellar lineup of reliable actors in even the smallest roles. Gosling and Foy carry the emotional weight of the film as a loving couple whose family tragedy has driven a wedge between them. He finds refuge in his work, but she has no outlet for her growing frustration. Their feelings are beautifully expressed in outstanding, yet understated, performances. Chazelle, whose work on “Whiplash” and “La La Land” gave no indication of his ambition to make a space-race drama, has succeeded in “thinking big” but not allowing his grasp to exceed his reach. Working with people he knows and trusts like cinematographer Linus Sandgren, costume designer Mary Zophres, and composer Justin Hurwitz, the team had ample time to prepare and talk things through with their director—a rare luxury that only someone coming off a hit movie could command. (Hurwitz’s orchestration deserves special praise, making eloquent use of the harp in early scenes and a booming orchestra by the time we reach the climax. The composer even taught himself to play the Theremin, in order to achieve an other-worldly quality.). “First Man” is one of this year’s must-see movies: a quietly profound drama that pays tribute to one of America’s all-time greatest achievements. (Leonard Maltin) 
  • First Man

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THE HOUSE THAT JACK  BUILT

Drame, thriller violent; Réalisateur, scénariste: Lars von Trier; avec Matt Dillon, Bruno Ganz, Uma Thurman; Directeur/Photo: Manuel Alberto Claro; Danemark 2018, 155 minutes;. Sélection officielle Festival de Cannes 2018.

États-Unis, années 70. Nous suivons le très brillant Jack à travers cinq incidents et découvrons les meurtres qui vont marquer son parcours de tueur en série. L’histoire est vécue du point de vue de Jack. Il considère chaque meurtre comme une œuvre d’art en soi. Alors que l’ultime et inévitable intervention de la police ne cesse de se rapprocher (ce qui exaspère Jack et lui met la pression) il décide – contrairement à toute logique – de prendre de plus en plus de risques. Tout au long du film, nous découvrons les descriptions de Jack sur sa situation personnelle, ses problèmes et ses pensées à travers sa conversation avec un inconnu, Verge. Un mélange grotesque de sophismes, d’apitoiement presque enfantin sur soi et d’explications détaillées sur les manœuvres dangereuses et difficiles de Jack…

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“The House that Jack Built” a été présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2018. Sept ans après Melancholia, le film marque le retour de Lars Von Trier sur la Croisette où ses propos durant la conférence de presse avaient fait scandale. Affirmant qu’il “comprenait Hitler”, le réalisateur avait été déclaré persona non grata par Thierry Frémaux, délégué général du Festival. … Une centaine de spectateurs a quitté la salle lors de la projection cannoise du film, choquée par les meurtres perpétrés à l’écran. (Extrait du dossier de presse)

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  • A homicidal spree that doubles as an autoerotic ego massage, Lars von Trier’s episodic bloodbath sneers at the controversy that got him banned from Cannes seven years ago. Never has Lars von Trier worn the badge of bad-boy provocateur with more pride than in The House That Jack Built, even if it’s not always clear whether the film’s self-importance is mischievous or in earnest. Ostensibly a probing portrait of a serial killer in the Pacific Northwest in the 1970s, the movie also is quite literally a descent into hell. But its true raison d’etre is as a masturbatory dialectic about art and creation in which visual nods to Hitler, Mussolini, Mao, Stalin and Idi Amin give way to images lifted from across the Danish director’s entire body of work. Returning to Cannes seven years after being banned over his ill-considered jokes about being a Nazi sympathizer, von Trier is anything but contrite. When you come back with a movie rhapsodizing about the aerodynamic perfection of Germany’s WWII Stuka dive bombers, lauded for their target accuracy and their terror-inducing sirens, you’re not saying sorry, but more likely looking to get a rise out of your audience. Likewise, the director appears to be addressing more bluntly than ever the charges of misogyny that have been lobbed at him periodically since he put Emily Watson through sexual and spiritual torment 22 years ago in the operatically powerful Breaking the Waves. Working here via the soft-spoken avatar of Matt Dillon’s title character, von Trier orchestrates a methodical display of sadistic violence against women, even bumping off two young boys for good measure, then subjecting their devastated mother to a gruesome family picnic before ending her misery. There’s nothing like the coldly detached killing of children to spark waves of walkouts. (David Rooney/Hollywood Reporter)

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GIRL

Drame; Réalisateur: Lukas Dhont; avec Victor polster, Arieh Worthaler, Oliver Bodart; Scénaristes: Lukas Dhont, Angelo Tijssens; Directeur/Photo: Frank Van den Eeden; Musique: Valentin Hadjadj; Belgique 2018, 105 minutes; Caméra d’Or, Prix d’Interprétation “Un certain regard” et “Queer Palm” au Festuval de Cannes 2018. 

Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon….

  • À intervalles plus ou moins espacés, la chambre d’écho du festival de Cannes permet l’éclosion, aussi soudaine qu’inattendue, de talents à la précocité spectaculaire. Le cru 2018 fut l’une de ces éditions charnières, avec la sélection de “Girl”, saisissant premier long métrage d’un jeune cinéaste flamand (Positif) “Girl” dialogue avec tous les adolescents et leur désir incandescent, forcément dangereux, de plier le monde à leur idéal. (Cahiers du Cinéma) D’une incroyable maîtrise, ce premier film d’un jeune cinéaste dessine un portrait sans pathos, fort et sincère, et révèle un jeune comédien épatant. (Les Fiches du Cinéma) Ce portrait naturaliste, factuel, cru, d’une adolescente transgenre en quête de réussite professionnelle est une réussite à plus d’un titre (couronnée notamment par la Queer Palm et la Caméra d’or à Cannes cette année). (Les Inrocks) 

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DER VORNAME

Komödie; Regie: Sönke Wortmann; Drehbuch: Jasmin Groos, nach dem Theaterstück und Film “Le Prénom”; mit Christoph Maria Herbst, Florian David Fitz, Caroline Peters, Iris Berben; Kamera: Jo Heim; Musik: Helmut Zerlett; Detuschland 2018, 91 Minuten.

