
Encore une semaine de cinéma plutôt fascinante qui prouve une fois de plus qu’il n’y a (presque) que du bon dans le cochon. À commencer par Mark Zuckerberg qui en prend pour son grade dans THE SOCIAL RECKONING de Aaron Sorkin. Les fans de Robert Pattinson retrouveront leur chouchou une fois de plus dans un rôle inattendu pour PRIMETIME de Lance Oppenheim. L’animation numérique sera au rendez-vous en anglais, allemand, français, portugais et ukrainien dans FORGOTTEN ISLAND, imaginé par Dreamworks. Isabelle Huppert se retrouve dans un rôle de petite figurante dans NI VUE, NI CONNUE de Marc Fitoussi, tandis que les Films made in/with Luxembourg s’aventurent au Québec pour ON SERA HEUREUX de Léa Pool. Et un dernier conseil avant de vous quitter. Si vous aimez le cinéma qui dérange et interpelle, n’écoutez surtout pas les pieds-nickelés américains qui ont massacré le film dès sa sortie et courez voir DIGGER avant qu’il ne disparaisse dans les méandres de l’indifférence générale. Ce n’est pas un film pour tout le monde, certes, mais si vous vous accrochez à votre siège, vous en serez amplement récompensé. Pensez Docteur Folamour dans un univers dominé par Donald Trump !
Jean-Pierre THILGES

Semaine du 7 au 13 octobre

THE SOCIAL RECKONING
Chronique sociale; Ecrit et réalisé par Aaron Sorkin; avec Jeremy Strong, Mikey Mdison, Jeremy Allen White; USA 2026, 112 minutes.

En 2019, une jeune femme en panne de voiture est interpellée par 2 policiers. Très agressive et vraisemblablement intoxiquée, elle profère des insultes racistes, en filmant l’intervention afin de la publier en ligne. À San Francisco, Frances Haugen, une employée de la compagnie Facebook, reconnaît la femme dans la vidéo. Elle n’arrive pas à comprendre comment une personne progressiste a pu se radicaliser aussi rapidement. Elle décide alors d’enquêter sur le réseau social dont le modèle d’affaires, pour solliciter l’engagement, envoie les gens vers des contenus problématiques et polarisants, ainsi que vers des groupes extrêmes et haineux. Des rencontres secrètes avec un journaliste du Wall Street Journal font éclater la vérité…(Résumé: Régie du Cinéma Québec)

- Une sorte de complément au film THE SOCIAL NETWORK de 2010, réalisé par David Fincher et déjà écrit par Aaron Sorkin, une analyse en profondeur des effets dévastateurs des réseaux sociaux (ici Facebook) sur notre société. Le film sortant partout au même moment, il n’y a pas encore de critiques fiables. (jpt)


PRIMETIME
Drame biographique; Réalisé par Lance Oppenheim; avec Robert Pattinson, Merritt Wever, Skyler Gisondo; USA 2026, 109 minutes; Festival de Venise 2026.

En 2006, Chris Hansen anime une émission intitulée “To Catch a Predator” sur les ondes de NBC. Cette télé-réalité consiste à attirer des prédateurs sexuels par des acteurs se faisant passer pour des mineurs, pour que les agresseurs soient ensuite confrontés par le présentateur vedette, puis arrêtés par la police, le tout organisé par l’équipe de production et capté par les caméras. Alors que la popularité de la série télé la propulse à une heure de grande écoute, la productrice embauche, pour jouer l’un des leurres, un jeune acteur inconnu, Dan Plum, mais ce dernier ignore tout du rôle qu’il va interpréter…(Résumé: Régie du Cinéma Québec)

- Robert Pattinson est habité dans “Primetime”, plongée vertigineuse dans les dérives du spectacle, où le mal finit par contaminer l’écran. (Ecran Large) On l’aura deviné, Primetime ne cherche pas à faire dans la demi-mesure. C’est plutôt à coups de poing dans le plexus que son réalisateur, Lance Oppenheim, déroule la pelote de ses intentions. Le film va jusqu’à mettre mal à l’aise, ce qui est – semble, en tout cas – l’objectif visé, soulevant par la même occasion un geyser de questionnements et de réflexions. (Rolling Stone) On se demande sans cesse où va le réalisateur – le sait-il lui-même ? – dont le montage multi-texturé d’images hétérogènes (formats film et télé, caméras cachées ou de surveillance) nourrit le trouble de cette plongée dans la psyché d’un système (et d’un pays) déglingué où les prédateurs pédophiles passent pour des victimes face à la quête de sensationnalisme et d’autojustice alentour. (L’Obs)


FORGOTTEN ISLAND
Animation numérique Dreamworks; Réalisateurs: Joel Crawford, Januel P. Mercado; avec les voix (v.o) de H.E.R.; Dave Franco, Liza Soberano; USA 2026, 109 minutes.

