Andy Nostalgie…

2000px-Atomkraft_Nein_Danke_prepIl faut avouer que cela n’arrive pas très souvent, mais cette fois, ça y est: Le signataire de ce blog hebdomadaire apparaît dans toute sa splendeur sur grand écran. Aussi, si vous voulez connaître la gueule de celui qui vous emmerde chaque lundi matin, il faudra vous déplacer au cinoche pour découvrir le nouveau documentaire de Andy Bausch, LOST IN THE 80s. Et si vous n’y allez pas, vous aurez tort, car ce beau film rappelle bien de beaux (et quelques mauvais) souvenirs. Le reste de la semaine ne sera pas en reste (eh oui, c’est comme ça qu’on dit) puisque vous aurez droit à un nouveau film de Ang Lee (GEMINI MAN. avec Will Smith), Nicole Kidman vous donne rendez-vous dans THE GOLDFINCH, vous vous adonnerez aux plaisirs du cinéma francophone avec TROIS JOURS ET UNE VIE et AU NOM DE LA TERRE,  vous pourrez vous taper un manga japonais (ONE PIECE: STAMPEDE) et, si le coeur vous en dit, vous pourrez plonger tête première dans deux films “bollywoodiens”. Si ce n’es tpas assez, sachez que CINÉEAST continue de plus belle! Voilà, Madame, Monsieur, vous êtes servis! Jean-Pierre THILGES 

LOST-80_poster_A2_20190708.indd

LOST IN THE 80s ***

Documentaire; Réalisateur, scénariste: Andy Bausch; avec Jacques Santer, Paul Kieffer, Germaine Goetzinger, Ed Maroldt, Raymond Bisdorff, Jean “Muck” Huss, Vic Reuter, Carlo Rock, Lex Roth, Gilles Wunsch, Josiane Karheise, Lucien Czuga, Jean-Pierre Thilges, Guy W. Stoos, Paul Hoffmann, André Kemmer, Marco Lorenzini, Danielle Grosbusch, Christian Kmiotek, Michele Hemmer, Andy Bausch, Paul Scheuer, Benoît Entringer…et le reste du pays;   Directeur/Photo: Carlo Thiel; Musiques d’époque; Luxembourg 2019, 93 minutes.

Un documentaire sur la situation sociale, politique et culturelle du Grand-Duché au cours des années 1980. Encadré par deux personnages fictifs, le récit vise à brosser un portrait approfondi, mais subjectif, de ce à quoi le pays ressemblait il y a plus de 30 ans…

1738_tournage_Lost_in_the_80_s_Andy_Bausch_21_09_2018 - tournage "Lost in the 80's" by Andy Bausch - Luxembourg - Ville -  - 21/09/2018 - photo: claude piscitelli
©Claude Piscitelli

Pour quelqu’un qui va au cinéma depuis sa plus tendre enfance (en fait depuis avril 1958), se découvrir soi-même (en noir et blanc, de surplus) là-haut, sur cette toile géante où tous les rêves et cauchemars sont permis, est et restera toujours un petit choc. “Putain, mec, t’as pas mal vieilli, mais t’es toujours pas trop mal quand-même “, tu te dis, quand l’écran te renvoie ta gueule. C’est la deuxième fois que j’ai l’honneur d’apparaître dans un film d’Andy Bausch, qui m’avait jadis sollicité pour son formidable hommage à Fred Junck dans “L’Homme au Cigare”. Oui, moi aussi, j’étais “Lost in the 80s”, dans une vie et un environnement complètement différent de l’univers du cinéma dans lequel j’évoluais toute ma vie en complément de mon/mes boulot(s) régulier(s). Je n’en dirai pas plus, je vous laisse découvrir la bête humaine que j’étais à l’époque.

