Un été capricieux…

IMG_3703.jpegTout juste revenus d’un magnifique concert à la gloire du génie de Gene Kelly à Dublin, organisé par sa veuve Patricia Ward Kelly, qui est devenue une bonne amie  depuis deux ans, nous retrouvons nos cinémas luxembourgeois avec une programmation pêle-mêle, où deux films très intéressants côtoient le tout-venant estival. Il ne faut absolument pas louper l’excellent documentaire de Asif Kapadia sur DIEGO MARADONA, qui a même réussi à fasciner quelqu’un comme moi qui déteste le foot. Si vous aimez les films d’épouvante un peu tordus à la “Wicker Man”, vous ne voudrez pas rater MIDSOMMAR de Ari Aster, déjà réalisateur de l’excellent HEREDITARY. Pour le reste, ni le très inamimé film d’animation UGLY DOLLS, ni le très bavarois LEBERKÄSJUNKIE vous feront sortir de vos gonds. En ce qui concerne THE BEACH BUM de Harmony Korine, sachez que c’est (du moins à nos yeux)  un des films les plus enrageants et superflus de l’année, sinon du 21e siècle. Mais il paraît qu’il y a des gens qui aiment “ça” quand-même. Nous, on veut bien, mais il ne faut surtout pas nous le montrer une deuxième fois.  Jean-Pierre THILGES  

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DIEGO MARADONA ****

Documentaire sportif; Réalisateur, auteur: Asif Kapadia; avec Diego Maradona; Musique: Antonio Pinto; GB 2019, 130 minutes; Sélection officielle Festival de Cannes 2019. 

Le 5 juillet 1984, Diego Maradona débarque à Naples pour un montant qui établit un nouveau record du monde. Pendant sept ans, il enflamme les stades. Le footballeur le plus mythique de la planète a parfaitement trouvé ses marques dans la ville la plus passionnante – mais aussi la plus dangereuse – d’Europe. Sur le terrain, Diego Maradona était un génie. En dehors du terrain, il était considéré comme un dieu. Cet Argentin charismatique aimait se battre contre l’adversité et il a mené le SCC Napoli en tête du tableau pour la première fois de son histoire. C’était un rêve éveillé ! Mais le prix à payer était élevé. Diego pouvait faire tout ce qu’il voulait tant qu’il accomplissait des miracles sur le terrain. Pourtant, des heures plus sombres ont fini par succéder à ces années fastes…

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  • Diego Maradona a été réalisé à partir de plus de 500 heures d’images inédites issues des archives personnelles du footballeur. Ceux qui ont vu les documentaires “Senna” ou “Amy” savent que Asif Kapadia est un cinéaste qui ne prend pas de prisonniers et qui ne ménage jamais les personnages qui se retrouvent au centre de ses recherches.  Les gens qui me connaissent savent que je déteste le football, mais je dois avouer que ce film exrêmement bien recherché sur Maradona et l’univers trop souvent magouilleur dans lequel évoluent ces joueurs surpayés, m’a happé au bout de quelques minutes de projection et ne m’a plus l’aché jusqu’au génlrique de fin. Un des films les plus fascinants de l’année! Quatre étoiles! (jpt) 

