
En attendant la sortie du monumental THE ODYSSEY de Christopher Nolan pour la semaine prochaine, le programme s’annonce plutôt morne pour ce mercredi. Disney continue de se répéter ad absurdum avec sa troisième mouture (depuis 2016) des aventures de MOANA / VAIANA, cette fois en version “live” ou disons plutôt hybride. On nous annonce même un quatrième volet, paraît-il. EVID DEAD BURN s’adresse uniquement aux afficionados de sensations horrifiques bis repetitia dont nous ne sommes définitivement pas. Et le Ciné Utopia essaie – comme d’habitude et c’est tout à son honneur – de sauver les meubles avec LA CHALEUR et MASPALOMAS, deux productions européennes particulièrement adaptées aux conditions météorologiques actuelles – à l’extérieur ET à l’intérieur des salles au Limpertsberg, Jean-Pierre THILGES

Semaine du 8 au 14 juillet

Egalement en IMAX
MOANA / VAIANA (2026)
Versions originale, allemande, française, portugaise, ukrainienne
Aventures exotiques; Réalisé par Thomas Kail; avec Dwayne Johnson, Catherine Laga’aia, Rana Owen, John Tui; USA 2026, 116 minutes.

Moana répond à l’appel de l’océan et, pour la première fois, voyage au-delà du récif de son île de Motunui avec le célèbre demi-dieu Maui dans un voyage inoubliable pour restaurer la prospérité de son peuple….

- Pitié ! Disney contunue de recycler le déjà-vu pour presser l’orange (ou le citron) jusqu’à plus soif. Cette fois avec des acteurs réels et toujours beaucoup d’images de synthèse. Le film n’étant pas encore sorti, il n’y a pas de crtiques disponibles. Mais bon. copie conforme équivaut copie conforme. (jpt)

EVIL DEAD BURN
Film d’épouvante; Réalisé par Sébastien Vanicek; avec Souhaila Yacoub, Hunter Doohan, Lucianee Buchanan; USA 2026, 111 minutes.

Après la perte de son époux, une femme trouve le réconfort auprès de sa belle-famille dans leur maison retirée. À mesure qu’ils sont possédés un à un par des démons — transformant la réunion familiale en un séjour infernal —, elle découvre que les vœux prononcés de son vivant la lient… jusque dans la mort…

- Contrairement au remake réalisé par Fede Alvarez en 2013 ou aux aventures d’Ash dans les films originaux, Evil Dead Burn est pensé comme un nouveau récit autonome. Les producteurs ont expliqué à Sébastien Vaniček que chaque nouvel opus pouvait fonctionner indépendamment des autres, sans obligation de continuité directe. Le film s’inscrit ainsi dans la franchise comme une nouvelle variation de l’univers Evil Dead, à l’image d’Evil Dead Rise avant lui. (Dossier de presse)


MASPALOMAS
Drame; Réalisé par Aitor Arregi et José Mari Goenaga; avec José Ramon Soroiz, Nagore Aranburu, Kandido Uranga; Espagne 2025, 115 minutes.

Sous le soleil brûlant de Maspalomas, aux îles Canaries, Vicente savoure depuis vingt-cinq ans une retraite insouciante. Mais un accident l’arrache à son paradis. Rapatrié à Donostia, il est placé par sa fille dans une maison de repos où le temps semble figé et où ressurgissent les fantômes du passé. À nouveau contraint de masquer son identité, une seule idée l’obsède : s’évader… et retrouver la liberté de Maspalomas.

- De l’horizon infini des plages naturistes aux murs d’un hospice, entre petites morts et fin de vit (sic), c’est à une renaissance en pente inversée que nous convie « Maspalomas ». Ou comment affirmer une identité sexuelle à un âge où les bons coups, souvent, ne sont plus qu’un vieux rêve qui bouge. (L’Obs) La troisième coréalisation du duo Arregi / Goenaga séduit par sa manière de figurer des corps queer et vieillissants, loin de tout âgisme et de toute fétichisation. (Les Fiches du Cinéma) De chaque plan ou presque, José Ramón Soroiz incarne cet homme triplement pris au piège […] avec une jolie poésie burlesque et une géniale expressivité qui passent beaucoup par ses yeux, ce qu’ils disent ou au contraire cherchent à cacher à tout prix. […] Un beau film, plus sophistiqué qu’il en a l’air, sur la résistance d’être soi. (Les Inrocks) Formidablement servi par ses acteurs, le film interroge notre regard sur la vieillesse et montre le destin qui lui est réservé dans ces résidences qui contraignent les êtres et les infantilisent […].(Positif)


LA CHALEUR
Drame, thriller; Ecrit et réalisé par Stéphane Demoustier; avec Hadrien Hussein, Tristan Richard, Martina La Manna; France 2026, 93 minutes.

Il fait anormalement chaud sur les plages des Landes et Marouane, 17 ans, passe sa dernière journée au camping avec une angoisse : le corps qu’il a enseveli la veille sur la plage va-t-il apparaitre au grand jour ? Marouane se demande par ailleurs s’il n’est pas en train de tomber amoureux de la charmante Giulia…
- Stéphane Demoustier est le réalisateur de l’excellent “L’Inconnu de la Grande Arche”. (jpt)
- Au-delà de l’aspect thriller du film, le réalisateur voulait surtout dresser le portrait d’un adolescent de notre époque : “Cette jeunesse évolue dans un contexte – écologique, politique, économique – anxiogène. J’ai l’impression que ces adolescents n’ont plus le même droit à l’insouciance que leurs prédécesseurs, dont j’étais. La scène d’ouverture est une métaphore de tout ça : des corps sublimes, débordants de vitalité, qui se jettent à l’eau, au sens propre du terme. Telle qu’elle est filmée, la séquence mêle un certain lyrisme à une forme de brutalité. Chaque individu est exhorté à suivre le groupe. Et à courir au-devant de vagues qui sont inhospitalières, brutales, arbitraires. Comme l’existence.” (Dossier de presse)

LE MUR DES ETOILES





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