Dark Waters…

Sie spielt selber, aber hören kann man sie nicht: Nina Hoss in "Das Vorspiel"

Parmi les sorties normales de la semaine, deux films particulièrement réussis se détachent du lot: DARK WATERS **** de Todd Haynes, un drame autour d’un scandale écologique qui vole dans la gueule de Donald Trump, même si l’affaire relatée remonte à 1998, et LA VÉRITÉ de Hirokazu Kore-eda, qui offre un rôle en or à Catherine Deneuve, dont on pourrait même dire qu’elle se joue elle-même ici. Guy Ritchie revient à ses premiers amours – le film de gangsters “branché” – avec THE GENTLEMEN *** , alors que ni THE BOY II – BRAHM’S CURSE, ni LUCKY vont nous faire sortir de notre trou. Parmi les avant-premières, marquez déjà d’un point rouge la sortie du formidable DAS VORSPIEL/L’AUDITION **** de la cinéaste allemande Ina Weisse (un nom à retenir), avec une Nina Hoss phénoménale dans le rôle principal. DAS VORSPIEL est aussi le premier film auquel nous avons accordé notre nouveau “label de qualité” TOP FILM! Et nos lecteurs écolos ne voudront pas rater BUTENLAND, un documentaire allemand sur la première “maison de retraite” pour vaches. Meuh! Jean-Pierre THILGES

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DARK WATERS ****

Drame écologique; Réalisateur: Todd Haynes; avec Mark Ruffalo, Anne Hathaway, Tim Robbins, Bill Camp, Bill Pullman;  Scénariste: Matthew michael Carnehan, Mario Correa, Nathaniel Rich, basé sur des faits réels; Directeur/Photo: Edward Lachman; Musique: Marcelo Zarvos; USA 2019, 126 minutes.

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En 1998, à Parkersburg en Virginie-Occidentale, le fermier Wilbur Tennant assiste impuissant à la mort de chacune des vaches de son troupeau d’élevage. Profondément préoccupé, il prélève des organes vraisemblablement viciés sur les corps de ses bêtes décédées pour comprendre le mystérieux phénomène. Arrivé au bout de ses ressources, il se tourne vers Robert Bilott, avocat spécialisé dans la défense des compagnies chimiques, pour prouver la responsabilité de la multinationale DuPont, un employeur réputé de la région qui déverse des contaminants mortels dans la nature depuis plusieurs années….

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  • Mark Ruffalo plays the lawyer who took on the Dupont chemical company in Todd Haynes’ ominously gripping fight-the-power corporate exposé: a drama that’s about nothing less than the poisoning of American life. (…) What does a rabble-rousing, fight-the-power, ripped-from-the-headlines corporate-conspiracy whistleblower drama look like in the Trump era? It looks like Todd Haynes’ “Dark Waters” — which is to say, it looks very dark indeed. And also potent and gripping and necessary.  (…) “Dark Waters,” in its stunningly real and intricately crafted way, restores some of the original shock and awe to the journalistic genre of The Conspiracies Around Us That Are Truly Happening. I put it that way because what we call “conspiracy theory” has become one of the addictions of our age (it helped Donald Trump turn his followers into a cult), and so the moment you use a word like conspiracy, you’re calling up that whole dubious ethos. But then, there aren’t too many other words for what “Dark Waters” is about: the fact that starting in the early 1950s, Dupont, the most powerful American chemical company, used toxic materials in a number of its products, knowing full well — because of the company’s own research — the disastrous effects those materials might have on anyone who came into contact with them. (Owen Gleiberman/Variety)

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LA VÉRITÉ

Comédie dramatique; Réalisateur, Scénariste: Hirokazu Kore-eda; avec Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Ethan Hawke, Ludivine Sagnier; Directeur/Photo: Éric Gautier, Musique: Alexeï Aïgui; France/Japon 2019, 107 minutes; Film d’Ouverture, Festival de Venise 2019, Toronto 2019, San Sebastian 2019.

