Motherless Brooklyn *****

Saint Nicolas est généreux cette année. Vous continuez d’être gâtés par le cinéma. Après le magnifique LE MANS ’66, le monumental THE IRISHMAN (sur Netflix), l’enrageant SORRY WE MISSED YOU, le non moins formidable LES MISERABLES et l’excellent J’ACCUSE, cette semaine un autre scintillant rescapé du Festival de Toronto vous tombe dessus avec l’incroyable MOTHERLESS BROOKLYN, réalisé et interprété par un Edward Norton touché par la grâce…et par 5 étoiles. Vous nous en direz des nouvelles. À voir aussi, IT MUST BE HEAVEN, le nouveau film satirique de Elia Suleiman, mention spéciale du jury à Cannes. Les fans de Patrick Bruel et/ou de Fabrice Luchini ne voudront pas rater LE MEILLEUR RESTE À VENIR, tandis que THE ADDAMS FAMILY se rappelle à notre bon souvenir sous forme de film d’animation.  Et finalement, félicitations au Ciné Scala à Diekirch, qui est allé chercher DEUTSCHSTUNDE de Christian Schwochow, un film allemand du réalisateur de la première saison de BAD BANKS et des épisodes 5 et 6 de la Saison 2 de THE CROWN, un film que nous attendions à Utopia, mais qui n’y est jamais arrivé! Jean-Pierre THILGES

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MOTHERLESS BROOKLYN *****

Brooklyn Affairs; Drame policier; Réalisateur, scénariste: Edward Norton, d’après le roman de Jonathan Lethem; avec Edward Norton, Willem Dafoe, Gugu M’Batha-Raw, Alec Baldwin,  Bruce Willis, Cherry Jones, Bobby Canavale, Fisher Stevens; Directeur/Photo: Dick Pope; Musique: Daniel Pemberton; USA 2019, 145 minutes. Toronto Intl. Film Festival 2019.

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New York dans les années 1950. Lionel Essrog, détective privé souffrant du syndrome de Tourette, enquête sur le meurtre de son mentor et unique ami Frank Minna. Grâce aux rares indices en sa possession et à son esprit obsessionnel, il découvre des secrets dont la révélation pourrait avoir des conséquences sur la ville de New York. Des clubs de jazz de Harlem aux taudis de Brooklyn, jusqu’aux quartiers chics de Manhattan, Lionel devra affronter l’homme le plus redoutable de la ville pour sauver l’honneur de son ami disparu. Et peut-être aussi la femme qui lui assurera son salut…

Avec ses 145 minutes de projection, MOTHERLESS BROOKLYN est un film monumental et obsessionnel, écrit, produit, réalisé et interprété par Edward Norton qui, en interprétant un détective privé soudfront du syndrome de Tourette, n’a jamais été plus convaincant de sa vie. Adaptation fidèle d’un roman à succès, BROOKLYN AFFAIRS (titre français) est très proche de l’iconographie de cet autre monument filmique, THE IRISHMAN  que Martin Scorsese a présenté sur Netflix il y a quelques jours.  Mais c’est une histoire tout à fait différente que l’on vous raocnte ici. Une descente aux enfers, jouée par des acteurs magnifiques, sur une mise en scène au quart de tour et une reconstruction d’époque qui vous en mettra plein les yeux. Un des très grands films d’une année qui a prouvé que legrand cinéma américain n’est pas mort. Il faut juste que des gens comme Scorsese, Norton ou James Mangold aient les couilles (et l’argent) pour aller à contrecourant de ce qui se fait actuellement à Hollywood, où Disney mène le jeu. 5 étoiles! (jpt)

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  • Just before the credits roll on Edward Norton’s “Motherless Brooklyn,” a dame looks up to her unlikely protector and sighs, “It’s funny how things turn out.” She’s referring to the mystery that has preoccupied us for the previous two hours and change — a sprawling, ambitious tale of murder, blackmail and corruption in mid-century New York to rival “Chinatown” in its complexity, if not necessarily that brain-bender’s elegance or appeal — but she could just as easily be speaking of the journey Jonathan Lethem’s novel took en route to the screen. “Brooklyn,” in this case, is the nickname for Lionel Essrog, aka “Freakshow,” a man with Tourette syndrome whose spontaneous tics and off-color verbal outbursts can prove embarrassing in public, but serve him well in the employ of a professional snoop named Frank Minna (Bruce Willis). For an actor like Norton, who’s made a career of high-wire roles — the stuh-stuh-stuttering schizophrenic of “Primal Fear,” the inside man who feigns autism to pull off a heist in “The Score” — Lionel represents both an enormous new challenge and an incredibly unique variation on the otherwise worn-out private eye archetype. Not since “The Singing Detective” have audiences gotten such an unconventional gumshoe, although the idea to build a classic film noir around him is all Norton’s. (Peter Debruge/Variety)

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Ajoute de dernière minute/In letzter Minute

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DEUTSCHSTUNDE

Drama; Regie: Christian Schwochow; mit Levi Eisenblättler, Ulrich Noethen, Tobias Moretti, Johanna Wokalek; Drehbuch: Heide Schwochow, nach dem Roman von Siegfried Lenz; Kamera: Frank Lamm; Musik: Lorenz Dangel; Deutschland 2019, 105 Minuten; FSK Bewertung: Besonders wertvoll.

