Un Ours, un Père sold out, un Russe…

 

168930536_10159494357931052_5918735147058490727_n.jpgC’est à désespérer du monde. Aux USA, KING KONG VS GODZILLA encaisse 54 millions de dollars en quelques jours, dans le reste du monde, le gorille et le lézard en sont déjà plus de 250 millions  de recettes et…au Luxembourg, où les cinémas sont les seuls à être ouverts dans un rayon de plus de mille kilomètres, les exploitants doivent toujours se battre pour que les distributeurs bruxellois leur donnent des films. Cinéart, dont THE FATHER est présenté en trois avant-premières ce mercredi, doit se féliciter du geste, car les trois séances étaient sold out en quelques heures seulement. Belga a sorti SPACE BOY et la presse a soutenu le film pour enfants comme rarement. Disney/Searchlight a sorti NOMADLAND et les gens vont le voir.  Espérons que d’autres distributeurs se fassent une raison que les Luxembourgeois veulent retourner au cinéma et que les exploitants des salles devraient être soutenus, plutôt que d’être forcés à se contenter de fonds de tiroir, ou de passer les mêmes films pendant six mois.

Ce qui ne veut pas dire que le film iranien  THERE IS NO EVIL soit un fond de tiroir, puisqu’il a remporté l’Ours d’Or à Berlin en 2020 – il sort dans la foulée  du LuxFilmFest, dont il fut le film de clôture. Les salles du CDAC ont dû aller chercher ENDINGS/BEGINNINGS chez un distributeur allemand. Sinon, il reste un film russe, SILVER SKATES, sous-titré en anglais et un film bollywoodien, VAKEEL SAAB, présenté en version telugu, sous-titrée en français. Il faut vraiment saluer la détermination de nos cinémas à ne pas se laisser abattre, alors que l’Europe entière, et certainement nos voisins belges, allemands et français, nous envient le privilège de voir les films sur grand écran. Même si c’est en russe ou en telugu !

Alors Bruxelles, secouez-vous!

Jean-Pierre THILGES

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6 nominations aux Oscars 2021

THE FATHER

Attention – les 3 séances sont complètes

Drame; Réalisateur; Florian Zeller, avec Antony Hopkins, Olivia Colman, Imogen Poots, Rufus Sewell, Mark Gatiss; Scénaristes: Christopher Hampton, Florian Zeller, d’après la pièce de Florian Zeller; Directeur/Photo: Ben Smithard; Musique: Ludovico Einaudi; GB/France 2020, 97 minutes; Sélection officielle Festival de Toronto 2020; 6 nominations aux Oscars 2020, dont meilleur film et meilleur acteur. 

À Londres, vers la fin de sa vie, Anthony est en perte progressive d’autonomie. Ingénieur retraité, il répète constamment les mêmes phrases, oublie des noms et crée des situations malaisantes en mélangeant son présent avec des souvenirs de son passé. Il ne se rend pas compte de la réduction de ses capacités intellectuelles et refuse catégoriquement d’accepter des soins infirmiers à domicile. Témoin de la détérioration de sa santé mentale, sa fille Ann l’entoure avec beaucoup de tendresse et d’affection. Elle se retrouve devant un dilemme déchirant lorsqu’elle doit choisir entre déménager à Paris pour y vivre avec son nouveau conjoint ou rester avec son père malade…

  • La meilleure preuve que les gens ont vraiment envie de retourner au cinéma voir de films de qualité, c’est que les trois avant-premières de THE FATHER étaient complètes en quelques heures seulement. Pourquoi donc annoncer le film quand-même dans les HATARI PAPERS ? Tout simplement pour rappeler aux autres distributeurs aussi bruxellois que récalcitrants que le public est bien là et qu’il serait grand temps qu’ils soutiennent les cinémas luxembourgeois (les seuls qui soient ouverts) en mettant à leur disposition des films dignes du nom. À ce sujet, lisez également la “Lettre ouverte aux distributeurs bruxellois” publiée hier par les HATARI PAPERS. (jpt) 

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  • Anthony Hopkins delivers a tour-de-force performance in Florian Zeller’s drama of dementia, which puts us in the mind of a man who’s losing his. There have been some good dramas about people sliding into dementia, like “Away From Her” and “Still Alice,” but I confess I almost always have a problem with them. As the person at the center of the movie begins to recede from her adult children, from the larger world, and from herself, he or she also recedes — at least, this is my experience — from the audience. I have never been sure how to get around that, but in “The Father,” the French playwright and novelist Florian Zeller, making his auspicious debut as a feature-film director (the movie is based on his 2014 play), has found a way. (Owen Gleiberman/Variety)

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Ours d’Or Berlin 2020

THERE IS NO EVIL

Titre original: Sheytan Vojud Nadarad; Drame; Réalisateur: Mohammad Rasoulof; avec Ehsan Mirhosseini, Shaghayeg Shourian, Kaveh Ahangar; Iran/Allemagne/République tchèque 2020; Ours d’Or Berlin 2020/Film de clôture LuxFilmFest 2021.

