
Alors que le formdidable THE ODYSSEY de Christopher Nolan continue sa tournée triomphale à travers le monde, trois de ses acteurs (Tom Holland, Zendaya, Jon Bernthal) se retrouvent cette semaine à l’affiche du nouveau volet des aventures de SPIDER-MAN BRAND NEW DAY qui devrait faire courir ceux pour qui Homère s’avère trop opaque ou trop “woke” ou trop insignifiant ou trop je ne sais pas quoi. Steven Soderbergh ressort de son trou avec le très intéressant THE CHRISTOPHERS avec un Ian McKellen en forme olympique, tndis que ROSEBUSH PRUNING n’a guère été apprécié par la critique internationale. Côté Summer Follies, on vous propose un Jacques Tati très rare avec PLAYTIME, un Ingmar Bergman somtueux avec LES FRAISES SAUVAGES (1957), et deu reprises de films plus récents, ANORA et ONE BATTLE AFTER ANOTHER, tous deux copieusement oscarisés.
Jean-Pierre THILGES

Semaine du 29.7 au 4.8.

SPIDER-MAN – BRAND NEW DAY
Action fantastique; Réalisé par Destin Daniel Cretton; avec Tom Holland, Zemdaya, Sadie Sink, Jon Bernthal, Mark Ruffalo; USA 2026, 145 minutes.

C’est un tout nouveau jour pour Peter Parker Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, il poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’avoir été oublié par ses amis qui avancent désormais sans lui provoque un changement chez Peter qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler. Et pourtant, c’est cette mutation qui pourrait être sa seule chance de s’opposer à un adversaire terrifiant, capable d’agir sans jamais être repéré et prêt à s’attaquer à la ville et à tous les proches de Spider-Man. Car si le monde ne se souvient plus de Peter Parker, lui ne l’a pas oublié…

- Selon la formule établie, le film sortant partout au même moment, et les jouralistes ayant vu le film étant sous embargo, il n’y a pas encore de critiques fiables. (jpt)


THE CHRISTOPHERS
Comédie dramatique; Réalisé par Steven Soderbergh; avec Ian McKellen, James Corden, Jessica Gunning. etc.; USA/GB 2025, 100 minutes; Toronto Intl. Film Festival 2025-

Lori Butler partage son temps entre son travail peu lucratif de restauratrice d’œuvres d’art et un emploi dans une cantine de rue. L’occasion de s’élever au-dessus de sa modeste condition survient lorsque Sallie et Barnaby Sklar lui proposent un marché alléchant. Lori devra d’abord entrer comme assistante au service du père de ces derniers, le peintre Julian Sklar, pour ensuite s’emparer d’une série de portraits inachevés intitulée The Christophers, qu’elle aura pour tâche de terminer. Ce travail de faussaire devrait permettre aux enfants de l’artiste de revendre les tableaux à prix fort après la mort de leur père. En effet, Julian Sklar, jadis un plasticien réputé, a vu son étoile pâlir en raison d’une présence médiatique mal avisée, ce qui a affecté la valeur de ses œuvres sur le marché. Peu après son arrivée chez lui, Lori découvre toutefois que le vieil homme réserve un tout autre sort à The Christophers… (Résumé: Régie du Cinéma Québec)

- Le scénario d’Ed Solomon, habituel complice du cinéaste en alternance avec David Koepp, ménage jusqu’au bout ses révélations avec un suspense jubilatoire. Au-delà de la comédie policière, l’œuvre est aussi une poignante réflexion sur la création. (Positif) Toile modeste mais savoureusement ciselée par Soderbergh, Ed Solomon (« No Sudden Move ») au scénario et le fidèle David Holmes à la musique, « The Christophers », sous couvert de film d’arnaque, nourrit une réflexion ludique sur ce qui fonde un artiste et la question du point de vue en art. (L’Obs) C’est déjà en soi un superbe spectacle. Mais loin de n’être qu’un film d’arnaqueur·ses, de roublard·es et de faussaires comme il en a signé de nombreux (des “Oceans”, 2001-2007, à “Logan Lucky”, 2017, en passant par “Hors d’atteinte”, 1998, ou “The Informant”, 2009), “The Christophers” est une réflexion absolument prodigieuse sur l’art et sa valeur – marchande, patrimoniale mais aussi, et surtout, sentimentale. (Les Inrocks)


ROSEBUSH PRUNING
Comédie noire: Réalisé par Karim Anouz; avec Callum Turner, Pamela Anderson, Elle Fanning, Jamie Bell, etc.; Allemagne/Gb/Espagne/Italie 2025, 95 minutes; Berlinale 2026, LuxFilmFest 2026.

