Quand Rocky n’est plus Rocky…

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Ce n’est pas un vrai ROCKY et pourtant, l’ombre de Sylvester Stallone plane sur CREED II, la suite de l’excellent CREED de Ryan Coogler (2015), pour lequel Sly avait imaginé un reboot de la série qui a fait sa gloire.  Michael B. Jordan (le fils de…) y reprend le rôle qu’il avait joué en 2015, aux côtés du “Italian Stallion” en personne, et de Dolph Lundgren qui fut – jadis – le méchant Drago dans ROCKY IV (1985). Si vous êtes fans de la saga, mon petit doigt de pied me dit que vous serez gâtés. Olivia Colman, fraîchement récompensée d’un Golden Globe pour son rôle dans le film, est effectivement l’attraction du film THE FAVOURITE du cinéaste grec Yorgos Lanthimos, qui avait déjà valu un prix d’interprétation à Olivia au dernier Festival de Venise. Pour la petite histoire, Olivia Colman sera également la Reine Elizabeth II dans la saison 3 de THE QUEEN.  Trois films français – EDMOND, LES CHATOUILLES et LES INVISIBLES complètent le programme d’une semaine assez intéressante. Jean-Pierre THILGES 

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CREED II

Drame de la boxe; Réalisateur: Steven Caple jr.; avec Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson, Dolph Lundgren; Scénaristes: Sylvester Stallone, Juel Taylor; Directeur/Photo: Kramer Morgenthau; Musique: Ludwig Göransson; USA 2018, 130 minutes.

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La vie est devenue un numéro d’équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l’enjeu du combat est d’autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu’il n’y a rien de plus important que les valeurs familiales….

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  • In “Creed II,” Michael B. Jordan, all hardened fury and wounded tenderness, reprises the role of Adonis Creed, the ardent bruiser who’s got boxing in his blood as much as his father, Apollo Creed, ever did. The movie is a sequel to “Creed,” Ryan Coogler’s astonishingly vibrant and soulful 2015 spinoff/reboot. But you could also call it the eighth “Rocky” film. And maybe because Coogler opted out of this one (he serves as an executive producer, but it was directed by the relative newcomer Steven Caple Jr.), and the script was co-written by Sylvester Stallone (with Juel Taylor), “Creed II,” far more than the first film, feels like it’s drawing heavily on a 40-year-old franchise. Taken on its own terms, the movie is a rousing and effective sequel, with a couple of surprise punches and, mostly, a lot of smooth feints and jabs you’ve seen before. But if you compare it to, say, the second and third “Rocky” sequels, with their larger-than-life villains (Clubber Lang, Ivan Drago), what’s noticeable about “Creed II” is that it never quite comes up with a new character or situation that attains an iconic status all its own. (Owen Gleiberman/Variety) 

CREED II

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THE FAVOURITE

Titre français: La Favorite; Réalisateur: Yorgos Lanthimos; avec Olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz, Nicholas Hoult; Scénaristes: Deborah Dean Davis, Tony McNamara; Directeur/Photo: Robbie Ryan; USA/GB/Irlande 2018, 120 minutes; Festival de Venise 2018: Meilleure actrice/Olivia Colman; Sélection officielle Toronto Intl. Film Festuval 2018; Golden Globe Meilleure actrice de comédie/Olivia Colman.

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Début du XVIIIème siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Toutefois, à la cour, la mode est aux courses de canards et à la dégustation d’ananas. La reine Anne, à la santé fragile et au caractère instable, occupe le trône tandis que son amie Lady Sarah gouverne le pays à sa place. Lorsqu’une nouvelle servante, Abigail Hill, arrive à la cour, Lady Sarah la prend sous son aile, pensant qu’elle pourrait être une alliée. Abigail va y voir l’opportunité de renouer avec ses racines aristocratiques. Alors que les enjeux politiques de la guerre absorbent Sarah, Abigail quant à elle parvient à gagner la confiance de la reine et devient sa nouvelle confidente. Cette amitié naissante donne à la jeune femme l’occasion de satisfaire ses ambitions, et elle ne laissera ni homme, ni femme, ni politique, ni même un lapin se mettre en travers de son chemin…

