Ralph: Le miracle de Noël

Image result for Roma film posterVous connaissez tous mon aversion aux remakes et aux suites. Cela dit, parfois chez Pixar ou Disney, ils parviennent à faire des miracles. Pour Pixar, cela fut notamment le cas pour TOY STORY 3 qui – à ce jour – reste le meilleur de la trilogie.  Cette semaine, c’est au tour de Disney Animation de nous en boucher un coin avec la suite carrément miraculeuse de “Wreck-it Ralph”, RALPH BREAKS THE INTERNET, un film “cinq étoiles” formellement brillant, doté d’un scénario d’une folle intelligence sur les “affres” de l’Internet, avec comme cerise sur le gâteau, le studio à la souris (“Mouse House” pour les intimes) qui se permet le luxe de se foutre de sa propre gueule, aux frais de ses princesses. Ne soyez pas surpris si RALPH se retrouve dans notre Top 15 pour 2018. L’autre film de la semaine, SHOPLIFTERS de Hirokazu Kore-eda a carrément remporté la Palme d’Or au dernier Festival de Cannes. Et Florian Henckel von Donnersmark, le réalisateur de “Das Leben der Anderen” revient avec un nouveau film, WERK OHNE AUTOR. Pour le reste, RÉMI SANS FAMILLE et HUNTER KILLER font partie du tout-venant de saison. Finalement, les fans de superhéros seront gâtes avec quelques avant-premières de AQUAMAN avec l’imposant Jason Momoa. Quant aux abonnés de Netflix, Noël arrive avant l’heure avec la sortie mondiale, le 14 décembre, d’un des plus beaux films de tous les temps, ROMA de Alfonso Cuarón (Lion d’Or au dernier Festival de Venise). Regardez le sur le plus grand écran possible, car ni votre téléphone ni votre iPad sont assez spacieux pour toutes les splendeurs de ce chef d’oeuvre que vous ne verrez sans doute jamais au cinéma. Jean-Pierre THILGES 

images.jpgN.B: Les Hatari Papers se mettront en veilleuse les deux prochains lundis, où vous aurez uniquement droit aux affiches des nouvelles sorties, sans aucun texte. Oui,  c’est le temps des vacances de Noël…et comme nos voyages nous mèneront dans de lointains pays, le Mac lui, restera à la maison. En attendant, nous souhaitons un Joyeux Noël à tous!

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Le film de la semaine

RALPH BREAKS THE INTERNET *****

Titre français: Ralph 2.0; Animation numérique, fable internet; Réalisateurs: Rich Moore, Phil Johnston; avec les voix (v.o.) de John C.Reilly, Sarah Silverman, Gal Gadot, Jane Lynch, Alfred Molina, Taraji P. Henson; Scénaristes: Phil Johnston, Pamelo Ribbon; Musique: Henry Jackman; USA 2018, 112 minutes.

5-0-1-1292501_ralphbreakstheinternet_594658Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’Internet. Le Net va-t-il résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de “Sugar Rush”, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Rapidement dépassés par le monde qui les entoure, ils vont devoir demander de l’aide aux habitants d’Internet, les Netizens, afin de trouver leur chemin, et notamment à Yesss, l’algorithme principal, le cœur et l’âme du site créateur de tendances BuzzzTube…

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  • Ahhh, quelle délicieuse surprise! Je m’attendais à une suite solide de “Wreck-It Ralph” et je tombe sur un pur chef d’oeuvre du cinéma d’animation made in Disney. Alors que le premier film s’aventurait dans l’univers des jeux vidéo, Ralph et sa copine Vaneloppe se retrouvent ici perdus dans les immensités de l’Internet. Basé sur un scénario d’une folle intelligence et fourmillant de mille petits détails, les héros de ce “Ready Player One” pour public familial (disons quand-même pour gosses à partir de 6 ans) démontre une fois de plus la capacité des studios Walt Disney à se ré-inventer constamment. À côté de reboots parfois redondants, ils viennent régulièrement nous surprendre avec des films comme celui-ci qui fait sortir ses héros de leurs gonds, en se permettant même de ridiculiser (gentiment) le vaste empire Disney. Une vision unique ne suffira certainement pas pour découvrir toutes les richesses et tous les gags visuels ou parlés d’un film qui se retrouvera sans le moindre doute dans notre Top 15 pour 2018. Tout ce qu’il faut, c’est oublier ses (possibles) préjudices contre le cinéma d’animation et plonger tête première dans un univers qui m’a fait rire pendant deux heures. Et RESTEZ ASSIS jusqu’aux toutes dernières images du générique final, les auteurs y ayant caché deux séquences magnifiques qui vous feront quitter le cinéma avec un énorme sourire sur votre visage. Cinq étoiles formidablement méritées. Et vive toutes les Princesses Disney! Jean-Pierre THILGES 

