Lara, Instinct…et les autres

Depuis peu, les cinémas dits “de province” ont commencé à présenter des films en provenance de l’Allemagne – souvent très intéressants – qui n’ont pas trouvé une place dans la programmation des cinémas en ville. Ainsi, la semaine passée, DEUTSCHSTUNDE (****) de Christian Schwochow, d’après le roman de Siegfried Lenz,  est arrivé au Scala à Diekirch et continue sa tournée cette semaine au Starlight à Dudelange. Le Scala enchaîne ce mercredi avec LARA de Jan Ole Gerstner, dans lequel on retrouve – aux côtés de Corinna Harfouch et Tom Schilling – notre ami luxembourgeois André Jung. Découvert au Festival de Toronto, le très brûlant et très engagé INSTINCT (****) de Halina Reijn fait son entrée au Ciné Utopia, où vous aurez également droit à LOLA VERS LA MER de Laurent Micheli et au mélodrame brésilien LA VIE INVISIBLE D’EURIDICE GUSMAO de Karim Aïnouz. Pour ceux qui préfèrent s’éclater sans trop tester leur matière grise, JUMANJI NEXT LEVEL de Jake Kasdan sera sans doute la préparation idéale pour les grosses machines de fin d’année, le nouveau STAR WARS – RISE OF SKYWALKER de J.J.Abrams et la non moins attendue (par certains) version cinéma de la comédie musicale CATS, réalisée par Tom Hooper, dont la bande-annonce nous a bouché un coin. Finalement, les tout petits qui ont déjà fait le plein d’Elsa et de sa frangine, pourront se consoler avec DER KLEINE RABE SOCKE – SUCHE NACH DEM VERLORENEN SCHATZ. Jean-Pierre THILGES

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Au Ciné Scala à Diekirch

LARA

Drama; Regie: Jan-Ole Gerstner; mit Corinna Harfouch, Tom Schilling, André Jung, Rainer Bock; Drehbuch: Blaz Kutin; Kamera: Frank Griebe; Musik: Arash Safalan; Deutschland 2019, 98 Minuten; Offizielle Auswahl Karlovy Vary Filmfestival 2019: Beste Darstellerin, Spezialpreis der Jury, Preis der Ökumenischen Jury; FBW Prädikat Besonders Wertvoll. 

Als sie ihren früheren Klavierprofessor trifft und ihm vom bevorstehenden Konzert ihres Sohnes erzählt, sagt sie: “Sie haben ihn ja unterrichtet.” – “Indirekt”, schränkt der Alte ein. Damit ist die Spur gelegt. Lara war seine Schülerin und ist dann doch Verwaltungsbeamtin geworden. Hat also der Sohn getan, was die Mutter tun wollte? Warum ist die Verbindung beider abgerissen und sie nicht einmal eingeladen heute Abend zur großen Premiere? Lara irrt durch ihren Geburtstag, der exakt an dem Tag ist, an dem der Sohn seine erste Komposition präsentiert. Eine geheimnisvolle Verbindung. Schließlich kauft sie die Restkarten für das Konzert ihres Sohnes auf und verschenkt sie an andere Menschen. Vielleicht ist das Verhältnis von Mutter und Sohn so kühl, weil die Liebe beider der Musik gilt…

  • Deutsches Kino besteht nicht nur aus Klamauk, Komödie, Til Schweiger oder Elyas M’Barek.  Leider jedoch finden die meisten der anspruchsvolleren Filme aus deutschen Landen nur sehr selten oder viel zu spät den Weg in unsere Kinos. Im CDAC, d.h. in den sogenannten Provinzkinos über Land, scheint jedoch seit kurzem ein neuer Wind zu wehen, was uns letzte Woche (endlich) Christian Schwochows Siegfried-Lenz-Verfilmung DEUTSCHSTUNDE bescherte, diese Woche Jan-Ole Gerstners preisgekrönten Film LARA  und demnächst dann wohl auch Caroline Links ALS HITLER DAS ROSA KANINCHEN stahl. Diese Entwicklung kann uns nur recht sein, da das deutsche Qualitätskino in den letzten Jahren viel zu kurz in unseren Kinos kam. (jpt)