Jo et Raissa, deux meilleures amies depuis la primaire, qui, après avoir obtenu le baccalauréat, sont sur le point de se lancer dans des choix de parcours différents. Alors qu’elles fêtent leur dernière soirée ensemble, les deux jeunes filles tombent sur un portail mystérieux qui les transporte sur l’île fantastique de Nakali, peuplée de créatures magiques tout droit sorties des contes mythologiques Philippins de leur enfance. Ensemble les filles vont s’allier à certaines de ces créatures, tandis qu’elles devront en affronter d’autres…

- “Forgotten Island” is the second film of at least five this year with a plot that hinges on some kind of magic portal, but Universal’s delightful animated adventure deserves to be remembered more for the creative and cultural elements that set it apart from its competition than those that overlap. Utilizing a dizzying panorama of Filipino mythology, longtime collaborators and “Puss in Boots: The Last Wish” co-directors Joel Crawford and Januel P. Mercado tell a familiar but moving story about friendship, brought to life through a vivid voice ensemble. (…) Deeply felt and fully satisfying, Crawford and Mercado’s odyssey is a wonderful cinematic experience — but for best results, watch it with a friend. (Todd Gilchrist/Variety)


NI VUE, NI CONNUE
Comédie; Ecrit et réalisé par Marc Fitoussi; avec Isabelle Huppert, Sandrine Kiberlain, Anne Marivin; France 2026, 115 minutes.
Corinne Maclou est figurante. Elle enchaîne les tournages avec l’espoir d’être remarquée et de décrocher enfin un vrai rôle. Lorsque son chemin croise celui de Sandrine Kiberlain et qu’une relation commence à se nouer entre les deux, Corinne espère concrétiser son rêve. Mais la célèbre actrice va-t-elle vraiment l’aider à se faire une place au sein de la grande famille du cinéma ?

- Le projet est né de l’envie du réalisateur Marc Fitoussi de travailler à nouveau avec Isabelle Huppert, après Copacabana (2010), La Ritournelle (2014) et la série Dix pour cent. Cherchant un rôle qu’elle n’avait encore jamais incarné dans sa riche carrière, il a imaginé une actrice de second plan invisible : « Je me suis demandé si le rôle qu’elle n’avait jamais tenu n’était pas celui d’une actrice qui ne jouerait pas, reléguée au second plan, voire invisible. Et c’est comme ça que m’est venue l’idée de la transformer en figurante de cinéma ». (Dossier de presse)


Films made in /with Luembourg
ON SERA HEUREUX
Drame; Réalisé par Léa Pool; avec Mehdi Meskar, Aron Archer, Alexandre Landry; Canada/Luxembourg (Iris Productions) 2025, 101 minutes; LuxFilmFest2026.
Saad, un réfugié marocain cherchant à obtenir la résidence permanente au Québec, est en couple avec Reza, qui a fui l’Iran à cause de son orientation sexuelle. Leur rêve de s’installer ensemble au Canada s’écroule lorsque Reza reçoit une ordonnance d’expulsion. Prêt à tout pour sauver son amoureux, Saad tente de séduire Laurent, qui travaille pour la ministre de l’Immigration, afin de solliciter son aide…(Résumé: Régie du Cinéma Québec)

- En portant à l’écran le premier scénario original du dramaturge Michel Marc Bouchard, la réalisatrice Léa Pool signe un drame émouvant sur l’immigration et sur le parcours souvent douloureux des personnes réfugiées issues de la communauté LGBTQ+.(…) Construit avec brio, à la manière d’un thriller, On sera heureux met aussi en lumière la cruauté bureaucratique du système d’immigration. Difficile de ne pas être bouleversé par la scène déchirante où Reza doit prouver son homosexualité devant un tribunal administratif d’une froideur implacable. Fidèle à la sensibilité qu’on lui connaît, Léa Pool (La passion d’Augustine) raconte cette histoire avec tendresse et humanité. (Maxime Demers/Le Journal de Montréal)


DUCOBU ET LE FANTÔME DE ST POTACHE
Comédie familiale; Réalisateur: Elie Semoun; avec Charlie Garnier Naslin, Elie Semoun, Emilie Caen; France 2026, 90 minutes.
C’est Halloween, et Ducobu revient pour une aventure pleine de rires et de mystères ! Le professeur Latouche et Mademoiselle Rateau emménagent dans une maison… hantée par le fantôme d’Anatole, le plus grand cancre de l’histoire de l’école Saint-Potache. Ce fantôme farceur va entraîner Ducobu, Léonie, leurs parents et Kitrish dans une série de péripéties aussi drôles qu’inattendues. Mais attention : à Halloween, tout peut arriver…

Kinepolis Classics
THE WOLF OF WALL STREET 4.5*
Drame biographique; Réalisateur: Martin Scorsese; avec Leonardo DiCaprio, Matthew McConaghey, Margot Robbie, etc.; USA 2013, 180 minutes.
En 1987, Jordan Belfort, 23 ans, est embauché comme aide-courtier à Wall Street, où il apprend les ficelles du métier. Peu de temps après, Belfort fonde sa propre compagnie, Stratton Oakmount, avec un inconnu, Donnie Azoff, pour associé. Emberlificoteur-né, Belfort dynamise ses vendeurs, qui le vénèrent pour son bagout et son assurance. De plus, celui-ci les pourvoit régulièrement en prostituées et en fêtes. Il aura jusqu’à mille vendeurs, tous formés à frauder les clients par des pratiques illégales de courtage, ou alors en faisant la promotion d’actions dans des compagnies minables. Belfort mène un grand train de vie, se marie deux fois, multiplie les orgies au bureau ou à domicile, et s’enfonce dans la dépendance aux drogues. En 1998, une enquête du FBI met fin à son empire…(Résumé: Régie du Cinéma Québec)

LE MUR DES ETOILES





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