
Semaine du 14 au 20 octobre
Mon Dieu ! Il a fallu 55 ans pour que THE DEVILS de Ken Russell soit ENFIN disponible en version intégrale non-censurée.. La Warner Bros., qui a toujours insisté que seule la version tronquée soit distribuée, a enfin permis une sortie très limitée (une semaine seulement) de la version intégrale restaurée par le critique Mark Kermode, en collaboration avec le British Film Institute. Le film choquera certainement moins aujourd’hui, les moeurs ayant quelque peu évolué, mais attendez-vous quand même à quelques savoureux blasphèmes. THE DEVILS est programmé à Utopia et dans quelques séances spéciales chez Cinextdoor, (Kinoler/Prabbeli/LeParis) mais est présenté ni à Troisvierges (sic!), ni à Grevenmacher, ni à Dudelange (étrange !), ni au Ciné Scala à Diekirch…ville où les films quelque peu blasphématoires et/ou immoraux ont rarement eu leur chance dans le passé. Ces salles diront trois “Notre Père” et trois “Je vous salue, Marie” pour faire pénitence auprès des cinéphiles bredouilles de leurs communes.
Jean-Pierre THILGES


Pour une semaine seulement !
KEN RUSSELL’S THE DEVILS ****
Drame religieux, film à scandales, version non censurée; Réalisé par Ken Russell; avec Oliver Reed, Vanessa Redgrave, Murray Melvin, Gemma Jones, Georgina Hale; GB 1971, 108 minutes.

Au XVIIe siècle, dans la ville française fortifiée de Loudun, le prêtre Urbain Grandier est admiré de tous. Il se sert de son influence pour, entre autres, séduire ses nombreuses amantes. Par jalousie et amertume, une sœur cloîtrée qui l’adore secrètement dénonce Grandier, l’accusant de sorcellerie, de débauche et d’hérésie. Les ennemis de Grandier en profitent pour lui faire un procès public qui crée la frénésie au sein de la population… (Résumé: Régie du Cinéma Québec)

- Extrait d’un article de Rosch Krieps sur Msgr. Jean Bernard (critique au Luxemburger Wort), paru en 1994 au “Forum”.

- Ce long métrage de 1971 avait initialement été réservé aux spectateurs de 18 ans et plus en raison du ton grotesque et des excès de cruauté. Un nouvel examen révèle un récit satirique, librement inspiré d’un fait historique, qui pose un regard critique sur les personnes en pouvoir dans une société. Une séquence comportant des images de nudité dépeint une foule délirante qui s’adonne à des activités libidineuses. Le contexte absurde, l’humour noir et le traitement exagéré mettent en lumière le ridicule de cette situation, ce qui tempère son effet. Quelques passages présentent des tortures sanglantes. D’autres laissent deviner, sans les montrer directement, les abus physiques et sexuels imposés à des femmes sous prétexte de les interroger, les guérir ou les punir. L’évolution des mœurs et du langage cinématographique, ainsi que la comparaison avec des productions contemporaines, permet de retenir un classement moins restrictif, en ajoutant les indications appropriées. (Régie du Cinéma Québec)


LES MISERABLES
Drame historique; Adapté et réalisé par Fred Cavayé, d’après Victor Hugo; avec Vincent Lindon, Tahar Rahim, Camille Cottin, Benjamin Lavernhe, Noéemi Merlant; France 2026, 176 minutes.

Libéré après 19 ans de bagne pour le vol d’un pain, Jean Valjean décide de changer de vie et de faire le bien autour de lui. Sous une fausse identité, il devient avec le temps un notable respecté de tous. Venant en aide à Fantine, une ouvrière mourante, il promet de sauver sa fille, Cosette, des griffes des cruels Thénardier. Mais son passé le rattrape : l’inspecteur Javert, un policier implacable au passé lui aussi tourmenté, le traque sans relâche afin de le renvoyer au bagne…

- Pour rester au plus près du roman pendant l’écriture, Fred Cavayé s’est rendu régulièrement dans la maison de Victor Hugo, place des Vosges à Paris. “J’avais en tête l’envie d’écrire un film choral et de faire naître des séquences qui n’existaient pas encore dans les adaptations, tout en restant fidèle à l’histoire initiale”, explique-t-il. Il a ainsi écrit la biographie de chaque personnage pour pouvoir ensuite mieux entrecroiser le destin de ses protagonistes. Le réalisateur indique également s’être nourri de westerns modernes, dont Open Range de Kevin Costner : “J’y ai puisé le sens du romanesque et des trajectoires initiatiques déployées avec une forme d’âpreté qui m’intéressait pour raconter cette histoire aujourd’hui.” (Dossier de Presse)


FRANZ / FRANZ K.
Drame biographique; Réalisé par Agnieszka Holland; avec Idan Weiss, Peter Kurth, Carol Schuler; République Tchèque, Irlande 2026, 127 minutes; CinéEast 2026.