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Fabienne, icône du cinéma, est la mère de Lumir, scénariste. La publication de ses mémoires ramène sa fille et sa famille des Etats-Unis dans la maison familiale parisienne. Mais les retrouvailles vont vite tourner à la confrontation : vérités cachées, rancunes inavouées, amours impossibles se révèlent sous le regard intrigué des hommes. Or, Fabienne est actuellement en plein tournage d’un film de science-fiction où elle incarne la fille âgée d’une mère éternellement jeune. Réalité et fiction se confondent alors, obligeant mère et fille à se retrouver…

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  • Sous couvert de retrouvailles familiales, La Vérité s’avère un réjouissant trompe-­l’œil, une mise en abyme du cinéma et de la vie des acteurs. (Le Monde) Ce n’est pas le meilleur film du cinéaste d’« Une affaire de famille », Palme d’or au dernier Festival de Cannes, mais c’est (avec « Elle s’en va », d’Emmanuelle Bercot) le meilleur portrait, en biais, de Catherine Deneuve (…). (Nouvel Observateur) Une spirale ascendante qui exauce tous nos rêves de fiction. Et ce, dès la première scène, leçon de cinéma inscrite à l’école buissonnière. (…) “La Vérité” est une comédie qui, comme toutes les bonnes comédies, s’écrit sur le fil du rasoir d’une cruauté embusquée qui foudroie la vanité. (Les inrocks) Bien que mineur dans l’éclatante filmographie du cinéaste, ce séjour pour apprendre à réapprendre et exister malgré les cassures subjectives reste un doux vertige. (Positif)

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THE GENTLEMEN ***

Comédie, film d’action; Réalisateur, Scénariste: Guy Ritchie; avec Matthew McConaughey, Colin Farrell, Charlie Hunnam, Michelle Dockery, Hugh Grant, Jason Wong, Eddie Marsan; Directeur/Photo: Alan Stewart; Musique: Christopher Benstead; GB 2020, 113 minutes.

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Quand Mickey Pearson, un Américain expatrié qui a construit un empire de marijuana très rentable à Londres, laisse entendre qu’il pourrait se retirer du marché, il déclenche une série d’évènements improbables. La capitale anglaise devient alors le théâtre de chantages, de complots, de trahisons, de pots-de-vin et d’enlèvements. Une multitude de personnages colorés tenteront de soudoyer Mickey afin de devenir propriétaires de sa lucrative entreprise… (Résume: cinoche.com)

  • Après le désastre artistique (et néanmoins succès financier) de ALADDIN, Guy Ritchie revient à ses premiers amours – le film à gangsters ultra-branché, ultra-speedé et ultra-surécrit. C’est le genre de film où – si on comprend bien l’anglais – on ne va certainement pas se faire chier, mais où, au bout d’un certain moment, on se dit quand-même que “trop, c’est trop”, juste avant de se fendre la gueule avec la prochaine vanne. Les acteurs sont triés sur le tas et on voit au bout de leur nez qu’ils se sont fichtrement bien amusés pendant le tournage, en poussant les clichés du parfait petit malabar anglo-saxon/américain à leur paroxysme. Petite note historique: Le film a été financé par la société Miramax, jadis fondé (et plus tard vendu) par un certain Monsieur Weinstein, qui a fait la Une hier. (jpt) 

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  • For Ritchie fans not burnt out on the sundry guns-and-geezers imitations spawned by his early successes, then, “The Gentlemen” is, in its own way, as much an exercise in cautious nostalgia as any Disney remake, right down to the prominent involvement of revived production company Miramax. The former house of Weinstein even gets an onscreen shoutout — courtesy of the script’s silliest fillip, a movie-within-a-movie plot with little great payoff — that does little to dispel the impression of a film made principally for the amusement of those behind it. A less forgivable blast from the past, however, is a discomfiting strain of racially-based humor running throughout Ritchie’s original script, making flat punchlines of multiple Asian characters. At such points, “The Gentlemen” leaves cheerfully shopworn territory behind, settling instead for actively retrograde. (Guy Lodge/ Variety) 

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BRAHMS: THE BOY II (aka: THE BOY: BRAHM’S CURSE)

THE BOY: LA MALÉDICTION DE BRAHMS; Épouvante; Réalisateur: William Brent Bell; avec Katie Holmes, Christopher Convery, Owain Yeoman;Scénariste: Stacey Menear; Directeur/Photo: Karl Walter Lindenlaub; Musique: Brett Detar; USA 2020, 86 minutes. 

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En l’absence de son mari, Liza est attaquée chez elle par des cambrioleurs sous les yeux de son garçon, Jude. Le choc est tel que Jude perd l’usage de la parole. Dans l’espoir d’aider à la fois sa femme, prise de cauchemars, et son fils, Sean propose de quitter Londres pour s’établir à la campagne. Peu de temps après leur installation dans un pavillon d’invités situé sur le terrain d’un manoir abandonné, Jude exhume une poupée ancienne enterrée dans un bois et la nomme Brahms. S’étant attaché à ce compagnon de porcelaine avec qui il prétend pouvoir communiquer, Jude tente d’imposer à ses parents les règles édictées par ce dernier. Mais Liza ne l’entend pas ainsi, ce qui réveille la colère de Brahms…

