Semaine radioactive…

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Grâce notamment au travail de défrichage réalisé par le programmateur du réseau CDAC, cette nouvelle semaine de cinéma (en temps de virus, hélas) nous emmène un peu partout dans le monde, avec un biopic intéressant de Marjane Satrapi, RADIOACTIVE, une jolie comédie de gangsters argentine, HEROIC LOSERS, un polar au temps de la RDA, FREIES LAND, un drame juvénile français, JEUNESSE SAUVAGE, un documentaire luxembourgeois, RIVER TALES de Julie Schroell, un film d’horreur à connotation juive, THE VIGIL, un drôle de film d’animation belge, BIGFOOT FAMILY et une reprise d’un des meilleurs Star Wars, THE EMPIRE STRIKES BACK. Si seulement le public revenait un peu plus nombreux dans les salles qui font un gros effort pour offrir une programmation attractive, en attendant la fin du mois d’Août, où démarrera – ENFIN! – le très attendu TENET de Christopher Nolan. Jean-Pierre THILGES 

Radioactive

Salles CDAC

RADIOACTIVE ***

Drame biographique; Réalisatrice: Marjane Satrapi; avec Rosamund Pike, Sam Riley, Aneurin Barnard; Scénarisze: Jack Thorne; Directeur/Photo: Anthony Dod mantle; Musique: Evgueni & Sacha Galperine; GB 2019, 103 minutes; Film de Clôture Toronto Intl. Film Fetsival 2019, Sélection LuxFilmFest 2020. 

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Paris, fin du 19ème siècle. Marie est une scientifique passionnée, qui a du mal à imposer ses idées et découvertes au sein d’une société dominée par les hommes. Avec Pierre Curie, un scientifique tout aussi chevronné, qui deviendra son époux, ils mènent leurs recherches sur la radioactivité et finissent par découvrir deux nouveaux éléments : le radium et le polonium. Cette découverte majeure leur vaut le prix Nobel et une renommée internationale. Mais après un tragique accident, Marie doit continuer ses recherches seule et faire face aux conséquences de ses découvertes sur le monde moderne…

  • Selon toute apparance, ce beau film biographique ne passera pas dans une des salles de la capitale – il faudra donc vous déplacer dans un des cinémas du réseau CDAC, un réeseau qui depuis quelque mois continue à défricher la longue liste de films qui ne sont jamais sortis au Luxembourg. (voir aussi “Freies Land” et “The Vigil”, ci-dessous) Le film de Marjane Satrapi vaut surtout pour son approche peu orthodoxe du genre “biopic”, l’interprétation nuancée de Rosamund Pike et la photographie magnifique de Anthony Dod Mantle. Trois étoiles! (jpt) 

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  • Marie Curie parle à notre époque et à toutes les générations, parangon d’un féminisme pionnier. Rosamund Pike lui insuffle une puissante énergie. (Bande à part) Amateurs de biopics traditionnels, s’abstenir. Le film nous entraîne dans une danse envoûtante entre la poésie et la science. (Le Point) Passé l’incongruité de voir Pierre et Marie incarnés par des Anglo-Saxons dans un Paris où on parle anglais (production internationale oblige), on est emporté par la narration, le jeu habité de Rosamund Pike, l’esthétique irradiante du film et l’impression qu’il donne de flotter dans un bocal où images, musique et sons forment une matière instable. (Nouvel Observateur) Pas de grande innovation cinématographique, mais le vécu intérieur est rendu avec grâce ; l’émotion produite par cette image de courage intellectuel et humain est authentique. (Positif) Marjane Satrapi s’affranchit du biopic chronologique, mais elle commet quelques maladresses quand il s’agit de convoquer au cœur du récit les futures et tragiques conséquences nucléaires des travaux de la double Prix Nobel — Rosamund Pike, convaincante, même en anglais. (Télérama) 

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  • “Radioactive,” directed by Marjane Satrapi (“Persepolis,” “The Voices”), is the saga of how this blunt, fast-walking workaholic proved the existence of three things: radium, polonium (which she named for her home country) and love. Under her married name, Marie Curie, she became the first woman to win the Nobel prize, and less than a decade later, the first anyone to win two. These are the atoms that energize a typical biopic, but thankfully Satrapi has a terrific flair for the macabre. Once Marie and Pierre’s meet-cute is checked-off and the triumphant couple has thumbed their noses at the establishment, Satrapi and screenwriter Jack Thorne (who penned the 19th-century meteorological adventure-romance “The Aeronauts”) are free to experiment with more daring narrative risks. (Amy Nicholson/Variety) 

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LA ODISEA DE LOS GILES /HEROIC LOSERS

Comédie dramatique; Réalisateur: Sebastian Borensztein; avec Ricardo Darin, Luis Brandoni, Chino Darin; Scénaristes: Sebastian Borensztein, Eduardo Sacheri, d’après le roman “The Night of Heroic Losers” de Eduardo Sacheri; Directeur/Photo: Rodrigo Pulpeiro; Argentine 2019, 116 minutes; Toronto Intl. Film Festival 2019. 