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  • The delightful ‘Wreck-It Ralph’ sequel expands significantly on Disney’s original, turning the vintage arcade meanie into an unwitting internet meme. After going from 8-bit zero to arcade hero during his original outing, “Wreck-It Ralph” levels up in a big way with “Ralph Breaks the Internet,” an ambitious, all-around-satisfying sequel to Walt Disney Animation’s wonderfully outside-the-box smash that ranks among the studio’s very best toons: It’s a poignant buddy movie that’s sincere in all the right places but knows better than to take itself too seriously. While the 2012 project was an inspired example of easily expandable world-building, this more-clever-than-expected follow-up skips the obvious next step — simply exploring the other games that share the same power strip — and sets out to conquer the relative vastness of cyberspace instead. That’s a lofty goal for any sequel, further complicated by the fact that reformed bad guy Ralph (voiced by lovable lug John C. Reilly) has made friends with fellow misfit Vanellope von Schweetz (Sarah Silverman), which calls for an all-new dynamic. Part of what made “Wreck-It Ralph” so much fun was the way director Rich Moore, a “Simpsons” alum, subverted the wholesome, kid-friendly world of singing princesses and their predictable fairy-tale adventures in favor of irreverent fun with characters that Gen X viewers might recognize as being inspired by the video games of their childhood.This time around, Moore shares directing duties with Phil Johnston (who co-wrote the original with returning screenwriter Pamela Ribon), and together they tackle the challenge of finding an intuitive way to depict the web that will be recognized worldwide, and for years to come. The creative team’s answer is less “Tron” than sleek 22nd-century Tokyo, a futuristic super-city where floating information superhighways snake through virtual skyscrapers, while billboards and pop-up ads tout practically every (family-appropriate) brand you can think of — which was plainly some clearance lawyer’s worst nightmare. (…) Ralph is a disruptor by design, and in many ways, he’s the ideal character to bring about the next seismic shift, creating a space where the studio can poke fun at itself while presenting a more enlightened narrative for fans. The movie isn’t all laughs, however, managing to surprise at times by how nuanced the animation can be. Who would have thought that while breaking the internet, Ralph might be breaking our hearts as well? (Peter Debruge/Variety) 

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L’autre film de la semaine

SHOPLIFTERS/MANBIKI KAZOKU

Titre français: Une affaire de famille; Drame; Réalisateur, scénariste: Hirokazu Kore-eda, avec Lily Franky, Sakura Andô, Mayu Matsuoka, Kiki Kirin; Directeur/ Photo: Ryuto Kondo; Musique: Haruomi Hosono; Japon 2018, 121 minutes; Palme d’Or Festival de Cannes 2018; Sélection officielle Festival de Toronto 2018.