Das bürgerliche Ehepaar Stephan und Elisabeth hat ein paar gute Freunde zum Essen eingeladen: den smarten Thomas und seine schwangere Freundin Anna, sowie den distinguierten René. Doch der gesellige Abend bei feinen Speisen und gutem Rotwein nimmt eine unerwartete Wendung, als Thomas und Anna währen der Vorspeise verkünden, ihren Sohn Adolf nennen zu wollen. Die Gastgeber und René trauen ihren Ohren kaum. Es entwickelt sich ein erbitterter Streit, der immer mehr ausartet, und bei dem verdrängte Konflikte, Jugendsünden und Familiengeheimnisse benutzt werden, um sich gegenseitig emotionale Tiefschläge zu versetzen. So wird die Diskussion über einen tabuisierten Namen zu einer Generalabrechnung, bei der nichts mehr tabu ist…

"Der Vorname", Quelle: Constantin Film Verleih, DIF, © 2018 Constantin Film Verleih GmbH
  • Die Deutschen machen ein Remake eines französischen Films und Theaterstücks (Le Prénom), während die Franzosen (siehe unten, LE JEU) ein Remake eines italienischen Films drehen, der schon in Spanien zu einer Neuverfilmung führte. Und dann wundern sich noch manche, dass die Menschen nicht mehr ins Kino gehen wollen, weil es immer öfter nur Aufgewärmtes gibt.  (jpt) 

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LE JEU

Comédie dramatique; Réalisateur, scénariste: Fred Cavayé, basé sur le film PERFETTI SCONOSCIUTI de Paolo Genovese (2016); avec Bérénice Bejo, Suzanne Clément, Vincent Elbaz, Roschdy Zem; Directeur/Photo: Denis Rouden; Musique: Christophe Julien; France 2018, 90 minutes.

Le temps d’un diner, des couples d’amis décident de jouer à un « jeu » : chacun doit poser son téléphone portable au milieu de la table et chaque SMS, appel téléphonique, mail, message Facebook, etc. devra être partagé avec les autres. Il ne faudra pas attendre bien longtemps pour que ce « jeu » se transforme en cauchemar…

Le Jeu : Photo Bérénice Bejo, Doria Tillier, Roschdy Zem, Vincent ElbazCinquième réalisation de Fred Cavayé (Pour elle, Radin!), Le Jeu est un remake de Perfetti Sconosciuti (littéralement “parfaits inconnus”), une comédie dramatique italienne sortie début 2016 et déjà adaptée en 2017 par Álex de la Iglesia. C’est son agent qui a fait découvrir à Cavayé le film d’origine. Le cinéaste a alors modifié certains personnages, comme leurs professions et leurs réactions face aux appels ou aux messages téléphoniques. Il a également changé quelques autres éléments pour rendre le film crédible dans le contexte français. Il explique : “Dès le départ, j’ai senti que j’avais là l’opportunité de faire un film avec une certaine épaisseur, d’y apporter un regard personnel sur les rapports d’amitié et de couple. L’original était une base formidable pour traiter et développer des thèmes qui m’intéressent.(Extrait du dossier de presse)

Le Jeu : Photo Roschdy Zem, Stéphane De Groodt

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Avant-Premier(e)

DE SUPERJHEMP RETÖRNS

Franséischen Titel: SUPERJHEMP – LE COMEBÄCK;  Kachkéisreklamm, Komedie; Regie: Félix Koch; mam Désirée Nosbusch, Änder Jung, Jules Werner, Etienne Halsdorf, Luc Feit, Jules Waringo, Henri Losch, Jean-Paul Maes, Julie Kieffer, Tommy Schlesser an dem Rescht vum Land; Dréibuch: Félix Koch, Thierry Faber, mat Personnage vum Roger Leiner an Lucien Czuga; Kamera: Dylan E. Thompson; Musék: Felix Raffel; Lëtzebuerg/Belsch 2018, 100 Minutte; Op Lëtzebuergesch, sous-titres français. 

Lëtzebuerg steet ënner Schock! Kuerz ier de Krounprënz Luc soll op den Troun klammen, gëtt d’Halschent vun der Kroun entfouert. De Superjhemp soll hëllefen, dat gutt Stéck erëmzefannen, mä deen ass schonn zënter Jore verschwonnen. De Charel Kuddel am Ministère vun den Ongeléiste Problemer kritt vum Avant-Premier den Opdrag, dee verschollene Superheld nees opzedreiwen…

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  En avant-première

 COLD WAR / ZIMNA WOJNA

Drame romantique; Réalisateur: Pawel Pawlikowski; avec Joanna kulig, Tomasz Kot, Agata Kulesza; Scénaistes: Pawel Pawlikowski, Janusz Glowacki, Piotr Borkowski; Directeur/Photo: Lukasz Zal; Pologne/GB/France 2018, 87 minutes; Prix de la Mise en Scène, Cannes 2018; Sélection officielle Toronto International Film Festival 2018. 

Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible…

Cold War : Photo Joanna Kulig

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