Un Oscar pour une Reine…et quelques bons films

Grosse, grosse surprise aux Oscars dimanche dernier, où la pauvre Glenn Close (nommée 7 fois et toujours partie bredouille) s’est fait damer le pion par la majestueuse Olivia Colman, qui crève l’écran dans THE FAVOURITE et qui est plus que digne de recevoir la statuette tant convoitée. Que ROMA ait remporté trois Academy Awards (Meilleur réisateur, meilleur directeur de la photo, meilleur film étranger) malgré le label Netflix est une autre bonne nouvelle de la soirée, tout comme l’Oscar pour Mahershala Ali reçu pour GREEN BOOK, qui s’est vu attribuer finalement un Oscar plutôt consensuel, du moins dans l’optique de l’Académie, même si Spike Lee a pété un plomb à l’annonce du gagnant. Mais chez Spike, on n’est pas à un plomb près. Autre surprise, le fait que pour une fois ni Pixar, ni Disney n’ont remporté l’Oscar du meilleur long-métrage d’animation, où THE INCREDIBLES 2 et RALPH BREAKS THE INTERNET, deux très bons films par ailleurs, se sont fait doubler sur la ligne d’arrivée par le très graphique SPIDER-MAN: INTO THE SPIDER-VERSE. Le monopole de la souris serait-il désormais brisé?

Revenons à nos moutons, ou plutôt nos films, puisque cette semaine voit la sortie de VICE de Adam McKay, le dernier des 8 candidats aux Oscars du meilleur film à sortir chez nous. Les amateurs de drames historiques seront comblés par MARY QUEEN OF SCOTS de Josie Rourke, où Saoirse Ronan et Margot Robie s’affrontent dans un combat de titanes. Côté cinéma d’animation, on nous gâte avec le très japonais MIRAI NO MIRAI de Mamoru Hasoda. La castagne sera au rendez-vous avec COLD PURSUIT, la comédie INSTANT FAMILY réunit Mark Wahlberg et Rose Byrne, la “france” rigolade sinstalle avec JUSQU’ICI TOUT VA BIEN et les jeunes filles monteront à cheval dans OSTWIND : ARIS ANKUNFT. Et puis, pour terminer en musique et en couleurs, les amateurs de cinéma Bollywood se rueront sans doute sur LUKA CHUPPI qui, comme d’habitude sort chez nous quelques jours avant sa première indienne. Jean-Pierre THILGES

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VICE

Drame biographique; Réalisateur, scénariste: Adam McKay; avec Christian Bale, Amy Adams, Steve Carell, Sam Rockwell, Tyler Perry, Eddie Marsan; Directeur/Photo: Greig Fraser; Musique: Nicholas Britell; USA 2018, 134 minutes; Oscar 2019 du Meilleur Maquillage; Golden Globes 2019: Meilleure comédie, meilleur acteur- Christian Bale.

Fin connaisseur des arcanes de la politique américaine, Dick Cheney a réussi, sans faire de bruit, à se faire élire vice-président aux côtés de George W. Bush. Devenu l’homme le plus puissant du pays, il a largement contribué à imposer un nouvel ordre mondial dont on sent encore les conséquences aujourd’hui…

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  • In “Vice,” Adam McKay’s brashly entertaining but not, in the end, as rich or deep as you want it to be biopic of the 43rd president’s vice-president (a man who conventional wisdom, during George W. Bush’s bumbling reign, held to be the de facto control freak behind the throne), Christian Bale nails the Dick Cheney persona — dry, pointed, deceptively dull, invisibly passive-aggressive, a blank with a hint of a growl — and does it with a playful bravura that could hardly be more perfect.It’s an impersonation, though one brought off on a virtuoso level of observation and exactitude. Bale, thanks to a stupendous job of prosthetic enhancement, disappears inside Cheney’s doughy armchair-warrior physique and deceptively innocuous balding head, but a puckish aura of Bale obsession shines through; he channels everything about Cheney that, in the Bush era, made him such a recessive and, in his way, magnetic figure of clandestine destruction. Bale’s Cheney, who has no problem stomping on the Constitution, behaves like an unhinged ruler, yet he does it with the officious calm of a civil servant. He’s a dictator giving orders, and a pencil pusher following orders, all in one body. (Owen Gleiberman/Variety)

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MARY QUEEN OF SCOTS

Titre français: Mary Stuart, reine d’Écosse; Drame historique; Réalisatrice: Josie Rourke; avec Saoirse Ronan, Margot Robbie, Jack Lowden; Scéanriste: Beau Willimon, d’après le livre de John Guy; Directeur/Photo: John Mathieson; Musique: Max Richter; GB/USA 2018, 124 minutes.