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

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  • Le cinéaste Hirokazu Kore-eda, chouchou de la Croisette, n’a pas déçu avec ce drame familial. Sa subtilité, son art de détricoter les apparences et la magnifique interprétation des comédiens ressurgissent dans cette œuvre, l’une des meilleures de sa filmographie. (…) Une fresque de douleurs, d’expédients, d’amertumes et d’abandon, mais aussi d’amour, souvent bancal, malaisé, complexe, et parfois vibrant de chaleur, comme dans ce portrait de groupe, réfugié à la marge, pour un temps à l’abri dans ce qu’il est coutume d’appeler un angle mort de la société. (…) Comme toujours, le cinéaste accorde une attention particulière aux personnages (formidablement interprétés). Il se tient à la fois proche de leurs visages, attaché à la vivacité de leur débrouille quotidienne, mais aussi à distance pudique, en particulier lorsqu’ils sortent du nid pour s’exposer au monde du dehors. Et comme toujours, il filme les enfants comme personne, dans le sérieux d’une maturité trop précoce comme dans la douceur naïve de leurs peaux, de leurs regards neufs. Ceux d’”Une affaire de famille”, un grand garçon, une petite fille, en rappellent d’autres, les poignants gamins abandonnés de “Nobody Knows”, dont la lente disparition, oubliés de tous, constitue presque le parfait négatif de cette histoire de sauvetage et d’adoption. On a beaucoup comparé Kore-eda à son compatriote Ozu, pour sa subtilité et son sens aigu des nuances psychologiques. Mais c’est à la dérision humaniste, à la pertinence sociale du grand cinéma italien, de Mario Monicelli à Vittorio de Sica, que l’on pense dans cet hommage aux perdants magnifiques. Aux perdants, tout court. C’est que, face à la norme, à l’ordre cruel des choses et au droit de la famille, les habitants de cet eden de fortune n’ont pas une chance. Le film se divise en deux parties, deux sensations antagonistes, le chaud et le froid. Recueillir une fillette maltraitée, sans rien demander à personne, c’est bien un enlèvement aux yeux de la société, au Japon comme ailleurs. Et puisqu’on en est à redéfinir les termes du film, une famille est-elle vraiment une famille, juste parce que l’on choisit de la nommer et de la vivre ainsi, ou n’est-elle légitime que lorsqu’elle s’inscrit quelque part, entre registres d’Etat-civil et ADN ? A mesure que Kore-eda détricote les apparences qu’il nous a d’abord fait admettre et aimer, c’est l’aspect le plus douloureux, le plus poignant de son cinéma qui gagne la surface, achevant de faire de cette œuvre bouleversante l’un de ses meilleurs films. (Cécile Mury/ Télérama)

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WERK OHNE AUTOR

Künstlerdrama; Regie, Drehbuch: Florian Henckel von Donnersmark; mit Tom Schilling, Sebastian Koch, Paula Beer; Kamera: Caleb Deschanel; Musik: Max Richter; Deutschand/Italien 2018, 189 Minuten; Offizielle Auswahl Venedig 2018; Toronto Intl. Film Festival 2018. 

Deutschland in den 1960er Jahren. Dem jungen Künstler Kurt Barnert gelingt die Flucht aus der DDR nach Westdeutschland. Aber auch dort wird er von den Kindheits- und Jugenderinnerungen an seine traumatischen Erlebnisse während der NS-Zeit und unter dem SED-Regime verfolgt. In der Kunststudentin Elisabeth ‘Ellie’ Seeband findet Barnert schließlich die große Liebe, die auch zu seiner Muse wird. Ellie setzt kreative Energien in ihm frei, aus denen wiederum stilistisch einzigartige Bilder entstehen. In ihnen arbeitet Barnert seine eigene Vergangenheit auf und reflektiert zugleich die historischen Traumata eines ganzen Volkes…

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  • Nach knapp zehn Jahren bringt Florian Henckel von Donnersmarck wieder einen Film ins Kino – und überrascht mit einer opulenten Künstlerbiografie. Der dreistündige Film bildet nicht nur drei Epochen deutscher Geschichte ab, sondern spiegelt sie im jeweiligen Kunstverständnis: Das Spektrum reicht von Diffamierung und politischer Zensur bis hin zu entfesselter Experimentierlust. Zu einem Drama mit einer gewissen Tendenz zum Thriller wird die Geschichte dadurch, dass der Schwiegervater des Protagonisten seine Verstrickung in NS-Verbrechen lange geheim halten kann. Diese Handlungsspannung verknüpft der Film geschickt mit der Suche des Protagonisten nach einer eigenen künstlerischen Stimme. Dabei werden nicht nur Motive aus der Biografie Gerhard Richters aufgegriffen, es treten auch andere Filmfiguren auf, die unverkennbar und eindrucksvoll an reale Künstler wie Beuys oder Uecker angelehnt sind. (Burkhard Wetekam/Vision Kino) 
  • In 1933 an exhibition of so-called “Degenerate Art” — as in art that the newly empowered Nazi party considered antithetical to its values — took place in Dresden. Transposed slightly to 1937, this show, complete with stiff-necked tour guide (Lars Eidinger) explaining the worthlessness of the paintings to a crowd caught between socially-mandated disapproval and private titillation, provides the perfect opening for Florian Henckel von Donnersmarck’s return to the welcoming embrace of Germany’s historical past. Coming after a brief, best-forgotten dalliance with Hollywood with “The Tourist,” after “The Lives of Others” won the foreign-language Oscar in 2007, “Never Look Away” has already been selected as this year’s German Oscar hopeful. And it is all about the three-way tussle between art, history and politics, though in form, Henckel von Donnersmarck’s film, as classical and dignified a three-hour-plus, generations-spanning drama as you will meet, could not be less “degenerate.” (Jessica Kiang/Variety) 
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RÉMI SANS FAMILLE

Comédie dramatique familiale; Réalisateur: Antoine Blossier; avec Daniel Auteuil, Maleaume Paquin, Virginie Ledoyen, Jacques Perrin, Ludivigne Sagnier; Scénariste: Antoine blossier, d’après le roman de Hector Malot; Directeur/Photo: Romain Lacourbas; France 2018, 109 minutes.