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  • Any film whose cast credits include “Fastest Duck in the City,” “Wanking Man” and “Nude Pomegranate Tory” — the latter featured in a raucous parlor game that begs to become a recreational sport for frustrated British liberals — is never going to be a prim and proper period piece. Nor for that matter is any work directed by the most audacious filmmaking talent to come out of Greece in decades, Yorgos Lanthimos. His fabulously entertaining tragicomedy, The Favourite, is a juicy power tangle connecting three women in the royal court of early 18th century England, played by a divine trio that bounces off one another with obvious relish. In addition to its sumptuous visuals and delectable wit, this must-see Fox Searchlight release offers a balanced triumvirate of formidable female leads rich in surprising character shadings. Without a trace of didactic protofeminism, their roles speak volumes about the savvy required of women to use their influence in a bitterly divided political landscape, not to mention pursue their personal agendas. (David Rooney/The Hollyowod Reporter)

THE FAVOURITE

  • Just when we thought Olivia Colman couldn’t get any better, she steps up to movie-star lead status with an uproarious performance as Britain’s needy and emotionally wounded Queen Anne in this bizarre black comedy of the 18th-century court, a souped up and sweary quasi-Restoration romp full of intrigue and plotting – with wigs, clavichords and long corridors to storm down. The drama is loosely based on the true story of Sarah, Duchess of Marlborough, competing with her cousin Abigail, Baroness Masham, for the monarch’s favours, and creating a horribly dysfunctional politico-sexual love triangle with mother issues. The two emotional duelists are played here by Rachel Weisz and Emma Stone, the latter with a very good Brit accent. There is a cheerfully obscene original script from Deborah Davis and Tony McNamara, directed by the Greek auteur Yorgos Lanthimos, who brings to it the absurdism he’s already known for, along with something even more jagged and uninhibited. In fact, The Favourite may have corrected Lanthimos’s tendency towards arthouse torpor. It is a scabrous and often hilarious film, made loopier by the nightmarish visions and wide-angle distortions contrived by the cinematographer Robbie Ryan. (Peter Bradshaw/The Guardian) 

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LES INVISIBLES

Comédie; Réalisateir: Louis-Julien Petit; avec Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky; Scénaristes: Louis-Julien Petit, Marion Doussotm Claire Lajeunie, d’après le livre de Caéire Lajeunie; Directeur/Photo: David Chambille; Musique: Laurent Perez Del Mar; France 2019, 102 minutes.

Suite à une décision municipale, l’Envol, centre d’accueil pour femmes SDF, va fermer. Il ne reste plus que trois mois aux travailleuses sociales pour réinsérer coûte que coûte les femmes dont elles s’occupent : falsifications, pistons, mensonges… Désormais, tout est permis !Les Invisibles : Photo Corinne Masiero

Louis-Julien Petit s’est inspiré du livre de Claire Lajeunie intitulé Sur la route des Invisibles. C’est elle-même qui lui a offert cet ouvrage qu’elle a écrit en complément de son documentaire réalisé en 2014 pour France 5, Femmes invisibles, survivre dans la rue. Immédiatement séduit par le livre qu’il dévore en deux heures, le metteur en scène en parle à sa productrice, Liza Benguigui, qui en acquiert les droits. (…)Le réalisateur a rencontré pendant plus d’un an des femmes SDF dans différents centres d’accueil à travers la France, découvrant par la même occasion le métier des travailleurs sociaux, principalement des femmes. Il a exigé de ses comédiennes le même investissement : Audrey Lamy s’est ainsi rendue dans un centre d’accueil à Grenoble où elle a aidé les bénévoles à faire les courses et la cuisine. Sarah Suco a, quant à elle, perdu beaucoup de poids et a fait la manche à plusieurs reprises “pour ressentir la honte et la violence des regards fuyants” raconte Louis-Julien Petit. (Extrait du dossier de presse).

