On respire un peu ! Après la pléthore de nouveaux fims sortis la semaine dernière, le calme revient sur nos écrans. LA CACHE de Lionel Baier et (peut-être) RENTAL FAMILY de Hikari (Mitsuyo Miyazaki) sortent un peu du lot. Les amis des bêtes (mais pas que) seront enchantés par LE CHANT DES FORÊTS de Vincent Munier, qui a reçu d’excellentes critiques, tandis que nous n’avons pas trop de trépidations pour RETURN TO SILENT HILL de Christophe Gans ou MARSUPILAMI de Philippe Lacheau. Finalament, chez Cinextdor, la belle initiative KUERZ & KNACKEG – Short Films made in Luxembourg nous replonge dans les années 1990.
Jean-Pierre THILGES
SEMAINE DU 4 au 10 FEVRIER

Films made in/with Luxembourg
LA CACHE ***
Comédie dramatique; Ecrit et réalisé par Lionel Baier; avec Michel Blanc, Dominique Raymond, Ethan Chimienti, Larisa Faber; France/Luxembourg 2025, 90 minutes; Berlinale 2025, LuxFilmFest 2025, Ethan Chimenti nommé au Filmpräis 2025.

Christophe, 9 ans, vit les événements de mai 68, planqué chez ses grands-parents, dans l’appartement familial à Paris, entouré de ses oncles et de son arrière-grand-mère. Tous bivouaquent autour d’une mystérieuse cache, qui révèlera peu à peu ses secrets…

- Encore un joli film français qui ne se serait pas fait sans l’apport du Luxembourg ! Qui a également apporté Ethan, le fils de notre ami Pablo Chimenti, un papa tout fier de son fiston. (jpt) Un petit miracle de comédie. (Télérama) Repoussant sans cesse les attaques d’une tristesse tapie dans l’ombre (elle n’a pas sa place chez nous ! affirme la mamie), Baier orchestre une mise en scène respirant à pleins poumons l’esprit effronté, pop et graphique de son époque. Ses trouvailles visuelles ne sont jamais de simples gimmicks tape-à-l’œil. (L’Obs) Situé en 1968, le film tient à distance ses protagonistes, avec l’idée que, chez les Boltanski, dehors, c’est dangereux, c’est encore le trauma, la Shoah, les SS. Face à ce fonctionnement, le spectateur oscille entre un sentiment d’effroi et une forme de tendresse à l’égard de cette bande, qui, malgré sa nature fusionnelle, capte l’esprit de révolte, de changement, de pensée. (Le Monde) Tout en suggestion, “La Cache” compte sur la complicité des spectateur·rices et réussit à nous faire sourire tout en nous perçant le cœur au détour d’un plan. Un très beau film. (Les Inrocks) Ce pittoresque évite la gratuité, non grâce à l’inutile dispositif de mise en abyme que Baier lui appose, mais parce qu’il réussit à faire exister son décor central : un appartement de la rue de Grenelle que chaque génération se révèle incapable de quitter, comme aimantée par la cache qui y abrita le grand-père pendant la guerre. (Cahiers du Cinéma)

RENTAL FAMILY
Comédie dramatique; Réalisé par Hikari (Mitsuyo Miyazaki); avec Brendan Fraser, Takehiro Hira, Mari Yamamoto; USA 2025, 110 minutes; Toronto Intl. Film Festival 2025.

Le comédien américain Phillip Vandarploeug s’est installé à Tokyo, au Japon, où il vit en décrochant de petits rôles dans des productions mineures depuis sept ans. L’homme, d’un naturel solitaire et taciturne, rencontre à tout hasard l’employé d’une agence de casting qui lui propose d’incarner différents personnages choisis dans la vie de gens réels qui traversent certaines épreuves. D’abord réticent, Phillip interprète des rôles parfois cruciaux auprès d’inconnus dont le quotidien transforme sa manière de voir le monde…(Synopsis: Régie du Cinéma Qiébec)