Les aventures du jeune Rémi, orphelin recueilli par la douce Madame Barberin. A l’âge de 10 ans, il est arraché à sa mère adoptive et confié au Signor Vitalis, un mystérieux musicien ambulant. A ses côtés, il va apprendre la rude vie de saltimbanque et à chanter pour gagner son pain. Accompagné du fidèle chien Capi et du petit singe Joli-Cœur, son long voyage à travers la France, fait de rencontres, d’amitiés et d’entraide, le mène au secret de ses origines…

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“Rémi sans famille” est adapté du roman “Sans famille” d’Hector Malot (paru pour la première fois en 1878), qui se centre sur un enfant abandonné (Rémi)  vendu par ses parents adoptifs à un musicien ambulant (Vitalis). A ses côtés, il va apprendre la rude vie de saltimbanque et à chanter pour gagner son pain. Accompagné du fidèle chien Capi et du petit singe Joli-Cœur, son long voyage à travers la France, fait de rencontres, d’amitiés et d’entraide, le mène au secret de ses origines…  Le livre comprenant deux tomes a été adapté plusieurs fois au cinéma : Sans famille de Marc Allégret en 1934 ou encore Sans famille de André Michel en 1958. A la télévision, l’adaptation la plus connue est sans nul doute la série animée japonaise Rémi sans famille, comprenant 51 épisodes de 24 minutes et diffusée en France pour la première fois en 1982 sur TF1. (Extrait du dossier de presse). 

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HUNTER KILLER

Film d’action; Réalisateur: Donovan Marsh; avec Gerard Butler, Gary Oldman, Michael Nyqvist, Caroline Goodall; Scénaristes: Jamie Moss, Arne Schmidt; Directeur/Photo:

Hunter Killer Dans les profondeurs de l’océan arctique, alors que le commandant sous-marinier Joe Glass tente de retrouver un sous-marin américain en détresse, il découvre que des terroristes russes préparent un coup d’État menaçant de bouleverser l’ordre du monde. Glass doit désormais réunir une troupe de Navy SEALs afin de sauver le président russe retenu en otage et éviter la Troisième Guerre mondiale…

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  • It’s no trick for even the most ham-fisted global action thriller to achieve a ripped-from-the-headlines “topicality.” Just throw in a terrorist from the right enemy nation, or an American president with the right haircut. So it’s a weird and musty Twilight Zone indeed that one enters to watch “Hunter Killer,” a grindingly ponderous and bombastic neo-Cold War submarine thriller — how ponderous is it? It stars Gerard Butler, and he’s the most lighthearted thing about it — that in every relevant detail seems three years, if not two decades, behind the times. (…) There’s a lot to be scared of in the world today, but “Hunter Killer” summons all the topical urgency of a night spent re-watching “The Hunt for Red October” on Netflix. It’s a Cold War nostalgia movie, like something based on a Tom Clancy novel that long ago passed its sell-by date. Mostly, though, “Hunter Killer” will make you nostalgic for the era when people who made movies like this one actually knew what they were doing. It takes an entire hour for the movie to get to the coup attempt, and by the time that happens you realize that everything that led up to it has been a meaningless and over-extended set-up. Which is why it’s so dull. (Owen Gleiberman/Variety) 

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En avant-première

AQUAMAN

Aventures fantastiques; Réalisateur: James Wan; avec Jason Momoa, Amber Heard, Willem Dafoe, Patrick Wilson, Dolph lundgren, Nicole Kidman, Djimon Hounsou, Temuera Morrison;USA 2018, 144 minutes.

Les origines d’un héros malgré lui, dont le destin est d’unir deux mondes opposés, la terre et la mer. Cette histoire épique est celle d’un homme ordinaire destiné à devenir le roi des Sept Mers…

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