Les Invisibles : Photo Déborah Lukumuena

 

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LES CHATOUILLES

Drame; Réalisateurs, scénaristes: Andréa Bescond, Eric Métayer; avec Andréa Bescond, Karin Viard, Clovis Cornillac, Pierre Deladonchamps, Ariane Ascaride; Directeur/Photo: Pierre Aïm; Musique: Clément Ducol; France 2018, 103 minutes; Festival du Film Américain (?), Deauville 2018; Un certain Regard Festival de Cannes 2018. 

Odette a huit ans, elle aime danser et dessiner. Pourquoi se méfierait-elle d’un ami de ses parents qui lui propose de « jouer aux chatouilles » ? Adulte, Odette danse sa colère, libère sa parole et embrasse la vie…

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  • Moins sophistiqué que “Festen”, plus accessible qu’un discours de pédopsychiatre, c’est un grand film populaire dans tout ce qu’il peut contenir d’universalité, d’humanité sans pathos excessif, et même de touchantes maladresses. (Le Journal du Dimanche) L’art de traiter en toute légèreté un sujet horriblement lourd. Les Chatouilles est une oeuvre lumineuse qui aborde aussi la renaissance de ceux qui, avec courage, apprennent à remonter la pente de leur vie. (aVoir-aLire.com)D’une enfance traumatisée par le viol, Andréa Bescond tire un récit alerte sur la résilience et la joie de vivre malgré tout. Un tour de force. (Télérama) “Les Chatouilles” laisse un sentiment extrêmement gênant qui tient dans l’écart entre la douleur terrible et réelle où s’ancre son scénario autobiographique – les agressions sexuelles subies dans son enfance par l’actrice, danseuse et auteure Andréa Bescond -, et l’inanité de sa réalisation surchargée de pathos. (Libération) 

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EDMOND

Comédie dramatique; Réalisateur, scénariste: Alexis Michalik; avec Thomas Solivères, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner, Tom Leeb; Directeur/Photo: Giovanni Fiore Coltellacci; Musique: Romain Trouillet; France 2019, 110 minutes.

Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans, mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : « Cyrano de Bergerac »…

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Edmond est un projet que Alexis Michalik porte depuis plus de quinze ans. Le premier déclic s’est produit en 1999 lorsqu’il a vu au cinéma “Shakespeare In Love” dans lequel John Madden, en se basant sur des faits réels, raconte comment, grâce à une jolie muse, le jeune Shakespeare, alors criblé de dettes, retrouve l’inspiration et écrit son plus grand chef-d’oeuvre, “Roméo et Juliette”. Il se rappelle :

“Je m’étais alors demandé pourquoi, en France, nous n’avions jamais fait de film similaire. Mais, c’en était alors resté à l’état de réflexion… Quelques années après, je tombe sur un dossier pédagogique dans lequel on relatait les circonstances de la « première » de Cyrano. Et là, je repense au film de Madden, me dis qu’il est incroyable que personne encore n’ait songé à raconter ce qui fut la plus grande « success story » du théâtre français, la dernière aussi, puisqu’elle a eu lieu juste avant l‘arrivée du cinématographe, où ce ne seront plus les pièces, mais les films, comme Autant en Emporte le Vent qui feront des triomphes torrentiels. J’ai donc commencé à lire tout ce qui existait sur et autour de Cyrano. Je me suis rendu compte que son auteur, Edmond Rostand n’avait que 29 ans lorsqu’il l’avait composé. Ecrire un tel chef-d’oeuvre à même pas trente ans ! J’ai été sidéré !” (Extrait du dossier de presse)

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Screenshot 2019-01-06 15.45.57.pngPour terminer en beauté, si vous – comme nous – avez toujours été fan de ROCKY et compagnie, vous voudrez (peut-être) vous procurer ce somptueux livre sur la saga entière (sauf CREED II), disponible depuis peu chez http://www.taschen.fr  À 750 euros pour l’édition dite “normale”, ce n’est certes pas donné, mais – Taschen oblige – c’est un livre magnifique. Et il pèse “des tonnes”. (jpt) 

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Photos Rocky © 2018/2019 Taschen

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