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  • LARA ist Jan-Ole Gersters zweite Langfilmregiearbeit, die unter Beweis stellt, dass der Regisseur, der schon OH BOY zu einem Filmereignis werden ließ, einen ganz eigenen Ton setzen kann. Gerster und sein Kameramann Frank Griebe begleiten eine überwältigend spielende Corinna Harfouch als Lara durch die Straßen Berlins, einer Stadt, die Gerster wie eine zusätzliche Hauptfigur inszeniert. Fließend laufen die einzelnen Sequenzen, Begegnungen und Ereignisse ineinander über, die Dialoge wirken ungezwungen und fast schon wie improvisiert, auch Blicke und Gesten erscheinen ganz natürlich, auch wenn spürbar ist, wieviel detaillierte Nuancen in Inszenierung, Licht- und Tonsetzung stecken. Zu den stärksten Momenten gehören die Auseinandersetzungen zwischen Lara und ihrem Sohn Victor, den Tom Schilling gewohnt intensiv und gefühlvoll spielt. Hier machen Gesten und Blicke Gefühle zwischen Mutter und Sohn deutlich, ohne diese in Worte packen zu müssen. Geschickt spielt das Drehbuch von Blaž Kutin mit Erwartungen, die mal amüsanten, mal berührenden, mal frustrierenden Begegnungen wirken nie vorhersehbar und die Figuren sind stets ambivalent, sie erzählen vom Scheitern, vom Bedauern, aber auch von der Hoffnung und dem Drang zum Leben. Die subtile Spannung, die den Zuschauer keine Minute loslässt, und eine faszinierende und starke Protagonistin machen LARA zu großem deutschen Kino. (FBW Wiesbaden)

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INSTINCT ****

Drame; Réalisatrice: Halina Reijn; avec Carice Van Houten, Marwan Kenzari; Scénaristes: Esther Gerritsen, Halina Reijn; Directeur/Photo: Jasper Wolf; Musique: Ella van der Woude; Pays-Bas 2019, 98 minutes; Sélection officielle Toronto 2019.

Nicoline, une psychologue expérimentée, entame un travail temporaire dans une institution de réhabilitation et de réinsertion sociale pour hommes, où elle rencontre Idris, un patient aussi charismatique que manipulateur, incarcéré pour violences sexuelles. Au bout d’une thérapie de six mois, il est prévu que l’homme puisse quitter la prison pour quelques heures, sans supervision. Mais Nicoline s’y oppose avec véhémence – elle est convaincue que l’homme est toujours dangereux…

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  • Un film chargé de sexualité et d’adrénaline, d’une intensité à couper le souffle. Porté par deux acteurs qui crèvent l’écran  – Carice van Houten (Zwartboek), Marwan Kenzari (Aladdin), le film pose toutes les bonnes questions que la communauté se pose depuis l’émergence du mouvement “Me too”, mais le fait sur un niveau viscéral qui est loin de tout ce que vous auriez pu voir sur le sujet à ce jour. Une histoire magnifiquement mise en scène par l’actrice Halina Reijn, dont c’est le premier film. Aucune hypocrisie, aucune fausse pudeur, un psychodrame sensuel sans réel début, sans réelle fin. Du pur cinéma! Europeén en plus.  Quatre étoiles! (jpt) 

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  • As a prison shrink seduced by a dangerous inmate — or is it the other way round? — Carice van Houten is on electrifying form in Halina Reijn’s risky, impressive debut. Now that “Game of Thrones” has finally reached its conclusion, releasing its gifted international ensemble into the casting wilds, will Hollywood remember just what it has in Carice van Houten? It’s not that the statuesque Dutch thesp hasn’t been consistently employed since her startling 2006 breakout in Paul Verhoeven’s “Black Book,” or even that she’s been underappreciated. (She just, after all, landed an Emmy nod to send off her vivid work as Melisandre in the HBO juggernaut.) But few filmmakers have tested her emotional breadth and technical control the way Verhoeven did — and for anyone who’s forgotten the extent of van Houten’s skill set, actress-turned-filmmaker Halina Reijn’s impressive, icily disciplined debut feature “Instinct” provides a fearsome reminder. Perhaps van Houten just responds best to the care of a confident provocateur. It’s apt that her strongest big-screen showcase since “Black Book” is the kind of hot, confrontational psychodrama you can imagine Verhoeven himself dreaming up, albeit with a frank view of gendered desire and power play that clearly establishes a woman’s perspective behind the camera. (Guy Lodge/Variety)

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LOLA VERS LA MER

Comédie dramatique; Réalisateur: Laurent Micheli; avec Mya Bollaers, Benoît Magimel, Els Deceukelier; Scénaristes: Marion Doussot, Laurent Micheli, Agnès Feuvre; Directeur/Photo: Olivier Boonjing; Musique: Ralf Keunen; Belgique/France 2019, 90 minutes; Format 4:3.