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Der Zweite Weltkrieg ist vorüber. Im Norden Deutschlands sitzt Siggi Jepsen in einer Besserungsanstalt ein. Als er im Unterricht einen Aufsatz über die „Freuden der Pflicht“ verfassen soll, findet er keinen Anfang. Zur Strafe muss er die gestellte Aufgabe in Einzelhaft beenden. Als der Jugendliche zu schreiben beginnt, taucht er haltlos in seine Kindheitserinnerungen ein: Er erzählt von seinem autoritären Vater Jens Ole Jepsen, ein dem NS-Regime ergebener Dorfpolizist, der in den letzten Kriegsjahren seinem Freund, dem Maler Max Ludwig Nansen, ein Malverbot überbringen und dieses überwachen muss. Sein üersteigertes Pflichtbewusstsein treibt ihn zur radikalen Ausführung dieser Aufgabe an. Selbst seinen Sohn Siggi bezieht er in die Überwachung des Verbots mit ein. Aber auch der Maler setzt auf die Unterstützung des Jungen. Als Siggi beginnt, den Maler zu decken und seine Bilder zu retten, gerät er mehr und mehr zwischen die Fronten. Fragen nach Pflicht, Verantwortung und Menschlichkeit werden letztlich unausweichlich…
  • Verfilmung des gleichnamigen Klassikers von Siegfried Lenz, der sich mit der NS-Zeit und der Aufarbeitung derselben in den Nachkriegsjahren befasst.Wir dachten schon dass wir vergeblich auf diese Neuverfilmung des Romans von Siegfried Lentz warten müssten, doch hat das Scala in Diekirch die Ehre der Luxemburger Kinos gerettet. Denn deutsches kino besteht nicht nur aus dumpfen Komödien oder Elias M’Barek.  (jpt)

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  • Mit „Deutschstunde“ bringt Regisseur Christian Schwochow den gleichnamigen Nachkriegsroman von Siegfried Lenz eindrucksvoll auf die Kinoleinwand. Im Figurenensemble und den Erzählsträngen auf das Wesentliche verdichtet und in seiner historischen Anlage auf die übliche Symbolik beinahe gänzlich verzichtend, spannt der Film seine Geschichte über den Widerspruch zwischen Pflicht und Humanität und das Verhältnis von Persönlichkeitsentwicklung und Gesellschaft auf. Geformt wird die Erzählung zu weiten Teilen im filmischen Subtext: System und Struktur, in denen sich die Figuren bewegen und gefangen sind, bilden sich in der Plastizität der endlos weiten, rauen Küstenlandschaft und der spürbaren Enge der düsteren Wohnräume ab. Karge Dialoge, die ihre Aussagekraft zwischen den Zeilen entfalten und eine auditiv wie visuell subtil platzierte Motivsprache mit strukturgebender Wirkung erzeugen dabei eine Tiefschichtigkeit, die vielseitige Zugänge erlaubt. (Lisa Haussman/ visionkino.de)

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IT MUST BE HEAVEN

Comédie dramatique; Réalisateur, scénariste: Elia Suleiman; avec Elia Suleiman, Gael Garcia Bernal, Tarik Kopty; Directeur/Photo: Sofian El Fani;  France/Quatar/ Allemagne/Canada/Turquie/Palestine 2019, 102 minutes; Mention spéciale du Jury, Prix Fipresci Festival de Cannes 2019.

ES fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie. Un conte burlesque explorant l’identité, la nationalité et l’appartenance, dans lequel Elia Suleiman pose une question fondamentale : où peut-on se sentir ” chez soi ” ?

Né à Nazareth le 28 juillet 1960, Elia Suleiman vit à New-York de 1981 à 1993. Durant cette période, il réalise ses deux premiers courts-métrages : Introduction à la fin d’un argument et Hommage par assassinat, qui lui valent plusieurs récompenses. En 1994, il s’installe à Jérusalem où la Commission Européenne le charge de créer un département Cinéma et Média à l’Université de Birzeit. Son premier long-métrage “Chronique d’une disparition” reçoit le prix du Meilleur Premier Film au Festival de Venise de 1996. En 2002, “Intervention Divine” remporte le Prix du Jury au Festival de Cannes et le prix du Meilleur Film Étranger aux European Awards à Rome. Son dernier long-métrage, “Le Temps qu’il reste”, a été sélectionné en Compétition lors du Festival de Cannes 2009. En 2012, Elia Suleiman réalise le court-métrage “Diary of a Beginner”, inclus dans le long-métrage collectif “7 Jours à La Havane” présenté la même année au Festival de Cannes, dans la section Un Certain Regard. (Extrait du dossier de presse)

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LE MEILLEUR RESTE À VENIR

Comédie dramatique; Réalisateurs, scénaristes: Matthieu Delaporte, Alexandre De la Patellière; avec Fabrice Luchini, Patrick Bruel, Zineb Triki; Directeur/Photo: Guillaume Schiffmann; Musique: Jérôme Rebotier; France 2019, 117 minutes.