- In Hikari’s schmaltzy, Tokyo-set feature, a sad American takes an unconventional acting gig, only to discover a deeper purpose when there are no cameras around. (…) A movie like “Rental Family” lives or dies by its tone, and the one Hikari strikes is reflected in the concerned creases of Fraser’s forehead: It’s maudlin and unconvincing, means well but isn’t above manipulating us for the desired emotional outcome. Phillip pours too much of himself into each part, but the movie isn’t mean-spirited enough to treat him like a bad actor, depriving the project of some much-needed humor. Practically the only star who could handle this awkward blend of sincerity and sentimentality was Robin Williams, and rarely has a film premise seemed better suited to his skills. (Peter Debruge/Variety)


RETURN TO SILENT HILL
Film d’épouvante; Réalisé par Christophe Gans; avec Jeremy Irvine, Hannah Emily Anderson, Robert Strange; France/Allemagne/GB/USA 2026, 106 minutes; Festuval de Gérardmer 2026.

Lorsqu’il reçoit une mystérieuse lettre de Mary, son amour perdu, James est attiré vers Silent Hill, une ville autrefois familière, aujourd’hui engloutie par les ténèbres. En partant à sa recherche, James affronte des créatures monstrueuses et découvre une vérité terrifiante qui le poussera aux limites de la folie….
- Director Christopher Gans returns to the haunted town franchise but can’t seem to figure out what to do with it. (The Guardian)


Egalement en IMAX
MARSUPILAMI
Comédie familiale; Réalisé par Philippe Lacheau; avec Philippe Lacheau, Jamel Debbouze, Elodie Fontan, Jean Rémi; France 2026, 99 minutes.

Pour sauver son emploi, David accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess, son fils Léo, et son collègue Stéphane, aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos !


LE CHANT DES FORÊTS
Documentaire; Ecrit, réalisé et interprété par Vincent Munier; France 2025, 93 minutes
Après “La Panthère des neiges”, Vincent Munier vous invite au coeur des forêts des Vosges. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affut dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent. Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le Grand Tétras…

- Un film intime, contemplatif, d’une puissance émotionnelle ahurissante, reposant sur deux transmissions. Celle de Michel Munier, père du cinéaste, à Simon, son petit-fils, qu’il va initier à l’affût, l’observation de la vie dans les bois. Et au-delà, celle de Vincent Munier au spectateur, auquel il montre ce qui lui échappe depuis trop longtemps, qui est mis à mal par une époque ne voulant plus s’en encombrer : le sauvage – animal, végétal, spirituel. (Libération) Quatre ans après “La Panthère des neiges”, le photographe enchante avec cette immersion poétique, ode à la nature autant qu’éloge de la transmission. (Télérama) Bien que techniquement virtuose, le cinéaste contourne souvent les écueils de la photographie filmée en dotant ses plans de nature d’une densité lyrique qui évoque, par d’autres moyens, tout un pan de la poésie métaphysique contemporaine. (Cahiers du Cinéma) Le film ne cherche pas à apporter une parole didactique sur tout ce qui est montré. Les magnifiques images de brume qui ouvrent et ferment le récit nous emmènent davantage du côté de la poésie. Il s’agit là de saisir la beauté des choses qui n’a pas tant à voir avec le spectaculaire, même si le film comporte son lot de rencontres étonnantes avec les animaux dont on laisse la surprise au spectateur, qu’avec le perpétuel recommencement du vivant. (Le Monde)


Short Films made in Luxembourg
KUERZ & KNACKEG VOLUME 1
De @lars_asbl a 𝐂𝐈𝐍𝐄𝐗𝐓𝐃𝐎𝐎𝐑 hunn d’Käpp zesumme gestach fir Iech déi éischt Editioun vu 𝐊𝐔𝐄𝐑𝐙 & 𝐊𝐍𝐀𝐂𝐊𝐄𝐆: 𝐒𝐇𝐎𝐑𝐓 𝐅𝐈𝐋𝐌𝐒 𝐌𝐀𝐃𝐄 𝐈𝐍 𝐋𝐔𝐗𝐄𝐌𝐁𝐎𝐔𝐑𝐆 ze presentéieren. Vum Drama iwwert den Documentaire an Thriller weise mir Iech eng Panoplie vun der lëtzebuerger Kuerzfilmproduktioun säit de fréien 90er Joren.
LE MUR DES ETOILES




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