Alors que Lola, jeune fille transgenre de 18 ans, apprend qu’elle va enfin pouvoir se faire opérer , sa mère, qui devait la soutenir financièrement, décède. Afin de respecter ses dernières volontés, Lola et son père, qui ne se sont pas vus depuis deux ans et que tout oppose, sont obligés de se rendre jusqu’à la côte belge. En chemin, ils réaliseront que l’issue du voyage n’est peut-être pas celle à laquelle ils s’attendaient…

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Lola vers la mer est réalisé par le Belge Laurent Micheli, un metteur en scène issu du théâtre. Il s’agit de son deuxième long métrage après “Even Lovers Get The Blues”, qui dresse le portrait amoureux et sexuel d’une jeunesse désabusée. Le cinéaste explique pourquoi il a voulu traiter du sujet de la transidentité : “Je crois que souvent au cinéma, le besoin de raconter un récit naît d’une double envie : l’une intime, l’autre politique. La raison intime c’est le besoin de me replonger dans ma propre adolescence, dans cette période où le monde adulte me paraissait violent, archaïque, peu à l’écoute de la jeunesse et de ses besoins. (…) La raison politique, c’est le besoin d’écrire un personnage principal issu d’une minorité et de le porter en haut de l’affiche, lui donner cette tribune et cette visibilité. J’ai toujours été sensible aux questions lgbt, ça fait partie de mon quotidien et c’est donc naturellement que j’ai eu envie de parler de la transidentité.” (Extrait du dossier de presse)

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LA VIE INVISIBLE D’EURÍDICE GUSMÃ0

Titre original: A Vida Invisível de Eurídice Gusmão; Mélodrame romantique; Réalisateur: Karim Äinouz; avec Carol Duarte, Julia Stockler, Gregorio Duvivier; Scénaristes: Murilo Hauser, Karim Aïnouz, Inés Bortagaray, d’après le roman de Martha Batalha; Directeur/Photo: Hélène Louvart; Musique: Benedikt Schiefer; Brésil/Allemagne 2019, 139 minutes; Prix Un Certain regard Cannes 2019.

Rio de Janeiro, 1950. Euridice, 18 ans, et Guida, 20 ans, sont deux soeurs inséparables. Elles vivent chez leurs parents et rêvent, l’une d’une carrière de pianiste, l’autre du grand amour. A cause de leur père, les deux soeurs vont devoir construire leurs vies l’une sans l’autre. Séparées, elles prendront en main leur destin, sans jamais renoncer à se retrouver…

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  • This year’s Cannes Un Certain Regard winner is a nourishing melodrama elevated by Karim Aïnouz’s singular, saturated directorial style. A “tropical melodrama” is how the marketing materials bill “The Invisible Life of Eurídice Gusmão.” If that sounds about the most high-camp subgenre ever devised, Karim Aïnouz’s ravishing period saga lives up to the description — high emotion articulated with utmost sincerity and heady stylistic excess, all in the perspiring environs of midcentury Rio de Janeiro — while surprising with its pointed feminist politics and occasionally sharp social truths. Anyone already familiar with Aïnouz’s work will know to expect a florid sensory experience, but even by the Brazilian’s standards, this heartbroken tale of two sisters separated for decades by familial shame and deceit is a waking dream, saturated in sound, music and color to match its depth of feeling. From the first, jungle-set shot, the redoubtable d.p. Hélène Louvart gives the film the daubed, traffic-light palette of a ripe mango; were it possible, you’d expect it to have an aroma to match. (Guy Lodge/Variety)

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JUMANJI – THE NEXT LEVEL

Film d’aventures, comédie; Réalisateur: Jake Kadan; avec Dwayne Johnson, Jack Black, Kevin Hart, Danny Glover, Danny DeVito, Colin Hanks; Scénario: Jake Kasdan, Jeff Pinkner, Scott Rosenberg; Directeur/Photo: Gyula Pados; Musique: Henry Jackman; USA 2019, 124 minutes.