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Dans une petite ville non loin de Buenos Aires, rien ne va plus. Après la crise économique de 2001, un petit groupe de personnes rassemble l’argent pour acheter des silos abandonnés, mais rien ne se passe comme prévu…

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  • “We’re not thieves,” insists the ringleader of a heist in “Heroic Losers,” a South American crowd-pleaser about a rural collective seeking justice against big-city banking elites. He may be wrong in the most literal sense, but like an Argentinean Danny Ocean, he’s assembled a group of amateurs who have no intention of filling their coffers with ill-gotten gains — they just want their money back. Adding to a tradition of modest heist comedies like “Going in Style” and “Big Deal on Madonna Street,” director Sebastian Borensztein has turned Argentina’s devastating early-2000s financial crisis into the sort of generous, cathartic entertainment that his characters might enjoy. That populist touch has put it on track to be the year’s biggest box-office hit in its home country… (Scott Tobias/Variety) 

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FREIES LAND

Kriminalfilm; Regie: Christian Alvart; Drehbuch: Christian Alvart, Sigi Kamml; Kamera: Christian Alvart; Musik: Christoph Schauer; Deutschland 2019,  129 Minuten. (Remake des spanischen Films “La isla minima)

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Sommer 1992 in Ostdeutschland. Als zwei Schwestern spurlos verschwinden, werden die Ermittler Markus Bach und Patrick Stein in das Dorf geschickt, um Nachforschungen anzustellen. Die Befragung der nicht übermäßig auskunftsfreudigen Bevölkerung legt zunächst nahe, dass die beiden sich einfach in den Westen abgesetzt haben, um der ostdeutschen Einöde und Perspektivlosigkeit zu entkommen. Stutzig macht die Ermittler allerdings, dass sich niemand Sorgen um die Schwestern zu machen scheint und der Fall auch sonst totgeschwiegen wird. Und schnell wird Bach und Stein klar, dass sie bei ihren Ermittlungen nicht mit der Unterstützung der Dorfgemeinschaft rechnen können, von der sich schon bald herausstellt, dass sie knietief in Lügen und Intrigen verstrickt ist. Doch dann werden zwei Leichen gefunden und es stellt sich heraus, dass schon früher Mädchen aus dem Dorf verschwunden sind…

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  • Die intensive Atmosphäre dieses Films ist nicht zuletzt der hervorragenden Kameraarbeit Alvarts geschuldet. Die Aufnahmen schnurgerader Straßen aus der Vogelperspektive, die Kläranlage mit den Becken, über denen Dampf in der Winterluft schwebt, Schauplätze wie ein Schiffsfriedhof, eine ehemalige VEB-Fabrik mit Arbeitern, die gegen Lohnkürzungen des neuen Eigners demonstrieren, deklinieren Verlorenheit durch. Die Farbpalette wirkt entsättigt und bevorzugt Braun- und Grautöne, das Licht ist diffus, gedämpft. Dieser Genrefilm nimmt einen emotional gefangen, indem er die seelische Brachlandschaft nach dem historisch-gesellschaftlichen Umbruch im Osten Deutschlands gekonnt mit fiktional-fabulierender Geste in Schwingung versetzt. (Bianka Piringer(kino-zeit.de) 

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JEUNESSE SAUVAGE

Drame; Réalisateur, scénariste: Frédéric Carpentier; avec Pablo Cobo, Darren Muselet, Léone François; Directeur/Photo: Romain LeBonniec; Musique: Pablo Pico; France 2020, 82 minutes.

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Raphaël, le chef d’une bande de jeunes voleurs de rues, voit son autorité menacée par Kevin, son fidèle lieutenant. Pour garder le pouvoir, il doit affronter la trahison et un univers de plus en plus violent, où les armes remplacent les poings…

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  • Un scénario un peu trop balisé, mais la mise en scène, jamais caricaturale, à la juste distance de ses héros, restitue à cette fiction sa rage impuissante. (Nouvel Observateur) Quelque part entre la chronique contemporaine et le souffle du western, “Jeunesse sauvage”, pour être mineur, n’en résonne pas moins comme un cri. (Les Fiches du Cinéma) Malgré quelques traits de tragédie forcés, l’immersion, naturaliste et documentée, dans ce monde de petits voleurs à la tire séduit. (Télérama) 

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  • Le réalisateur, à propos de son film: “Durant de nombreuses années, j’ai consacré une part de mon temps à encadrer et animer des ateliers de pratiques artistiques dans des cités et des quartiers difficiles. C’est une partie totalement méconnue et mal comprise de notre société, dont les médias s’obstinent à dresser un portait caricatural et manichéen. En la matière, trop souvent, ils ne savent pas de quoi ils parlent. J’y ai pour ma part fait des rencontres très fortes et découvert des personnes brillantes qui avaient le tort de ne pas êtres nées au bon endroit et qui ont pris, très jeunes, les chemins de la délinquance. Venu pour leur proposer quelque chose de différent, je me suis retrouvé à partager leur vie et observer de l’intérieur leur relation au monde. De ces moments privilégiés sont nés la matière de “Jeunesse Sauvage” et le désir de montrer un univers méconnu et pourtant tellement proche de nous : le monde des voleurs.”(Extrait du dossier de presse) 

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Séance unique: Films made in Luxembourg

RIVER TALES /CUENTOS DEL RIO

Documentaire; Réalisatrice: Julie Schroell; Luxembourg 2019, 82 minutes; Edinburgh Docufest 2019; LuxFilmFest 2020. 