Me reprochera-t-on d’émettre mon opinion sur un film dans lequel j’apparais? Honnêtement, je m’en fous. On m’a toujours accusé d’être le “critique maison” de Andy Bausch, pourquoi cela changerait-il maintenant? Je me souviens d’ailleurs des regards furieux de la maman d’Andy, le jour où j’avais osé écrire un truc négatif sur un film de son fiston. Mais bon, la vie n’est pas toujours un carton de pralinés. Andy et moi, nous sommes des compagnons de route depuis les jours lointains des concours de ciné-amateurs, où soit lui, soit AFO remportait à chaque fois le premier prix, avant qu’on leur demande gentiment de déguerpir. C’était la source d’où a coulé ce qui s’appelle aujourd’hui “Films made in Luxembourg“, C’étaient les jours heureux avant la ruée vers l’or.

Alors, LOST IN THE 80S? Je ne dirai pas que je me suis marré, puisque les 1980s au Grand-Duché, ce n’était pas toujours de la rigolade, ni de la tarte. Le pays était en train (lentement mais sûrement) de se dépoussiérer à plein de niveaux, et certainement celui de la culture et du cinéma. Les piliers électriques tombaient comme autant de tiges de mikado, les jeunes se révoltaient, les abattoirs se transformaient en temples de la culture, les cheveux commençaient à raccourcir, les Belges et les Allemands amenaient leur fric par brouettes interposées et RTL nettoyait les rues chaque dimanche avec son “Hei Elei Kuck Elei”. Revoir toutes les gueules de l’époque, dans des images parfois sautillantes, au son nasillard, ça fait chaud au coeur, procure plein d’émotions et parfois des fou-rires incontrôlables, dans le genre “merde, je me souviens, j’y étais ce jour-là”.

Andy patauge comme d’habitude dans une marée d’images (souvent encore en noir et blanc) comme un chien qui découvre la mer une première fois, il fait ce qu’il sait faire le mieux, c’est à dire (nous) faire revivre le passé et nous rappeler “the way we were”. Ce n’est pas toujours flatteur, ça fait remonter des souvenirs parfois douloureux, mais la pêche, Andy la tient toujours. Et c’est tant mieux, car ses chroniques (même si Andy se fait encore descendre par celui qui l’a toujours descendu) ont une valeur historique et nostalgique indéniable. Donc moi, au risque de me faire accuser de “insider trading”, j’ai aimé. Que dire de plus? Oui, j’ai aimé, parce que, me too, j’étais-là!

Jean-Pierre THILGES

1310_tournage_lost_in_the_80_s_andy_bausch_21_09_2018---tournage-lost-in-the-80s-by-andy-bausch---luxembourg---ville------21092018---photo-claude-piscitelli_45048143811_o
© Claude Piscitelli

il_794xN.1920401834_3k2b

GEMINI MAN

Science-fiction, action; Réalisateur: Ang Lee; avec Will Smith, Mary Elizabeth Winstead, Clive Owen, Bendecit Wong; Scénaristes: Darren Lemke, Billy Ray, David Benioff; Directeur/Photo: Dion Beebe; Musique: Lorne Balfe; USA/Chine 2019, 117 minutes.

Henry Brogan, un tueur professionnel, est soudainement pris pour cible et poursuivi par un mystérieux et jeune agent qui peut prédire chacun de ses mouvements….

gemini-man

  • Tout s’hybride, se confond, s’absorbe. Cette absence de nœud est la limite du film (…), mais la ferveur d’Ang Lee dans sa croyance au pouvoir de réenchantement des nouvelles images, et la virtuosité ébouriffante avec laquelle il en fait un spectacle inédit, emporte ces résistances. (Les Inrockuptibles) Voilà un bon gros film d’action efficace, avec Will Smith à deux « âges » différents, et quelques bonnes surprises, dont un personnage féminin digne de ce nom. (Bande à part) Ang Lee signe un film d’action un peu simpliste mais diablement efficace. (Les Fiches du Cinéma) Ang Lee ne nous avait pas habitués à une telle indigence, inexplicable au sein de sa belle filmographie, sinon comme une tentative, après l’échec abyssal de Billy Lynn au boxoffice, de se refaire une santé auprès des studios. (Le Monde) 

gemini-man-2019-clive-owen-will-smith-paramount-pictures

  • Will Smith plays dual roles as both a veteran assassin and his younger clone in director Ang Lee’s effects-heavy thriller. Will Smith co-stars opposite himself in Gemini Man, a rare detour into action-thriller terrain from “Brokeback Mountain” and “Life of Pi” director Ang Lee. Playing an elite hit man drawn into a deadly showdown with his younger clone, this effects-heavy 3D spectacular features both Peter Jackson’s Weta Digital and Hollywood sci-fi legend Douglas Trumbull in its vast creative credits pool. But the disappointing end result feels less than the sum of the talents involved, a weak script and thin high-concept plot only just held together by smart visual wizardry. (Stephen Dalton/Hollywood Reporter) 
Image result for gemini man photos