L’équipe est de retour mais le jeu a changé. Alors qu’ils retournent dans Jumanji pour secourir l’un des leurs, ils découvrent un monde totalement inattendu. Des déserts arides aux montagnes enneigées, les joueurs vont devoir braver des espaces inconnus et inexplorés, afin de sortir du jeu le plus dangereux du monde.

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  • Moins nul que “Jumanji : Bienvenue dans la jungle”, “Jumanji : Next Level” est même un peu drôle, malin, rythmé et entraînant… au début. Avant que tout ne redevienne simplet et lourd, dans les rails du blockbuster basique et niais. Mais cette fois, personne ne pourra faire mine d’être surpris. (Ecran Large) Si cet ersatz de “Jumanji” n’a plus grand-chose à voir avec le film de 1995, il a le mérite d’essayer des choses malheureusement jamais assez audacieuses pour convaincre vraiment. Une comédie d’aventures qui distraira peut-être les pré-ados. (Les Fiches du Cinéma)

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DER RABE SOCKE

SUCHE NACH DEM VERLORENEN SCHATZ

Animationsfilm; Regie: Verena Fels, Sandor Jesse; mit den Originalstimmen von Jan Delay, Anna Thalbach, Dieter Hallervorden, usw.; Drehbuch: Katja Grübel, nach den Kinderbüchern von Nele Moost und Annet Rudolph; Musik: Alex Komlew; Deutschland 2019, 73 Minuten.

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Ungeschickt wie er nun mal ist, ruiniert der kleine Rabe das alljährliche Waldfest als er aus Versehen in die Torte fällt, auf die sich alle Kinder so gefreut hatten. Zur Strafe verdonnert Frau Dachs ihn, den Dachboden aufzuräumen. Was zunächst nach viel langweiliger Arbeit aussieht, entpuppt sich schon bald als der Beginn eines aufregenden neuen Abenteuers: Beim Reinemachen findet er nämlich eine Schatzkarte, gezeichnet von Opa Dachs, der vor Jahren spurlos verschwand. Der Legende nach soll der Finder des Schatzes König oder Königin des Waldes werden. Das lässt sich Socke natürlich nicht zweimal sagen und macht sich mit seinem besten Freund Eddi-Bär auf die Suche. Natürlich gilt es dabei, mit viel Witz und Ideenreichtum allerlei Rätsel zu lösen und Hindernisse zu überwinden. Und dann müssen die beiden auch noch feststellen, dass sie nicht die Einzigen sind, die den Schatz so schnell wie möglich finden wollen…

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  • Mit SUCHE NACH DEM VERLORENEN SCHATZ unter der Regie von Verena Fels findet nun schon der dritte Teil der RABE SOCKE-Reihe seinen Weg auf die große Leinwand. Die Geschichten basieren auf der gleichnamigen Kinderbuchreihe von Nele Moost und Annet Rudolph – und wieder einmal zeigt sich, worin der Charme und der Zauber dieser Geschichten rund um den kleinen frechen Raben besteht. Denn Socke ist mutig, frech, traut sich zu, Dinge zu tun und anzupacken – und doch kann er nichts ohne seine Freunde schaffen, die alle ganz unterschiedlich und zusammen einfach am stärksten sind. Der Wald und die Welt, durch die die kleinen Helden ihren Weg gehen, ist mit warmen und leuchtenden Farben gestaltet, die etwas rasanteren Sequenzen sind nie übertrieben laut oder hektisch. Und auch die Länge des Films sorgt dafür, dass auch die jüngsten Kinofans nie überfordert sind. Wie schon in den vergangenen Teilen ist auch hier die Wahl der Sprecher exzellent gelungen, angefangen von Jan Delay, der dem kleinen Raben genau das richtige Maß an Coolness und Übermut verleiht, über Anna Thalbach als gütige Tante und Dieter Hallervorden als verschollener Opa Dachs. DER KLEINE RABE SOCKE – SUCHE NACH DEM VERLORENEN SCHATZ ist für die jüngsten Zuschauer ein idealer Einstieg in die Kino-Unterhaltung. Lehrreich, spannend und sehr unterhaltsam. (FBW Wiesbaden)

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