1917 arrive!

Le premier grand film de 2020 (tourné en 2019) nous arrive cette semaine: 1917 de Sam Mendes plonge le spectateur dans l’enfer des tranchées de la Première Guerre mondiale, en donnant l’impression d’avoir été tourné en un seul et unique plan-séquence de 119 minutes, avec la complicité du génial directeur de la photographie qu’est Roger Deakins. Les critiques qui nous parviennent d’Amérique et de Grande-Bretagne sont enthousiastes, nous le verrons en vision de presse (merci Kinepolis) ce lundi matin et nous ne manquerons pas de vous servir nos impressions à chaud. Le reste de la semaine risque de ne pas venir au chevet de 1917, même si l’animation japonaise est de la partie avec WEATHERING WITH YOU/LES ENFANTS DU TEMPS, et même si le drame scandinave FØR FROSTEN/BEFORE FROST nous interpelle, du moins sur le papier. Et les fans d’action à l’américaine trouveront peut-être leur bonheur dans 21 BRIDGES. Finalement, ALS HITLER DAS ROSA KANINCHEN STAHL de Caroline Link, qui est sorti la semaine passée au Scala à Diekirch, est une bonne surprise,  et devrait – selon nous – être présenté aux écoles pour faire comprendre aux gosses ce que cela représente d’être un fugitif – ou plus encore  – un enfant fugitif! Jean-Pierre THILGES

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1917 *****

Drame de guerre; Réalisateur: Sam Mendes; avec George MacKay, Dean-Charles Chapman, Mark Strong, Andrew Scott, Richard Madden, Colin Firth, Benedict Cumberbatch; Scénaristes: Sam Mendes, Kristy Wilson-Cairns; Directeur/Photo: Roger Deakins; Musique: Thomas Newman; GB/USA 2019, 119 minutes.

Pris dans la tourmente de la Première Guerre Mondiale, Schofield et Blake, deux jeunes soldats britanniques, se voient assigner une mission à proprement parler impossible. Porteurs d’un message qui pourrait empêcher une attaque dévastatrice et la mort de centaines de soldats, dont le frère de Blake, ils se lancent dans une véritable course contre la montre, derrière les lignes ennemies…

  • Estomaquant! Techniquement époustouflant! Un tour de force à la fois technique et dramatique. Tourné en une série de plans-séquence par Roger Deakins et certainement une armée d’assistants, le film donne l’impression d’avoir été réalisé d’un trait. Certaines séquences sont d’une beauté à couper le souffle, d’autres vous glaceront le sang! Un drame de guerre comme le cinéma ne les a que rarement produit! Le premier grand film de 2020. Et des Golden Globes plus que mérités. Courez-y, dès mercredi. 5 étoiles. (jpt)

Sam Mendes: “La première fois que j’ai compris la réalité de la guerre, c’est quand mon grand-père m’a raconté son expérience de la Première Guerre mondiale. Le film ne relate pas l’histoire de mon grand-père, mais s’attache plutôt à évoquer son esprit – ce que ces hommes ont subi, leurs sacrifices, et leur foi en quelque chose qui les dépassait. Nos deux protagonistes doivent participer à une mission périlleuse les conduisant à passer en territoire ennemi afin de livrer un message vital et de sauver ainsi 1600 soldats : notre caméra ne les lâche jamais. Je voulais m’attacher à chacun de leurs pas et sentir leur souffle, et mon chef-opérateur Roger Deakins et moi-même avons discuté de notre envie de tourner “1917” de la manière la plus immersive possible. Nous avons conçu le film pour projeter le spectateur dans ce que nos deux jeunes héros ont vécu. C’est le projet le plus enthousiasmant de ma carrière.” (Dossier de presse)

1917 n’a pas été filmé en un seul plan-séquence, mais en plusieurs longues prises qui ont ensuite été montées ensemble pour donner l’impression d’une seule et unique scène. Sam Mendes avait employé un procédé similaire pour la scène d’ouverture de “Spectre”, mais le fait d’utiliser ce dispositif pour un film tout entier était une expérience nouvelle pour lui. Une fois cette idée validée, il était important de caler les scènes pendant les quatre mois de répétition du film, et de préparer le plateau dans les moindres détails. Il fallait d’abord déterminer les déplacements des acteurs dans chaque scène, puis planifier précisément les mouvements d’appareil. (Dossier de presse)