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  • Asif Kapadia, director of Amy and Senna, captures all the euphoria and catastrophe in a gripping documentary about the ‘hand of God’ megastar. A bit of cheating and a lot of genius.” That’s how someone in this film summarises the Argentinian football megastar Diego Maradona after his triumphant performance in the 1986 World Cup, and it seems fair. The film gives you a chance to gauge how the cheating was a minor ingredient of the genius, not an adjacent flaw. Argentina defeated West Germany 3-2 in the final, with Maradona’s pass to Jorge Burruchaga setting up both the winning goal and his own godlike status, and when Asif Kapadia’s documentary replays the audio recording of Diego’s tearful telephone call to his elderly mother in Argentina after the match … well, even Margaret Thatcher and Falklands governor Rex Hunt might have sobbed at his emotional salute to the woman who brought up his sisters and him in the dirt-poor slums of Buenos Aires. Diego cheekily called his handball in the quarter final against England “the hand of God” – he habitually invoked the Almighty for other successes – and he wasn’t entirely kidding. It was divine assistance in favour of the dispossessed. (We also see how England’s Terry Fenwick elbowed him in the face.) Kapadia’s film is a gripping account of Maradona’s playing career until the mid-90s, though it is flawed by a lack of new material of the sort he had for his previous film about Amy Winehouse, and also by the lack of discussion of Maradona’s famous Che and Fidel tattoos and his avowed support for socialist politics. Do we take that seriously or not? Like Kapadia’s documentary about Ayrton Senna, this is in visual terms composed almost entirely of existing TV footage, cleverly chosen and shaped. Kapadia uses voiceover commentaries from various observers to add context, including some reminiscence from the present-day Maradona, although it isn’t entirely clear if this is new material. (Peter Bradshaw/The Independant) 

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MIDSOMMAR

Film d’épouvante; Réalisateur, scénariste: Ari Aster; avec Florence pugh, Jack Reynor, Will Poulter; Directeur/Photo: Pawel Pogorzelski; Musique: Bobby Krlic; USA 2019, 140 minutes.

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Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu’une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé.  Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays, où le soleil ne se couche pas, va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante…

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L’idée de Midsommar est venue à Ari Aster en 2013, bien avant le tournage de “Hereditary”. Le réalisateur sortait alors d’une relation amoureuse de trois ans et, à l’instar d'”Hérédité”, qui s’inspirait de ses propres traumatismes familiaux, il a puisé dans cette rupture pour explorer le délitement d’une relation à travers le prisme d’un conte de fée pervers. La première image qu’il a eu du film était celle d’un temple sacrificiel en feu : “J’avais envie d’offrir au ‘film de rupture’ un nouveau cadre, de réinventer la sempiternelle fin cathartique qu’on voit souvent dans ces films, quand l’héroïne qui s’est faite larguer brûle une boîte qui contient tous les objets qu’elle a accumulés au cours de sa relation et dont elle se libère enfin”. (Extrait du dossier de presse) 

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  • Whatever you think of the end result, there’s always something thrilling about watching a young director who’s earned a long line of Hollywood credit decide to spend every last cent of it on a single film. And writer-director Ari Aster has certainly done that with his “Hereditary” follow-up, “Midsommar.” Following a group of American grad students on a trip to a mysterious midnight sun festival in Sweden, Aster gives us a slow-burning, boldly-made meditation on grief and the disintegration of a relationship in the loose frame of a folk horror film, yet it struggles to break much new ground beneath its carnival of brightly lit grotesqueries. Never as impactful, as emotional, or as frightening as the director’s debut — nor nearly as much of a mindfuck as any of its most obvious precursors (“Kill List,” “The Wicker Man,” “Mother!”) — “Midsommar” nonetheless seems engineered to draw fiercely polarized reactions. In truth, it’s neither the masterpiece nor the disaster that the film’s most vocal viewers are bound to claim. Rather, it’s an admirably strange, thematically muddled curiosity from a talented filmmaker who allows his ambitions to outpace his execution. (Andrew Barker/Variety) 

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UGLY DOLLS

Animation numérique; Réalisateur: Kelly Asbury; avec les voix (v.o.) de Kelly Clarkson, Nick Jonas, Ice-T; Scénariste: Alison Peck, sur une idée de Robert Rodriguez; Musique: Christopher Lennertz; USA 2019, 90 minutes.