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Le mythique fleuve San Juan, situé entre les océans Atlantique et Pacifique au Nicaragua, symbolise 500 ans de colonisation et d’exploitation des ressources naturelles et a vu plus de 70 projets de canal avorter. Un homme d’affaires chinois voudrait à présent prendre le contrôle de cette route tant convoitée par Christophe Colomb à son arrivée dans le « Nouveau Monde », faisant naître les pires peurs, mais ranimant aussi les espoirs d’une vie meilleure parmi la population locale. Yemn, acteur et instituteur, rentre à El Castillo, son village natal, où il crée un groupe de théâtre avec les enfants du village. Alors que leurs familles ont du mal à joindre les deux bouts et sont obligées de migrer au Costa Rica pour y travailler, les enfants répètent une pièce de théâtre sur l’histoire de leur rivière. Cela leur permet de réfléchir aux fondements de leur identité ainsi qu’à l’avenir de leur pays face au projet de canal chinois…

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  • “Raconte-moi le fleuve” est ce que l’on peut appeler un documentaire précieux et nécessaire. Son esthétique délicate et travaillée en fait aussi un beau moment de cinéma. (Cineuropa) 

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Salles CDAC (uniquement en v.a.???)

THE VIGIL

Film d’épouvante; Réalisateur, scénariste: Keith Thomas; avec Dave Davis, Menashe Lustig, Malky GoldmanDirecteur/Photo: Zach Kuperstein; Musique: Michael Yezerski; ; USA 2019, 88 minutes; Toronto Intl. Film Festival 2019 – Midnight Madness; Sitges 2019; Gerardmer 2020

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New York, Brooklyn. Après avoir quitté la communauté juive orthodoxe, Yakov, à court d’argent comme de foi, accepte à contrecœur d’assurer la veillée funèbre d’un membre décédé de ce groupe religieux. Avec la dépouille du défunt pour seule compagnie, il se retrouve bientôt confronté à des phénomènes de plus en plus inquiétants…

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  • Billed as a “Jewish horror movie,” Keith Thomas’ “The Vigil” doesn’t dive very deep into theology or even specific traditional superstitions in its tale of a long night for a protagonist watching over a recently deceased Orthodox man’s body. Nonetheless, the cultural context adds novelty to an effectively creepy, small-scale chiller that does a nice job eking suspense from its simple story and limited setting. A first feature for novelist-turned-director-scenarist Keith Thomas, this has modest prospects likely to play out primarily in home formats, but the unusual slant on genre themes could spur interest from viewers not normally attracted to horror films. (Dennis Harvey/Variety) 

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BIGFOOT FAMILY

Animation numérique; Réalisateurs: Ben Stassen, Jérémie Degruson; Scénaristes: Ben Stassen, Jérémie Degruson; Musique: Puggy; Belgique/France 2020, 92 minutes; Sélection officielle Annecy 2020.

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Depuis son retour en ville, Bigfoot est devenu la star des médias. Au grand dam de son fils Adam, qui rêvait d’une vie de famille paisible. L’adolescent essaye de dompter les incroyables pouvoirs hérités de son père et trouve réconfort auprès de la folle ménagerie abritée sous son toit. Lorsque Bigfoot est alerté par des militants écolos, il s’envole pour l’Alaska, bien décidé à combattre les méfaits de la société pétrolière X-Trakt. Quelques jours plus tard, le monde entier est sous le choc : l’aventurier velu a disparu. Le sang d’Adam ne fait qu’un tour. Cap sur le Grand Nord avec sa mère Shelly, Trapper un raton-laveur intrépide et Wilbur l’ours maladroit, pour retrouver son super-papa…

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Puisque Disney et les autres distributeurs américains se font toujours prier pour sortir des films porteurs, les enfants feraient bien de se rabattre sur ce film d’aventures plutôt rigolo, réalisé en Belgique par la société de Ben Stassen. Nous avons vu environ 15 minutes d’extraits au récent Festival d’Annecy (en ligne) et nous avons été agréablement surpris. Alors plutôt que de poireauter en attendant que les Américains lèvent leur cul pour soutenir les cinémas, faites plaisir à vos gosses avec ce film de vacances plutôt bienvenu, qui est – en fait – une suite de “Son of Bigfoot”. (jpt)

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Reprise

STAR WARS – THE EMPIRE STRIKES BACK ****

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La bande-annonce nostalgique

LAWRENCE OF ARABIA de David Lean (1962) *****

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Le Mur des Lamentations 3.8.20 (work in progress)

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Il faut retourner au cinéma…

sinon de telles images risquent de disparaître à tout jamais! 

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