La vie est un long film tranquille…

 Semaine du 2 au 8 mars 2022

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Outre le LuxFilmFest 2022, qui déploie se ailes dès ce jeudi, la programmation de la semaine n’est pas en reste, puisque quatre nouveaux films et une belle reprise viennent s’ajouter au festin: DRIVE MY CAR de Ryusuke Hamaguchi est un des grands candidats aux Oscars, tout comme BELFAST de Kenneth Branagh, dont le beau DEATH ON THE NILE  reste d’ailleurs à l’affiche. THE BATMAN de Matt Reeves va faire courir les foules, tandis que THE INNOCENTS d’Eskil Vogt risque de se perdre dans la mêlée, alors qu’il vaut certainement un coup d’oeil. Quant à A WOMAN OF PARIS de Chalres Charles  Chaplin, ce film muet de 1923 est sans doute le moins connu dans l’oeuvre du grand Charlot.

Jean-Pierre THILGES

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Drive my Car/Doraibu mai kâ

Drame; Réalisateur: Ryûsuke Hamaguchi; avec Hidetoshi Nishijima, Tôko Miura, Reika Kirishima; Scénaristes: Ryûsuke Hamaguchi, Takamasa Oe, basé sur un nouvelle de Haruki Murakami; Directteur/Photo: Hidetoshi Shinomiya; Musique: Eiko Ishibashi; Japon 2021, 179 minutes; Prix du Scénario, Prix Fipresci Festival de Cannes 2021; 4 nominatiosn aux Oscars 2022. 

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Yusuke Kafuku est un acteur et metteur en scène de théâtre. Il aime passer du temps au volant de sa Saab 900 afin d’apprendre et de peaufiner ses textes. Un jour, il obtient une résidence artistique à Hiroshima pour monter la pièce “Oncle Vania” de Tchekhov. Entre la composition d’une troupe polyglotte et les répétitions, son quotidien s’annonce chargé. Sa seule hésitation concerne une règle qui l’empêche de conduire son véhicule. On lui assigne une chauffeuse, Misaki, pour s’occuper des déplacements. Au fil des trajets, des échanges et des confidences, ces deux âmes mélancoliques finiront par se rapprocher en parlant de leur passé… (Synopsis: cinoche.com)

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  • Autour du deuil, de la parole vraie, de l’écoute et de la création artistique, Drive My Car de Ryûsuke Hamaguchi fait naître des moments de cinéma d’une grâce absolue. Une merveille de film. (Bande à part) La beauté de “Drive My Car” réside dans sa manière de donner chair à une série d’abstractions et de dispositifs purement théoriques, d’employer toutes sortes d’éléments du médium cinéma pour leur faire dégorger leur sensualité autonome et en faire les instruments d’une vérité singulière. (Le Monde) Il y a l’ampleur, la profusion, la profondeur de champ d’un grand roman dans le film d’Hamaguchi, épopée en voiture individuelle où s’engouffre bien plus encore, au gré des nombreuses bifurcations dont son récit a le goût, entre lesquelles il fraie peu à peu un dédale de chemins imprévisibles et néanmoins limpides. (Libération) Une œuvre cohérente, attentive à la parole et à l’écoute et comptant désormais parmi les plus exigeantes du cinéma contemporain. (Positif) Un metteur en scène et sa jeune chauffeuse. Leurs échanges, de plus en plus intimes, les confrontent au passé, réparent leurs blessures. Splendide. (Télérama) 

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BELFAST

Comédie dramatique; Réalisateur, scénariste: Kenneth Branagh; avec Jude Hill, Caitriona Balfe, Jamie Balfe, Judi Dench, Ciarán Hinds; Directeur/Photo: Haris Zambarloukos; Musique: Van Morrrison; GB 2021, 98 minutes, 6 nominations aux Oscars 2022.

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Été 1969 : Buddy, 9 ans, sait parfaitement qui il est et à quel monde il appartient, celui de la classe ouvrière des quartiers nord de Belfast, où il vit heureux, choyé et en sécurité. Mais vers la fin des années 1960, alors que le premier homme pose le pied sur la Lune et que la chaleur du mois d’août se fait encore sentir, les rêves d’enfant de Buddy virent au cauchemar. La grogne sociale latente se transforme soudain en violence dans les rues du quartier. Buddy découvre le chaos et l’hystérie, un nouveau paysage urbain fait de barrières et de contrôles, et peuplé de bons et de méchants…

 

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  • Nightmarishness meets nostalgia as Jamie Dornan and Judi Dench star in a scintillating Troubles-era coming-of-age tale. There is a terrific warmth and tenderness to Kenneth Branagh’s elegiac, autobiographical movie about the Belfast of his childhood: spryly written, beautifully acted and shot in a lustrous monochrome, with set pieces, madeleines and epiphanies that feel like a more emollient version of Terence Davies. Some may feel that the film is sentimental or that it does not sufficiently conform to the template of political anger and despair considered appropriate for dramas about Northern Ireland and the Troubles. And yes, there is certainly a spoonful of sugar (or two) in the mix, with some mandatory Van Morrison on the soundtrack. There’s a key climactic scene about how you disarm a gunman in the middle of a riot if you have no gun yourself, which has to be charitably indulged. But this film has such emotional generosity and wit and it tackles a dilemma of the times not often understood: when, and if, to pack up and leave Belfast? Is it an understandable matter of survival or an abandonment of your beloved home town to the extremists? (Peter Bradshaw/The Guardian) 

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THE BATMAN

Film d’action; Réalisateur:Matt Reeves; avec Robert Pattinson, Zoë Kravitz, Paul Dano, Colin Farrell, Andy Serkis, John Turturro, Jeffrey Wright; Scénaristes: Matt Reeves, Peter Craig, basé sur des personnages de Bob Kane, Bill Finger; Directeur/Photo: Greig Fraser; Musique: Michael Giacchino; USA 2022, 175 minutes.