À Uglyville, on aime tout ce qui est bizarre, on célèbre les particularités et la beauté cachée ailleurs que dans les apparences. Moxy, une drôle de petite créature à l’esprit libre, et ses amis, les UglyDolls, vivent chaque jour dans un tourbillon de joie et de bonne humeur, savourant la vie et ses possibilités infinies. Moxy est parfaitement heureuse dans cet endroit où personne n’est comme tout le monde. Mais sa curiosité naturelle la pousse à se demander ce qui peut bien se trouver de l’autre côté de la montagne où se niche Uglyville. Accompagnée de ses amis, elle va découvrir un autre monde, Perfection, une ville où les poupées ordinaires sont élevées pour être idéalement conformes aux critères conventionnels afin de séduire les enfants. Moxy et ses copains vont être soumis aux manipulations de Lou, la poupée idéale chargée de former les nouvelles recrues. À Perfection, les UglyDolls vont se retrouver confrontés à la différence, au rejet et à l’envie d’être aimés, mais ils finiront par comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’être parfait pour être extraordinaire et que la seule chose qui compte, c’est qui l’on est vraiment…

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  • Reject toys learn to embrace their flaws in this decidedly unlovely animated musical voiced by Kelly Clarkson, Nick Jonas, Janelle Monáe and others. It’s been a long road to the big screen for the plush monstrosities known as UglyDolls. Though they were first created in 2001 by David Horvath and his soon-to-be-wife Sun-min Kim, it wasn’t until a decade later, after the adorably hideous toys had grown in popularity, that the film rights were snapped up and ultimately split between American (STX Entertainment) and Chinese (Alibaba Pictures; Huaxia Film) interests. Robert Rodriguez, who knows his way around spy kids, sharkboys and lavagirls, was signed to direct. Stuff happened, as it always does, and Rodriguez left the project (he remains a credited producer). “Spirit: Stallion of the Cimarron”, “Shrek 2” and “Smurfs: The Lost Village” auteur Kelly Asbury replaced him. Finally, nearly eight years on from the signing of all the brand extension contracts, here is the primarily pop-star-voiced animated musical UglyDolls, an imbecilic eyesore that could lay claim to being one of the worst movies ever made if it was worth such hyperbole. Best to dispense with the film as quickly as audiences surely will — we’ve got Sonic the Hedgehog and Detective Pikachu to get to, after all! (Keith Ulich/Hollywood Reporter) 

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THE BEACH BUM *

Comédie (au sens le plus large du terme); Réalisateur, scénariste: Harmony Korine; avec Matthew McConaughey (en rouge libre), Isla Fisher, Snoop Dogg, Zac Efron, Jonah Hill, Martin Lawrence;  Directeur/Photo: Benoît Debie; Musique:John Debney; USA 2019, 95 minutes; Film de clôture LuxFilmFest 2019.

Riche héritier, le poète surnommé « Moondog » passe le plus clair de son temps à boire et à faire la fête avec tous les marginaux qui croisent son chemin. Adepte des chemises hawaïennes et des drogues hallucinogènes, ce séducteur volage accumule les aventures d’un soir et les mésaventures incroyables, toujours avec le sourire. Après une beuverie dans son appartement de Key West, en Floride, Moondog regagne son manoir de Miami où il retrouve Minnie, son épouse toute aussi excentrique que lui. Le couple repart faire la fête, mais un accident de la route vient fragiliser le petit confort jusque-là tenu pour acquis…

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  • Peut-être suis-je trop vieux ou trop con, mais ce non-film absurde, considéré comme une comédie branchée par les responsables du LuxFilmFest, m’a fait chier voire enrager à mort. Le réalisateur Harmony Korine ne s’est jamais retrouvé dans la liste des cinéastes que j’aime suivre, mais ici, il fait vraiment déborder le vase, voire même la vase, le personnage campé en roue libre par Matthew McConaughey (qui a dû s’amuser pendant le tournage) étant d’une inimaginable vacuité. En fait, il interprète à lui seul tout ce que l’Amérique de Donald Trump a de vulgaire, de bête et de repoussant. Il y a des gens qui aiment ce genre de non-cinéma, je n’en fais pas partie. Une toute petite étoile, et je ne sais même pas pourquoi!  (jpt) 