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Le destin tumultueux de la charismatique Marie Stuart. Épouse du Roi de France à 16 ans, elle se retrouve veuve à 18 ans et refuse de se remarier conformément à la tradition. Au lieu de cela,  elle repart dans son Écosse natale réclamer le trône qui lui revient de droit. Mais la poigne d’Élisabeth Iʳᵉ s’étend aussi bien sur l’Angleterre que l’Écosse. Les deux jeunes reines ne tardent pas à devenir de véritables sœurs ennemies et, entre peur et fascination réciproques, se battent pour la couronne d’Angleterre. Rivales aussi bien en pouvoir qu’en amour, toutes deux régnant sur un monde dirigé par des hommes, elles doivent impérativement statuer entre les liens du mariage ou leur indépendance. Mais Marie menace la souveraineté d’Elisabeth. Leurs deux cours sont minées par la trahison, la conspiration et la révolte qui mettent en péril leurs deux trônes et menacent de changer le cours de l’Histoire…

  • Écrit par Beau Willimon, le scénariste de “House of Cards” (version US), ce somptueux film historique à costumes est réalisé par une femme, Josie Rourke, ce qui donne un “twist” féministe à cette belle histoire qu iraconte l’affontement entre deux femmes fortes et soeurs ennemies. Tour de force des actrices Saoirse Roan et Margot Robie. Et c’est très différentdans le ton que “The Favourite”. (jpt)

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  • A note-perfect performance from the three-time Oscar nominee charges a darkly compelling, if factually questionable, 16th-century retelling. There are two differently mounted yet thematically similar films arriving this awards season that focus on female monarchs and how their relationships with other women led to profound change. In Yorgos Lanthimos’s bawdy, brutal comedy The Favourite, the mental state of Queen Anne is weaponised by two women vying for her affections and, in turn, increased power in both her palace and the country. In Josie Rourke’s far more conventional, yet slickly entertaining Mary Queen of Scots, we see how the titular character clashes with Queen Elizabeth for control with the fates of many hanging in the balance. Tonally and visually, the two couldn’t be more different yet they both contain familiar observations about the swift sadism of life at the very top and how so much of the tension between these women was orchestrated by the men around them. While the life of Queen Anne has historically received minimal screen time, the more obviously cinematic dynamic between Mary and Elizabeth has inspired a number of retellings. We’ve seen Katharine Hepburn, Vanessa Redgrave and Samantha Morton play Mary while Glenda Jackson, Helen Mirren and Cate Blanchett have taken on Elizabeth, film-makers ever-fascinated by the difficult bond shared by the pair. Arguably it’s a tale that’s probably been told enough but there’s something undeniably tantalising about the idea of House of Cards developer Beau Willimon bringing his brand of murky corridor scheming to 16th-century politics. As with his Netflix show, there’s both a tight grasp of devilish powerplay and a slight over-reliance on soapy theatrics although the balance here mostly works. Think of it as more season one than season six. (Benjamin Lee/The Guardian) 

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MIRAI NO MIRAI

Titre français: Miraï, ma petite soeur; Film d’animation; Réalisateur, scénariste: Mamoru Hosoda; avec les voix (v.o.) de Moka Kamishiraishi, Haru Kuroki, Gen Hoshino; Japon 2018, 98 minutes.

Kun est un petit garçon à l’enfance heureuse jusqu’à l’arrivée de Miraï, sa petite sœur. Jaloux de ce bébé qui monopolise l’attention de ses parents, il se replie peu à peu sur lui-même. Au fond de son jardin, où il se réfugie souvent, se trouve un arbre généalo-ma-gique. Soudain, Kun est propulsé dans un monde fantastique, où vont se mêler passé et futur. Il rencontrera tour à tour ses proches à divers âges de leur vie : sa mère petite fille, son arrière grand-père dans sa trépidante jeunesse et sa petite sœur adolescente ! A travers ces aventures, Kun va découvrir sa propre histoire…

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  • Produit par le studio Chizu (co-fondé par Hosoda) “Miraï, ma petite soeur” porte l’empreinte flamboyante de l’excellence des productions Ghibli. (Positif) “Miraï” est avant tout un superbe film d’architecte qui fait évoluer ses personnages dans un décor intelligemment pensé et dessiné. (Cahiers du Cinéma) “Miraï, ma petite sœur” est un merveilleux film sur la famille, pour toute la famille. (Télérama)  “Miraï, ma petite soeur” nous met dans une position inconfortable parce qu’il n’arrive pas à se décider sur ce qu’il veut être. D’un côté, il s’agit du “pire” film de Mamoru Hosoda, blindé de défauts, maladroit dans sa construction. D’un autre, c’est son “meilleur”, dans ce qu’il nous raconte et dans la grande beauté de certaines de ses scènes. C’est peut-être surtout le signal d’alarme qu’Hosoda sacrifie de plus en plus la forme au profit du fond. Mais cela reste un très joli film à conseiller à toute la famille. (Ecran Large) Cette forme, ce récit intime et libre, nourri de l’invention graphique de Hosoda, qui, s’il n’atteint pas la puissance épique des “Enfants loups”, offre un bain de jouvence indispensable en ce solstice d’hiver. (Le Monde) 