309f40ef25539ad414439994e91cade3

THE GOLDFINCH

Titre français: Le Chardonneret; Réalisateur: John Crowley; avec Nicole Kidman, Ansel Elgort, Oakes Fegley, Jeffrey Wright, Luke Wilson, Sarah Paulson; Scénariste: Peter Straughan, d’après le roman de Donna Tartt; Directeur/Photo: Roger Deakins; Musique: Trevor Gureckis; USA 2019, 150 minutes; Sélection officielle Toronto Intl. Film Festival 2019. 

Theodore Decker n’a que 13 ans quand sa mère est tuée dans une explosion au Metropolitan Museum of Art. Cette tragédie va bouleverser sa vie : passant de la détresse à la culpabilité, il se reconstruit peu à peu et découvre même l’amour. Tout au long de son périple vers l’âge adulte, il conserve précieusement une relique de ce jour funeste qui lui permet de ne pas perdre espoir : un tableau d’un minuscule oiseau enchaîné à son perchoir, le Chardonneret…

TheGoldfinch

  • La narration enchâsse différentes temporalités pour ménager le suspense, quitte à s’y perdre un peu en mêlant des actions simultanées et en provoquant des ellipses. On est malgré tout emporté par la photographie de Roger Deakins et la performance émouvante du jeune Ansel Elgort, tout en intériorité, et de Nicole Kidman, délicate et subtile. (Le Journal du Dimanche) Cette adaptation impossible du best-seller de Donna Tartt réserve de beaux moments de grâce, malgré une narration surchargée. (Les Fiches du Cinéma) 

TG+04+1

  • The Goldfinch” is this year’s entry in what has become, by now, a time-honored genre: the high-toned awards-bait literary adaptation that, for all the skill and care and ambition that’s been lavished on it, doesn’t quite work. Watching this faithful-in-a-literal-way yet somehow skittery cinematic transcription of Donna Tartt’s Pulitzer Prize-winning 2013 art-mystery novel, you can tell that the director, John Crowley (“Brooklyn”), and the screenwriter, Peter Straughan (“Tinker Tailor Soldier Spy”), did everything in their power to get the novel up on screen. Roger Deakins’ luscious cinematography lends the movie the creamy clarity of a dream. Yet what you experience isn’t the book, exactly; it’s the strenuous creative labor that went into adapting it. What cast a winding spell on the page has become an occasionally compelling but mostly labored live-action illustration. (Owen Gleiberman/Variety) 

Le Chardonneret : Photo Sarah Paulson

2879579

TROIS JOURS ET UNE VIE

Drame, thriller; Réalisateur: Nicolas Boukhrief; avec Sandrine Bonnaire, Pablo Pauly, Charles Berling, Philippe Torreton; Scénaristes: Pierre Lemaitre, Perrine Margaine, d’après le roman de Pierre Lemaitre; Directeur/Photo: Manu dacosse; Musique: Rob; France/Belgique 2019, 120 minutes.

image

1999 – Olloy – Les Ardennes belges. Un enfant vient de disparaître. La suspicion qui touche tour à tour plusieurs villageois porte rapidement la communauté à incandescence. Mais un événement inattendu et dévastateur va soudain venir redistribuer les cartes du destin…

0132309

  • Nicolas Boukhrief fait équipe avec le romancier Pierre Lemaitre pour ce polar social dans la grande tradition du genre. On pardonne certaines facilités, pour retenir la complexité des portraits. (Les Fiches du Cinéma) Ambiance très Simenon, étonnantes compositions d’acteurs (Charles Berling en bouseux énervé, Pablo Pauly en médecin dévoré de culpabilité et Sandrine Bonnaire impériale). Hélas, le film est trop long, et le rythme patine. (Le Nouvel Observateur) Pas de suspense, ni de révélation fracassante : d’emblée, on sait que l’enfant a perdu la vie, et on connaît le responsable de sa mort accidentelle. Ce qui compte, c’est l’après, la deuxième heure du film, plus tendue : dans une ambiance chabrolienne — que Sandrine Bonnaire sait parfaitement suggérer. (Télérama)