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Les histoires de quatre hommes face à des choix cornéliens engageant leur existence entière et celle de leurs proches. Iran, de nos jours. Heshmat est un mari et un père exemplaire mais nul ne sait où il va tous les matins. Pouya, jeune conscrit, ne peut se résoudre à tuer un homme comme on lui ordonne de le faire. Javad, venu demander sa bien-aimée en mariage, est soudain prisonnier d’un choix cornélien. Bharam, médecin interdit d’exercer, a enfin décidé de révéler à sa nièce le secret de toute une vie. Ces quatre récits sont inexorablement liés. Dans un régime despotique où la peine de mort existe encore, des hommes et des femmes se battent pour affirmer leur liberté.

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  • In Iran, executions are often carried out by conscripted soldiers, which puts an enormous burden on the shoulders of ordinary citizens. And what are we to make of the condemned, for whom guilt can sometimes be a capricious thing, dictated by a severe and oppressive Islamic regime — the same one that accused Iranian director Mohammad Rasoulof of “endangering national security” and “spreading propaganda” against the government? When Rasoulof returned from Cannes in 2017, following the premiere of his film “A Man of Integrity,” he was banned from filmmaking for life and sentenced to a year in prison. But as a man of integrity himself, the director could not stop. His latest film, “There Is No Evil,” premiered in competition at the Berlin Film Festival, where instead of being silenced, Rasoulof launches his most openly critical statement yet, a series of Kafkaesque moral parables about Iran’s death penalty and its perpetrators, made in open defiance of the restrictions the government put on him. (Peter Debruge/Variety) 

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Exclusivité Salles CDAC

ENDINGS, BEGINNINGS

Drame; Réalisateur: Drake Doremus; avec Shailene Woodley, Jamie Dornan, Sebastian Stan; Scénaristes: Jardin Libaire, Drake Doremus; Directeur/Photo: Marianne Bakke; Musique: Philip Ekström; USA 2019, 110 minutes.

Une femme idéaliste tente de remettre sa vie amoureuse et financière sur les rails, mais se retrouve en plein triangle amoureux entre un bad boy libre d’esprit et son meilleur ami plus stable et érudit….

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  • This movie — whose title, “Endings, Beginnings,” is cutesily withheld until just before the credits roll — is like the mumblecore version of “The Philadelphia Story,” wherein Katharine Hepburn sleeps with both suitors, discovers she’s pregnant by one of them and winds up “Bringing Up Baby” on her own (now I’m just mixing my screwball comedy comparisons). The key difference between that era and this one is the attitude director Drake Doremus shows his leading lady: Daphne may acknowledge that her life is a mess, but Doremus doesn’t judge her for it. She’s allowed to make mistakes. (Men do it all the time — and the ones around her more than most.) Her journey is about learning to take responsibility, but also to go easy on herself, however contradictory those two concepts may sound. (Peter Debruge/Variety) 

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Cinéma Russe

SILVER SKATES

Titre original: Serebryanye Konki; Drame romantique; Réalisateur: Michael Lokshin; avec Fedor Fedotov, Doyna Priss, Yuriy Borisov; Scénariste: Roman Kantor, vaguement inspiré du roman “Silver Skates/Hans Brinker” de Mary Mapes Dodge; Directeur/Photo: Igor Grinyakin; Musique: Guy Farley; Russie 2020, 130 minutes; version originale, sous-titres anglais.

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Fin du XIXe siècle, à Saint-Pétersbourg. Matvey, 18 ans, travaille dans une boulangerie. Injustement licencié, il rejoint une bande de pickpockets dirigée par le révolutionnaire, Alex. Parallèlement, la fille d’un haut fonctionnaire, Alisa, rêve d’étudier les sciences, ce qui va à l’encontre des idées conservatrices de son père quant au rôle de la femme dans la société. Contre toute-attente, les deux jeunes gens vont se croiser…

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Nous n’avons – hélas – pas trouvé de critique dans une langue que nous comprenons, mais au vu de la bande-annonce, on peut s’attendre à une imagerie russe très spectaculaire et très romantique. (jpt) 

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Kinepolis goes Bollywood

VAKEEL SAAB

Le Mur des Etoiles

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THE HATARI PAPERS et le MUR DES ETOILES

sont publiés par

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