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Suite à un énorme malentendu, deux amis d’enfance, chacun persuadé que l’autre n’a plus que quelques mois à vivre, décident de tout plaquer pour rattraper le temps perdu…

“Le Prénom”, précédente réalisation du duo Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière, est sortie il y a sept ans, en 2012 (et s’est avérée très lucrative puisqu’elle a fait plus de 3.3 millions d’entrées en France). Ils ont ensuite enchaîné avec plusieurs projets pour le cinéma et la télévision, comme Un illustre inconnu (également mis en scène par Matthieu Delaporte), Papa ou maman 1 et 2 ainsi que la série adapté des deux films. Le premier explique : “Nous avons aussi beaucoup voyagé avec Le Prénom puisque la pièce a été jouée dans plus de 30 pays et écrit deux nouvelles pièces. Avec Alexandre, on se retrouve tous les jours depuis 20 ans, à notre bureau, pour inventer des histoires. On développe toujours plusieurs projets en parallèle. Mais on les garde, dans un coin de nos têtes, pendant un an avant d’en ébaucher les contours sur le papier. C’est le temps qu’il faut pour savoir quelle histoire nous est essentielle, quel sujet résiste. C’est une sorte de sélection naturelle !” (Extrait du dossier de presse)

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THE ADDAMS FAMILY

La Famille Addams; Film d’animation; Réalisateurs: Conrad Vernon, Greg Tiernan; avec les voix (v.o) de Oscar Isaac, Charlize Theron, Chloë Grace Moretz, Bette Midler, Allison Jenney; Scénariste: Matt Lieberman; Musique: Mychel & Jeff Danna; USA 2019, 87 minutes.

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La famille Addams, qui vivait jusque-là retranchée dans leur demeure, juchée en haut d’une colline brumeuse du New Jersey, se prépare à recevoir des membres éloignés encore plus étranges qu’eux à l’occasion de la Mazurka de Pugsley. Une cérémonie aux allures de rite de passage qui doit se dérouler devant la famille au complet et où le jeune garçon doit prouver qu’il est prêt à devenir un véritable mâle Addams. Mais ils ne savent pas que leur voisine du bas de la colline — la décoratrice d’intérieur et animatrice de télévision aux dents longues ,Margaux Needler — est en train de mettre sur pied un quartier préfabriqué, tout en couleurs pop et en perfection. Quand le brouillard se lève, révélant la demeure des Addams, la sombre bâtisse semble se dresser entre la jeune ambitieuse et son rêve de vendre toutes les maisons du quartier pour devenir la personnalité la plus plébiscitée que la télévision ait jamais créée…

La Famille Addams n’est pas un reboot mais une nouvelle manière d’aborder la bande dessinée de Charles Addams, publiée pour la première fois en 1930 dans le New Yorker. L’un des réalisateurs, Greg Tiernan, explique : “Pour cette adaptation nous avons choisi de ne pas représenter les personnages totalement à l’identique de la bande dessinée de Charles Addams, mais ils sont dans le même esprit. Il était primordial pour nous de le saisir et de le conserver intact pour le transmettre au public”. (Extrait du dossier de presse)

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  • “The Addams Family” is a luscious piece of macabre design. The characters have been computer-drawn so that they’re exceedingly close to the ones in Charles Addams’ original cartoons, and the film is full of keen visual details like Lurch’s ancient cracked fingernails, or Wednesday’s pigtails braided like hanging nooses, or the army of spiders that comes scuttling out of Morticia’s dress to form a bridge over the bottomless pit in the basement. Cousin Itt gets voiced by Snoop Dogg as a hairball in pimp duds. Yet this kind of animated trope will take you only so far. The movie was directed by Greg Tiernan and Conrad Vernon, the co-directors of “Sausage Party,” which was an exuberantly accomplished R-rated bash, one that had a script (by Seth Rogen and Evan Goldberg, among others) that sizzled with an imagination as profuse as it was naughty; in its dirty-minded way, it had a vision. “The Addams Family” has an overly processed outré harmlessness. It’s so busy treating its famous domesticated ghouls as icons that it forgets to rediscover what’s memorable about them.                                             (Owen Gleiberman/Variety)

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