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  • Sam Mendes turns western front horror into a single-shot masterpiece. This phantasmagoric first world war nightmare from the British director is ambitious and unshakeable storytelling. Sam Mendes’s “1917” is an amazingly audacious film; as exciting as a heist movie, disturbing as a sci-fi nightmare. Working with co-writer Krysty Wilson-Cairns, he has created a first world war drama of the Western Front and a terrible journey undertaken by two boys like a ghost train ride into a day-lit house of horror, periodically descending into night as if going underwater and then resurfacing into an alien world, bright with menace. And it’s all filmed in one extraordinary single take by cinematographer Roger Deakins, a continuous fluid travelling shot (with digital edits sneaked in, evidently at those moments where we lose sight of them, or in moments of darkness or explosion – but where exactly, I mostly couldn’t tell) . (Peter Bradshaw/The Guardian)

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21 BRIDGES

Titre français: Manhattan Lockdown; Film d’action; Réalisateur: Brian Kirk; avec Chadwick Boseman; Sienna Miller, J.K.Simmons, Taylor Kitsch; Scénaristes: Adam Mervis, Matthew Carnahan; Directeur/Photo: Paul Cameron; Musique: Henry Jackman; USA 2019, 111 minutes.

Une course-poursuite infernale pour appréhender deux tueurs de flics à New York. L’inspecteur Davis est prêt à tout pour les coincer, d’autant qu’une gigantesque machination se dessine derrière leurs agissements. Pour les piéger, il va complètement isoler l’île de Manhattan, fermant l’ensemble de ses ponts, dans une spectaculaire opération…

  • Ça court, ça flingue, et Chadwick Boseman, sorti de son rôle de « Black Panther », assure à mort. Du cinéma fast-food : on voit, on oublie. (Nouvel Observateur) Ce thriller urbain musclé mise sur son unité de lieu (New York) et de temps (une nuit) pour raconter une traque sans relâche, enchaînant courses-poursuites et fusillades sur un rythme soutenu. (Le journal du Dimanche) Spécialiste des séries télé, le réalisateur se con­tente d’alterner scènes d’action et bavar­da­ges interminables. (Télérama)

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  • ‘Black Panther’ star Chadwick Boseman is the most interesting thing about a conspiracy-minded cop movie centered on an intense Manhattan manhunt. For those who discovered Chadwick Boseman in the role of “Black Panther,” it’s about time the actor showed audiences what else he’s capable of. Sure, Boseman was back on the big screen a few months later in “Avengers: Infinity War” — but Marvel obviously underestimated his potential, giving Boseman far too little to do, then snapping him away for most of the sequel. Now, with “21 Bridges,” the actor who’d shown such potential as Jackie Robinson (in “42”) and Thurgood Marshall (“Marshall”) gets a chance to branch out, proving what someone of his caliber can do for an otherwise routine police thriller. The feature debut of veteran TV director Brian Kirk (“Game of Thrones,” “Luther”), “21 Bridges” is dark, cynical and nearly slick enough to disguise how stupid it is. Nearly. The movie introduces the novel idea of a New York City manhunt so hot, the mayor agrees to block every route leading into or out of Manhattan. (Peter Debruge/Variety)

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WEATHERING WITH YOU/LES ENFANTS DU TEMPS

Titre japonais: Tenki no Ko; Animation numérique; Réalisateur, scénariste: Makoto Shinkai; avec les voix (v.o. japonaise) de Kotro Daigo, Nana Mori, Shun Oguri; Directeur/Photo: Ryosuke Tsuda; Musique: Radwimps; Japon 2019, 114 minutes; Toronto Intl. Film Festival 2019.

Jeune lycéen, Hodaka fuit son île pour rejoindre Tokyo. Sans argent ni emploi, il tente de survivre dans la jungle urbaine et trouve un poste dans une revue dédiée au paranormal. Un phénomène météorologique extrême touche alors le Japon, exposé à de constantes pluies. Hodaka est dépêché pour enquêter sur l’existence de prêtresses du temps. Peu convaincu par cette légende, il change soudainement d’avis lorsqu’il croise la jeune Hina…