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COLD PURSUIT

Titre français: Sang froid; Film d’action; Réalisateur: Hans Petter Moland; avec Liam Neeson, Tom Bateman, Tom Jackson, Emmy Rossum, Laura Dern; Scénariste: Frank Baldwin, Kim Fupz Aakeson, d’après le film “In order of disappearance” de Hans Petter Moland (2014) ; Directeur/Photo: Philip Øgaard; Musique: George Fenton; GB/Norvège 2019, 119 minutes.

Bienvenue à Kehoe, luxueuse station de ski du Colorado. La police locale n’y est pas franchement très sollicitée jusqu’au jour où le fils d’un conducteur de chasse-neige, Nels Coxman, est assassiné sur ordre de Viking, un baron de la drogue. Armé d’une rage implacable et d’une artillerie lourde, Nels entreprend de démanteler le cartel de Viking. Sa quête de justice va rapidement se transformer en une vengeance sans pitié. Alors que les associés de Viking « disparaissent » les uns après les autres, Nels passe d’un citoyen modèle à un justicier au sang-froid, qui ne laisse rien – ni personne – se mettre en travers de son chemin…

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  • A very fun bloodbath that hits a speed bump or two near the end. Joining the small club of international filmmakers who’ve remade their own pictures for English-speaking audiences, Norway’s Hans Petter Moland takes In Order of Disappearance, his well-received 2014 black comedy starring Stellan Skarsgard, and adapts it for Liam Neeson as Cold Pursuit. Those hearing its logline — Neeson goes on a killing spree to find the crime lord who killed his son — will expect something far different from this wry revenge story, which offers ample violence but is not another post-Taken piece of grim vigilante wish-fulfillment. Confused expectations may put a damper on box office, but the film should have a longer life than many of Neeson’s more generic action outings. (John Defore/Hollywood Reporter) 

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INSTANT FAMILY

Titre français: Apprentis parents; Comédie; Réalisateur, scénariste: Sean Anders; avec Mark Wahlberg, Rose Byrne,Isabela Moner, Julie Hagerty; Directeur/Photo: Brett Pawlak; USA 2019, 119 minutes.

Pete et Ellie veulent devenir une famille. En adoptant 3 frères et sœurs, dont une adolescente rebelle de 15 ans  Pete et Ellie réalisent très vite qu’ils n’étaient pas préparés à devenir parents du jour au lendemain ! Leur parentalité « instantanée » va les placer dans des situations inattendues, émouvantes et souvent hilarantes !

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  • Mark Wahlberg and Rose Byrne become foster parents in a well-done formula comedy that’s like ‘Parenthood’ for the age of adoptive empathy. Commercial Hollywood comedies about the glory and absurdity of modern family life tend to come in two flavors: earnest and wack job. If Will Ferrell had starred in “Instant Family,” a comedy about an attractive, childless, edging-into-middle-age couple who take in a brood of foster kids who prove to be more trouble than they look, the movie would have been an over-the-top synthetic farce crammed with masochistic dad jokes; even the hugs would have been yocks. But “Instant Family,” starring Mark Wahlberg and Rose Byrne as a happily married but vaguely saddened white-bread couple (they barely have a clue as to how much they need children!), who take a trio of Hispanic-American siblings under their untested wings, isn’t a zany obnoxious head conk of a movie. It was directed, as well as co-written, by Sean Anders, who made “Daddy’s Home” and “Daddy’s Home 2” (which were that sort of movie), but this time Anders has mounted an autobiographical comedy based on his own experience of adoptive parenthood. He’s trying to tell an actual story of the trials and tribulations of raising children who come into your home fully formed. “Instant Family” may be our era’s equivalent of a movie like Ron Howard’s “Parenthood” (1989), which came on as a comedy of parental angst ripped from experience but was, in fact, a tasteful sitcom. Yet there were moments of reality to it, and “Instant Family” has those as well. You could call it sentimental and glib and say that it was put through a processor, and you’d be right, but in its on-the-nose cookie-cutter way this slice-of-life pablum has a lite humanity. (Owen Gleiberman/Variety) 

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JUSQU’ICI TOUT VA BIEN

Comédie; Réalisateur: Mohamed Hamidi; avec Gilles Lellouche, Malik Bentalha, Savrina Ouazani; Scénaristes: Mohamed Hamidi, Michäel Souhaité, Khaled Amara; Directeur/Photo: Laurent Dailland; musique: Ibarhim Maalouf; France 2019, 90 minutes; Prix du Public Festival du Film de Comédie Alpe d’Huez 2019.