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  • Katie Holmes is as bored as the audience in this lazy retread of the 2016 chiller about a havoc-causing doll. (…) Watching “Brahms: The Boy II”, an awkwardly titled and staggeringly incompetent sequel to a film no one remembers, one’s mind will wander. After giving up on trying, and failing, to find some vaguely passable entertainment up on the big screen, a flurry of questions will circulate, ranging from the logical to the existential, an increasingly desperate attempt to understand the hows and whys of what got us all to this hopeless place. How did anyone think a sequel to The Boy was a worthwhile endeavour? Why isn’t Katie Holmes reading scripts before she signs on? How did a horror film get made by someone so unfamiliar with how to actually make a horror film? Why does any of this matter? (Benjamin Lee/The Guardian) 

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LUCKY

Comédie; Réalisateur: Olivier Van Hoofstadt; avec Michaël Youn, Alban Ivanov, Florence Foresti, François Berléand, Daniel Prévost; Scénaristes: Olivier Van Hoodstadt, Mourad Dhoir; Directeur7Photo: Jérôme Alméras; Musique: Agoria; France/Belgique 2019, 86 minutes.

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Pour s’en sortir, Willy et son pote Tony, endettés de naissance, ont une idée de génie : voler un chien de la brigade des stups. Mais, les choses ne se passent pas tout à fait comme ils l’avaient prévu. La seule solution : s’associer avec Caro, une flic totalement corrompue…

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Lucky est le troisième long-métrage d’Olivier Van Hoofstadt, quatorze ans après “Dikkenek” et douze ans après “Go Fast”. Durant cette période, il a réalisé le court-métrage multiprimé A/K, a tourné des publicités et des clips et s’est surtout consacré à l’écriture en développant des scénarios. (Dossier de presse)

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Avant-Premières, le 29 février

ONWARD

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Séances spéciales:  BUTENLAND

28.2. – Ciné LeParis/Bettembourg;  1.3. – Ciné Starlight/Dudelange;         2.3. Kulturhuef Grevenmacher

Dokumentarfilm; Regie, Drehbuch: Marc Pierschel; Kamera: Marc Pierschel, Steffi Köhler; Musik: Alice Bacher; Deutschland 2019, 82 Minuten.

Früher sah der vormalige Bio-Milchbauer Jan Gerdes die Kühe auf seinem Hof zwangsläufig als Produktionsmittel, deren Milcherzeugung die Existenz des Betriebs sicherte. Zwar steigerte der Landwirt sukzessive die Lebensqualität der Rinder, die sein Vater noch konventionell an Ketten hielt, letztlich überwogen aber seine moralischen Bedenken bezüglich einer immer noch nicht artgerechten Tierhaltung. Also verkaufte Gerdes im Jahr 2002 fast seinen gesamten Rinderbestand und gründete gemeinsam mit seiner Partnerin Karin Mück, die als radikale Tierschützerin und -befreierin aktiv war, einen Gnadenhof für ausgemusterte Rinder. Bis zu 45 Tiere verbringen ihren Lebensabend in dem niedersächsischen „Kuhaltersheim“, wo sie der Schlachtung entgehen und „richtig Kuh sein“ können. Inzwischen ist das Projekt als Stiftung organisiert, die sich durch Spenden und die Vermietung von Ferienwohnungen finanziert…

Jan Gerdes in "Butenland" (2019); Quelle: mindjazz pictures, DFF
  • Der Dokumentarfilmer Marc Pierschel zeigt die Routine auf dem Gnadenhof in beobachtenden Bildern ohne Off-Kommentar. Eine besondere Rolle spielen dabei der Erfahrungsschatz und die Motivation der Protagonisten Jan Gerdes und Karin Mück, die in ausführlichen Gesprächen zu Wort kommen. Zwischen den Interviewaussagen, die oft durch Fotografien veranschaulicht werden, gibt es immer wieder Drohnenflüge über das norddeutsche Deichvorland und musikalisch sanft untermalte Impressionen der frei grasenden Milchkühe. Die beschaulichen Aufnahmen vom Hof kontrastiert Pierschel mit Bildern aus der Massentierhaltung oder von Tierauktionen. Insgesamt wirkt die Machart des regional verankerten Dokumentarfilms zwar etwas betulich, inhaltlich setzt der Film dem Effizienzstreben großer Melk- und Schlachtbetriebe aber eine positive Initiative entgegen. (Christian Horn/Visionkino.de)

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Avant-Première Ciné Scala Diekirch 2.3.2020

DAS VORSPIEL/L’AUDITION ****

Le Mur des Lamentations (24.2.2020)

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La bande-annonce nostalgique

Erin Brockovich (USA 2020) de Steven Soderbergh

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