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  • How can you tell when a movie star is committed to being taken seriously? It’s hard to ignore when someone like Matthew McConaughey drops a ton of weight, the way he did to play an emaciated HIV patient in “Dallas Buyers Club.” It’s also impressive when such an actor swings hard in the opposite direction, packing on the pounds, thinning out his hair, and masking his prom-king choppers with a set of crooked veneers, as McConaughey did for “Gold.” Stunts like that have forced audiences to reevaluate him as more than just a superficially handsome stud. In Harmony Korine’s “The Beach Bum,” disguised beneath stringy Hulk Hogan-style hair, cheap flip-up baseball shades, and an ugly yellow snaggletooth, McConaughey shows the same kind of commitment in the role of Moondog — pot head and unofficial poet laureate of the Florida Keys — only this time, he’s unlikely to command the same respect. That’s because Moondog feels less like a transformation than a gross exaggeration of McConaughey’s preexisting off-screen persona: the blissed-out, bongo-playing stoner, with the anything-goes attitude and dog-whistle laugh. But more than that, the star is clearly having such a blast inhabiting this character, it doesn’t actually seem like work. (PeterDebruge/Variety) 

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LEBERKÄSJUNKIE

Kriminalkomödie; Regie: Ed Herzog; mit Sevatian Bezzel, Simon Schwart, Lisa Marie Potthoff, Eisi Gulp, Eva Mattes; Drehbuch: Stefan Betz, Ed Herzog, nach dem Roman von Rita Falk; Kamera: Stephan Schuh; Musik: Martin Probst; Deutshcland 2019, 97 Minuten.

Sebastian Bezzel in "Leberkäsjunkie" (2019); Quelle: Constantin Film Verleih, DFF, © 2019 Constantin Film Verleih GmbH

Diesmal sieht sich der Dorfpolizist Franz Eberhofer mit einigen persönlichen Problemen konfrontiert: Nicht nur muss der bekennende Leberkässemmel-Fan aufgrund zu hoher Cholesterinwerte auf gesünderes Essen umsteigen, auch die geheiligte Nachtruhe ist dahin, als seine Ex-Freundin Susi ihn verpflichtet, sich eine Zeit lang um den gemeinsamen einjährigen Sohn zu kümmern. Letzteres gelingt ihm mit Hilfe einiger Freunde gut, aber seine schlechte Laune über die aufgezwungene Diät verbessert sich nicht gerade, als eine Leiche in einem abgebrannten Haus gefunden wird und sein Freund Rudi, ein selbsternannter Privatdetektiv, sich fortan nicht mehr nur mit Tipps und Tricks rund um Ernährung und Erziehung hervortut, sondern auch ungebetene Ratschläge zu den Ermittlungen gibt..

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  • Sechster Teil der Heimatkrimi-Filmreihe basierend auf den Romanen von Rita Falk. Die ersten fünf Filme hiessen Dampfnudelblues – Winterkartoffelknödel – Schweinskopf al dente – Griessnockerlaffäre und Sauerkrautkoma. Das klingt alles extrem  gesund, appetitlich und bayerisch, was wiederum mit den Luxemburger Oktoberfestjunkies kompatibel sein dürfte. Ob einer der fünf vorangegangenen Leckereien je in Luxemburger Kinos gezeigt wurde, entzieht sich meinem derzeitigen Wissensstand. Und Leberkäs steht ebenfalls nicht auf meinem Speiseplan… (jpt)  

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Kinepolis goes Bollywood

JABARIYA JODI

Titre traduit: Forced Couple; Comédie romantique; Réalisateur: Prashant Singh; avec Sidharth Malhotra, Parimneeti Chopra; Scénario: Sanjeev K. Jha; Directeur/Photo: Vishal Sinha; Musique: Joel Crasto; Inde 2019, 139 minutes.

“Jabariya Jodi” is a story of vindication and realization of love between the bold and unapologetic Babli with the quintessential stud of Bihar, Abhay. Set in Bihar, it explores the unusual phenomenon of forced weddings with humorous undertones and comical events. It’s a love story that knows no bounds and which cannot be forced or arranged or bought with dowry. (AMC Theatres India) 

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