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  • A runaway boy from an island, Hodaka, and Hina, a city girl who has the ability to change the rain to sunshine, join forces in “Weathering With You”, Makoto Shinkai’s long-awaited anime follow-up to his 2017 “Your Name”. That smash hit, which became the second-highest-grossing anime film of all time after it topped $357 million worldwide, is a hard act to follow. But all things are relative: The new film has already grossed in excess of $100 million since it came out in July and is expected to top Disney’s live-action Aladdin to become Japan’s biggest theatrical release of 2019. “Weathering With You” is also headed for the voracious Chinese market and is the country’s 2020 Oscar submission. (…) Once again, Shinkai takes sure aim at the teenage market and its taste for romance and magical realism. He works with many of the creators of “Your Name”, including producers Noritaka Kawaguchi and Genki Kawamura, animation director Masayoshi Tanaka who designed the characters in the earlier film and the Japanese rock band “Radwimps” for the bouncy, blasting score. All the pieces are in place for a charming tale of magical powers and the price of using them, and once again the ending revolves around an environmental disaster. Adding it up, the film has the same charming characters and delightfully detailed pastel artwork of its predecessor, but in exchanging “Your Name’s” sci-fi component for a mythical-magical story, it loses a bit of quota. (Deborah Young/The Hollywood Reporter)

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FØR FROSTEN/BEFORE THE FROST

Drame; Réalisateur: Michael Noer; avec Jesper Christensen, Clara Rosager, Ghita Nørby; Scénaristes; Jesper Fink, Michael Noer; Directeur/Photo: Sturla Brandth Grovlen; Musique; Rune Tonsgaard Sorensen; Danemark/Suède 2018, 104 minutes; Toronto Intl. Film Festival 2018.

Danemark, 1850. À l’arrivée de l’hiver, Jens, un paysan âgé, et sa famille risquent de mourir de faim. Dans la perspective d’un nouvel hiver rude et impitoyable, Jens décide de marier sa fille au fils des voisins. Mais lorsqu’un riche agriculteur de la région veut acheter les terres de Jens, ce dernier y voit une opportunité pour un avenir encore meilleur…

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  • A bleak and fiercely acted tale of rural strife. A tour-de-force performance from veteran Danish actor Jesper Christensen (Melancholia, Casino Royale) fully anchors Before the Frost (For Frosten), an immersive rural period piece that has the feel of a dreary, rain-sodden 19th century novel. The fifth feature from writer-director Michael Noer, whose Papillon remake from 2017 failed to impress, this weighty return to form follows a struggling paterfamilias trying to keep food on the table in a relentless and godforsaken part of backwoods Denmark. Premiering in Toronto’s Contemporary World Cinema section, the film may not be the easiest sell outside of Scandinavia, but its intensely played study of agrarian hardship is worth a look. (Jordan Mintzer/The Hollywood Reporter)

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THOMAS UND SEINE FREUNDE: GROSSE WELT! GROSSE ABENTEUER!

Originaltitel: Thomas & Friends: Big World! Big Adventures! Digitaler Animations-film; Regie: David Stoten, nach den Kinderbüchern von Pastor Wilbert Awdry;  GB 2018, 85 Minuten; deutsche Synchronfassung.

Die Lok Thomas erlebt gerne aufregende Abenteuer. Da kommt ihm der Vorschlag des frechen Rennwagens Ace, der neu in Sodor ist, gerade recht: Thomas soll um die ganze Welt reisen und damit die erste Dampflok werden, der dieses Wagnis gelingt! Also macht sich Thomas auf den Weg. Seine Reise führt ihn quer über alle fünf Kontinente, durch Wüsten, Dschungel und Gebirge. Überall gibt es etwas Interessantes zu lernen. In Kenia freundet er sich mit der Lok Nia an, die ihn fortan auf seiner Reise begleitet. Doch die Reise ist nicht immer leicht für die beiden, denn manchmal gibt Rennwagen Ace ein zu schnelles Tempo vor. Doch eigentlich ist gar nicht so wichtig, wie schnell man reist: Viel wichtiger ist doch, was man dabei erlebt…

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  • The overhaul here seems sincere if a little strained, and the franchise deserves some points for unshackling Thomas from the yesteryear universe of creator the Rev Wilbert Awdry, a vicar and railway enthusiast. But the lazy gender stereotypes need to go. Predictably, the super-cool, risk-taking racing car is male, while the role of the female engine is to be virtuous and peace-making. And if Thomas really is going to lunge for the zeitgeist, where’s the rail disruption, journey chaos and apoplectic passengers venting their frustration on social media? (Cath Clarke/The Guardian)

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