Edward Taylor mène une existence oisive avec ses frères Jack et Robert, sa sœur Anna et leur père dans leur villa majestueuse de la côte espagnole. Depuis la mort de leur mère, dévorée par des loups, les trois jeunes adultes prennent soin de leur père aveugle, qui profite de cette condition pour exiger d’eux toutes sortes de caprices. La relation entre les membres de la fratrie, qui partagent une obsession pour les vêtements de luxe et le sexe, se trouve menacée lorsque Jack, l’aîné, tombe amoureux de Martha, une musicienne de statut modeste…(Résumé: Régie du Cinéma Québec)

- Since Jesse Armstrong’s Succession and Emerald Fennell’s Saltburn, wealthy, spoilt, dysfunctional siblings are the new rock’n’roll, and now here is a film from Greek screenwriter Efthimis Filippou (co-author of Yorgos Lanthimos’s Alps and Dogtooth) and directed by Karim Aïnouz. It is a weird-wave contrivance concerning a messed-up US plutocrat clan living in Spain, freely remade from Marco Bellocchio’s 1965 film “Fists in the Pocket”. Their bizarre and cartoony secrets, involving sex abuse, manipulation and self-harm, are satirically symptomatic of capitalism and the patriarchy, and how the rich, however entrepreneurial and smart, create a next-gen class of useless drones, on whose behalf all this wealth has supposedly been accumulated. I have to admit to finding it heavy-handed and clumsy more often than not, although there are some good performances, notably from Jamie Bell and Elle Fanning. (Peter Bradshaw/The Guardian)

SUMMER FOLLIES

PLAYTIME *****
Comédie; Réalisé par Jacques Tati, avec Jacques Tati, Barbara Dennek, Jacqueline Lecome; France 1967, 124 minutes.
Un président, des touristes américaines… Tout le monde débarque à l’aéroport dans une sorte de chorégraphie joyeuse. Dans un immeuble qui pourrait se trouver vers Courbevoie, M. Hulot attend calmement son rendez-vous. Finalement la personne qui devait le recevoir est trop occupée. Il finit par hasard dans l’immeuble voisin accueillant une foire-expo avec des innovations aussi radicales que des lunettes féminines facilitant le maquillage, un balai muni de phares, des poubelles en forme de colonnes grecques ou des portes qui claquent sans faire de bruit. Le futur !

SMULTRONSTÄLLET – LES FRAISES SAUVAGES *****
Drame psychologique; Ecrit et réalié par ingmar Bergman; avec Victore Sjöström, Bibi Andersson, Ingri Thulin; Suüde 1957, 93 minutes; Ours d’Or et Prix Fipresci, Festival de Berlin 1958; Golden Globe Meilleur Film étranger.
Iak Borg, 78 ans, est docteur. C’est un vieillard solitaire qui s’est réfugié dans l’étude scientifique. C’est la veille du 1er juin et où il doit se rendre à Lünd en avion pour fêter son jubilé, l’anniversaire de sa thèse soutenue trente ans auparavant. Dans la nuit, il fait un cauchemar. Il se promène dans une ville aux murs délabrés et déserte. Il remarque une horloge sans aiguilles. Quand il veut vérifier l’heure, il s’aperçoit que sa propre montre est, elle aussi, sans aiguille…

ANORA ****
Drame; Ecrit et réalisé par Sean Baker; avec Mikey Madisôn, Aleksey Serebryakov, Darya Ekamasova, etc.; USA 2024, 139 minutes; Palme d’Or, Festival de Cannes 2024. 5 Oscars 2025 dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario et de la meilleur actrice (Mikey Madison)
Ani, une danseuse nue, est la personne toute désignée pour s’occuper d’un riche client d’origine russe puisqu’elle comprend et parle un peu sa langue. Ivan, 21 ans, adore faire la fête et décide d’engager Ani pour être sa compagne pendant son séjour aux États-Unis. Emportée par le tourbillon de cette vie luxueuse, elle est séduite par son nouveau partenaire. Leur rapport inusité se transforme au gré des attitudes changeantes du jeune homme et des liens singuliers qu’il entretient avec ses proches…(Résumé: Régie du cinéma Québec)

ONE BATTLE AFTER ANOTHER 4.5*
Comédie satirique: Ecrit et réalisé par Paul Thomas Anderson; avec Leonardo Di Caprio, Benicio Del Toro, Sean Penn, Chase Infiniti, Regina Hall; USA 2025, 162 minutes; 6 Oscars 2026, dont celui du meilleur film, du meilleur scénario adapté et du meilleur second role masculin (Sean Penn).
Un couple participe à une organisation militante révolutionnaire qui s’engage dans des actions destructrices ou violentes au soutien de sa cause. Mais les circonstances changeantes poussent les membres de l’organisation dans la clandestinité. L’homme du couple est forcé de fuir et d’élever seul sa fille sous une identité différente. Seize ans plus tard, un colonel cherche à démanteler le réseau et à retrouver les disparus pour ses propres fins….(Résumé: Régie du Cinéma Québec)
LE MUR DES ETOILES




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