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Deux années à arpenter les rues en tant que Batman et à insuffler la peur chez les criminels ont mené Bruce Wayne au coeur des ténèbres de Gotham City. Avec seulement quelques alliés de confiance – Alfred Pennyworth, le lieutenant James Gordon – parmi le réseau corrompu de fonctionnaires et de personnalités de la ville – le justicier solitaire s’est imposé comme la seule incarnation de la vengeance parmi ses concitoyens. Lorsqu’un tueur s’en prend à l’élite de Gotham par une série de machinations sadiques, une piste d’indices cryptiques envoie le plus grand détective du monde sur une enquête dans la pègre, où il rencontre des personnages tels que Selina Kyle, alias Catwoman, Oswald Cobblepot, alias le Pingouin, Carmine Falcone et Edward Nashton, alias l’Homme-Mystère…

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  • Where do you go after “The Dark Knight”? Ben Affleck blew it, and even Christopher Nolan, who brought unprecedented levels of realism and gravitas to that franchise-best Batman saga, couldn’t improve on what he’d created in his 2012 sequel. So what is “Cloverfield” director Matt Reeves’ strategy? Answer: Go darker than “The Dark Knight,” deadlier than “No Time to Die” and longer than “Dune” with a serious-minded Batman stand-alone of his own. Leaning in to those elements doesn’t automatically mean audiences will embrace Reeves’ vision. But this grounded, frequently brutal and nearly three-hour film noir registers among the best of the genre, even if — or more aptly, because — what makes the film so great is its willingness to dismantle and interrogate the very concept of superheroes. (Peter Debruge/Variety) 

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THE INNOCENTS/DE USKYLDIGE

Drame d’épouvante; Réalisateur, scénariste: Eskil Vogt; avec  Rakel Lenora Fløttum, Alva Brynsmo Ramstad, Sam Ashraf; Directeur/Photo: Sturla Brandth Fodstad; Musique: Pessi Levanto; Norvège 2021, 117 minutes; Un certain regard, Festival de Cannes 2021.

Un été, quatre enfants se découvrent d’étonnants pouvoirs et jouent à tester leurs limites, loin du regard des adultes. Mais ce qui semblait être un jeu d’enfants, prend peu à peu une tournure inquiétante…004-1

  • Grand film magique sur les petits cauchemars de l’enfance, et donc de la vie, The Innocents est une merveille qui sonde les ténèbres pour mieux y retrouver un peu de lumière. (Ecran Large) “The Innocents” tend pour tout dire vers une forme de perfection, qui pourrait intimider si elle servait un récit rugueux et didactique, comme le laissaient augurer les précédents tentatives du metteur en scène derrière la caméra. Fort heureusement, grâce aux sujets abordés et à leur approche sensible, il n’en est rien. Le cinéaste trouve dans l’exploration de l’enfance, de ses joies et de ses troubles, l’épiphanie qu’il lui fallait. (Mad Movies) Ce cinéma sans artifice évident, retenu et conforme à l’image de la société scandinave est une alternative rafraîchissante à une tradition un peu pesante. La ligne claire appliquée au thriller, en quelque sorte. (L’Humanité) C’est le film le plus effrayant que j’ai vu depuis plusieurs années. Sans doute parce qu’avant d’être un film d’horreur, c’est un film sur l’enfance. (Positif) 

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Exclusivité Cinextdoor

A WOMAN OF PARIS (1923)

Titre français: L’Opinion Publique; Drame romantique; Réalisateur, scénariste: Charles Chaplin; avec Edna Purviance, Carl Miller, Clarence Geldert, Adolphe Menjou;  Directeur/Photo: Roland Totheroh, Jack Wilson; Musique: Louis F. Gottschlak, Fritz Stahlberg, Charles Chaplin; USA 1923, 82 minutes/8 bobines.

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Marie St.Clair vit avec un père tyrannique dans un petit village français. Elle réussit à s’échapper un soir pour aller retrouver son fiancé Jean Millet, mais à son retour son père ne la laisse pas rentrer à la maison, pas plus que le père de Jean ne veut les accueillir chez lui. Marie et Jean décident de s’enfuir à Paris. Mais au dernier moment, Jean ne peut rejoindre Marie à la gare car son père vient de mourir d’une crise cardiaque. Croyant que Jean l’a abandonnée, Marie part seule pour Paris…

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  • It was a very serious Mr. Chaplin who conceived the film, and a serious Mr. Chaplin who evolved its technique – serious in spite of the frequent sallies of typical Chaplinesque humour, – but the Mr. Chaplin who chose the story material must have done so with his tongue in his cheek. He selected the oldest and most hackneyed theme in the kinema, and determined to give it, for the first, and only time, life. (Whether it is worth vivifying is beside the point. Chaplin at least thought that it was.) A stock formula has arisen for treating the story of the country lovers, parted by misunderstanding, the lure of the city, the seductive villain with a flat at any lady’s disposal, the reappearance of the country lover, and his forgiveness of the girl’s indiscretion. But Chaplin, accepting the story, discards the formula. He sets out to show just what would happen under these circumstances in real life – how such characters would develop under, and govern, their conditions – how the trivialities of life would intermingle with the drama, pressing in close and stifling. He presents the loneliness of it all. He has found a tragedy in the most unexpected place in the world, the bare bones of stock melodrama. (The Guardian/1925) 

LE MUR DES ETOILES

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