Fred Bartel est le charismatique patron d’une agence de communication parisienne branchée, Happy Few. Après un contrôle fiscal houleux, il est contraint par l’administration de délocaliser du jour au lendemain son entreprise à La Courneuve. Fred et son équipe y font la rencontre de Samy, un jeune de banlieue qui va vite se proposer pour leur apprendre les règles et usages à adopter dans ce nouvel environnement. Pour l’équipe d’Happy Few comme pour les habitants, ce choc des cultures sera le début d’une grande histoire où tout le monde devra essayer de cohabiter et mettre fin aux idées préconçues…

  • La bande-annonce a l’air drôle, ce qui est déjà une bonne chose. Le thème du choc de deux cultures (le monde de la communication et la banlieue) pourrairt donner quelque chose de valable, mais vous me permettrez de rester sceptique. (jpt) 

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Agrégé d’économie, Mohamed Hamidi a eu l’idée du film en 2008, lorsqu’il est allé rendre visite à l’un de ses amis travaillant en zone franche à Bondy. Sur place, le metteur en scène avait remarqué dans le hall de l’immeuble une bonne dizaine de boîtes aux lettres d’entreprises dont seules deux d’entre elles étaient vraiment installées dans le bâtiment. Il se rappelle : “Les autres avaient fictivement pris cette adresse pour percevoir des aides promises par l’État, à savoir l’abattement sur les charges sociales ou, encore, l’exonération d’impôts sur le chiffre d’affaires pendant les premières années d’exploitation. À cette époque, avec les zones franches, on était dans une sorte de paradis fiscal. Pour répondre à votre question, effectivement la zone franche est un sujet qui m’interpelle sur le plan économique. Ce qui est paradoxal, voire comique, c’est le décalage entre l’intention de ces mesures qui tentent de redynamiser les quartiers et leur application qui renforce les inégalités qu’elles essaient de combattre. Je me suis toujours méfié du côté théorique et bien pensant de la discrimination positive : certes, c’est une mesure de rattrapage mais elle ne fait que traiter l’inégalité sans réellement s’attaquer à ses causes. Ces sujets sont sérieux et complexes mais dans le film je les évoque en mode comédie, c’est toujours plus efficace et moins moralisateur.” (Extrait du dossier de presse) 

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OSTWIND: ARIS ANKUNFT

Jugendfilm für Pferdefreunde; Regie: Theresa von Eltz; mit Luna Paiano, Hanna Binke, Marvin Linke, Cornelia Froboess, Tilo Prückner, Detlev Buck; Drehbuch: Lea Schmidbauer; Kamera: Florian Emmerich; Musik: Annette Focks; Deutschland 2019, 102 Minuten.

Auf Gut Kaltenbach stehen die Zeichen auf Sturm: Trotz finanzieller Schwierigkeiten versuchen Großmutter Maria, Sam und der Trainer Herr Kaan das Gut am Laufen zu halten. In der ehrgeizigen Isabell finden sie eine tatkräftige Mitstreiterin, nicht ahnend, dass sie in Wahrheit ganz andere Ziele verfolgt. Als die ebenso eigensinnige wie clevere Ari zum Reittraining nach Kaltenbach kommt, entwickelt sich zwischen ihr und Ostwind bald eine ganz besondere Beziehung. Aber auch zu Mika baut das impulsive Mädchen eine enge Freundschaft auf. Gemeinsam versuchen sie, Ostwind vor dem skrupellosen Pferdetrainer Thordur Thorvaldson zu beschützen, und Gut Kaltenbach zu retten.

  • Es ist der vierte Film der erfogreichen Serie und auch diesmal werden die Mädels wohl in die Kinos galoppieren, um Gut Kaltenbach und Ostwind zu retten…(jpt)

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Kine goes Bollywood

LUKA CHUPPI

Comédie romantique: Réalsiateur: Laxman Utekar; avec Kartik Aaryan, Kriti Sanon;  Scénariste: Rohan Shankar; Directeur/Photo: Milind Jog; Musique: Ketan Sodha; Inde 2019, 126 minutes.

L’histoire très chantée et dansée d’un reporter de télévision à Mathura, qui tombe amoureux d’une jolie jeune femme qui n’est tombée ni sur le bec, ni sur la tête…Sortie simultanée avec l’Inde et…bonne nouvelle…le film ne dure que 126 minutes.

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