TroisJoursetUneVie2

MV5BNDlhYWI4NDktNzY0NS00NzEyLWE3ZGEtYTExOTJmNWZlMjk5XkEyXkFqcGdeQXVyODIyOTEyMzY@._V1_

AU NOM DE LA TERRE

Drame; Réalisateur: Edouard Bergeron; avec Guillaume Canet, Veerle Baetens, Anthony Bajon, Rufus; Scénaristes: Edouard Bergeron, Emmanuel Courcol, Bruno Ulmer; Directeur/Photo: Eric Dumont; Musique: Thomas Dappelo; France/Belgique 2019, 103 minutes.

maxresdefault

Pierre a 25 ans quand il rentre du Wyoming pour retrouver Claire, sa fiancée, et reprendre la ferme familiale. Vingt ans plus tard, l’exploitation s’est agrandie, la famille aussi. C’est le temps des jours heureux, du moins au début… Les dettes s’accumulent et Pierre s’épuise au travail. Malgré l’amour de sa femme et de ses enfants, il sombre peu à peu…

Construit comme une saga familiale, et d’après la propre histoire du réalisateur, le film porte un regard humain sur l’évolution du monde agricole de ces 40 dernières années…

andlt_cnord-ouest-films_7-1600x670

  • Lui-même fils d’agriculteurs, le réalisateur met en scène le drame de l’endettement des paysans français comme un western crépusculaire. (Télérama) Un film bouleversant qui tire le signal d’alarme sur les grandes difficultés que rencontrent des agriculteurs livrés à eux-mêmes, face aux multiples contraintes qui s’abattent sur leur profession. (aVoir-aLire.com) Portrait terrible et sans fard du monde paysan, “Au nom de la terre” montre avec beaucoup de justesse comment les valeurs qui fondent l’idée de la vie agricole se vident peu à peu de leur substance. Comment un monde se meurt. (Bande à part) 

Au nom de la terre : Photo Veerle Baetens

9e0tas1xinr21

ONE PIECE: STAMPEDE

Animation manga; Réalisateur: Takashi Otsuka; avec les voix (v.o.) de Mayumi Tanaka, Akemi Okamura, Kazuya Nakai, etc.; Scànaristes: Eiichiro Oda, Takashi Otsuka, d’après le manga de Eiichiro Oda; Japon 2019, 101 minutes.

One Piece: Stampede : Photo

Luffy et son équipage s’apprêtent à participer au plus grand rassemblement des pirates du monde entier : Le PIRATE FEST, organisé par le machiavélique Buena Festa. Les Pirates, les grands corsaires, la Marine et même l’Armée Révolutionnaire s’y retrouvent pour tenter de découvrir le trésor si convoité de Gol.D.Roger. Mais pour cela, ils vont devoir combattre un ancien membre de l’équipage de Roger, Douglas Bullet, aussi appelé « l’héritier du démon ». Au cours de cet affrontement qui s’annonce hors du commun, les pires dangers attendent les Chapeaux de paille et d’étonnantes alliances pourraient voir le jour…

EBcfnjSVAAAzFHS

MV5BYWE3M2FhMmYtYjJjZC00YTZlLTkyNGYtMTg2YjQ2ZjA5MzZjXkEyXkFqcGdeQXVyODIwMDI1NjM@._V1_.jpg

Kinepolis goes Bollywood I

ASURAN

MV5BNTU1ZWY5YjQtNzFhMy00NWMxLTk2MTEtZWY5NjkwMTlmYTcyXkEyXkFqcGdeQXVyMzYxOTQ3MDg@._V1_

Kinepolis goes Bollywood II

PAILWAAN

14922266_10154742703006052_5279097931980568590_n

Chaque vendredi matin, dès 7 heures…

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this:
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close