De son enfance à Prague jusqu’à sa disparition à Vienne, le film retrace le parcours de Franz Kafka, un homme déchiré entre son aspiration à une existence banale et son besoin irrépressible d’écrire, marqué par des relations amoureuses tourmentées…

- “Franz K.” n’est pas un grand film […] Mais en mettant en scène son impossibilité à saisir ce qui fait un homme, c’est un film sincère, humble dans le sens le plus noble du terme et en perpétuelle recherche. De ses modalités, de son regard, des termes de sa déclaration d’admiration d’une artiste à un autre. Un film amoureux. On n’en demande pas plus. (culturopoing.com) Agnieszka Holland nous livre son Kafka tout en prenant le parti d’établir un lien entre l’homme secret et intense qu’il fut et la trace qu’il laisse dans l’Histoire. Traité sur un mode parfois burlesque, cet artifice ne rend pas honneur à la profondeur du personnage. (Les Fiches du Cinéma) Du coup le film paraît à la fois fouillis et clinique, et même si de nombreux sujets clés sont abordés (coupure avec la famille, autorité du père, phobies diverses, tuberculose, menaces de déportation…), on restera toujours à distance de ce personnage d’une rare froideur. (Abus de Ciné)


WHALEFALL
Drame subaquatique; Réalisé par Brian Duffield; avec Austin Abrams, John Brolin, Elisabeth Shue, John Ortiz; USA 2026, 106 minutes.

À la suite du décès de son père (Josh Brolin), Jay Gardiner (Austin Abrams) part plonger au large de la côte centrale de Californie à la recherche de sa dépouille, mais il est avalé par un énorme cachalot. Alors qu’il est piégé dans son estomac et qu’il ne lui reste plus qu’une heure d’oxygène, Jay se rend compte que les leçons durement acquises que son père lui a transmises pourraient bien être la clé de son évasion…

- Le grand bloub ??? Le film sortant partout au même moment, il n’y a pas encore de critiques disponibles. (jpt)


OTHER MOMMY
Film d’épouvante; Réalisateur: Rob Savage; avec Jessica Chastain, Jay Duplass, Arabella Olivia Clark, Karen Allen; USA 2026, 93 minutes.

Bela, une fillette de huit ans, reçoit fréquemment la visite, venant de son placard, d’une entité qui ressemble à s’y méprendre à sa mère, Ursula, et qu’elle surnomme « autre maman ». Un jour, cette dernière se manifeste hors de la chambre de la jeune fille et lui exprime le souhait d’aller dans son cœur, laissant Bela perplexe. Rapidement, ses parents deviennent eux aussi témoins de l’apparition de la version démoniaque d’Ursula. La famille tente alors de fuir le danger, mais l’entité ne semble pas vouloir les quitter…(Résumé: Régie du Cinéma Quebec)

- If you enjoyed watching the trailer for “Other Mommy” (…) this summer, you’ll get an extended dose of its freneticism during the actual film — right down to an opening title card that appears letter-by-letter while intercut with choppy action. From director Rob Savage, and adapted from the horror novel “Incidents Around the House,” the finished product is among the most limp and ineffectual works to grace the screen this year, misfiring in every direction, including and especially its tone. It plays, at times, as though a horror comedy in the vein of Sam Raimi had been recut at the 11th hour to resemble a straightforward scarefest, down to missing chunks one imagines had been ripped out by hand. (Siddhant Adlakha/Variety)


Films made in/with Luxembourg
ÄPPEL A BIREN
Drame; Ecrit et réalisé par Lukas Grevis; avec Margarida Domingos, Alyne Fernandes, Jil Devresse; Luxembourg 2026, 104 minutes; LuxFilmFest 2026.
Lorsque sa sœur Joan meurt dans un tragique accident, Sofia, une jeune fille réservée de 18 ans, décide de se lancer dans le voyage à travers l’Europe que Joan avait prévu sans jamais pouvoir l’effectuer, passant de ville en ville à la recherche de quelque chose qu’elle ne peut encore nommer…

- Un coming-of-age tendre et attentif qui se déploie sur les routes. Visuellement évocateur et porté par la performance mémorable de Margarida Domingo dans le rôle principal de Sofia, “Äppel & Biren” suggère qu’une perte profonde peut paradoxalement nous ramener à la vie. (Catalogue LuxFilmFest 2026)

STREET FIGHTER
Arts martiaux; Réalisé par Kitao Sakurai; avec Noah Centineo, Andrew Koji, Callina Liang; USA 2026, 120 minutes.

En 1993, Ryu et Ken Masters, deux Street Fighters autrefois inséparables, sont replongés dans l’arène lorsque la mystérieuse Chun-Li les recrute pour le prochain World Warrior Tournament : un affrontement brutal où se mêlent poings, destin et fureur. Mais derrière cette battle royale se cache une conspiration mortelle qui les oblige à s’affronter, tout en faisant face aux démons de leur passé…
- Pas de critiques dispomoibles, le film sortant partout au même moment. (jpt)

- Le film de Kitao Sakurai n’est pas la première incursion de Street Fighter au cinéma. Avant lui, la saga avait connu deux films en prises de vues réelles, Street Fighter : L’Ultime Combat en 1994 et Street Fighter: Legend of Chun-Li en 2009, mais aussi le très apprécié Street Fighter II : le film en animation en 1994. (Dossier de presse)


Exklusiv bei Cinextdoor
MONSTER MIA
Digitaler Animationsfilm, junges Publikum; Regie: Verena Fels, René Weinber; mit den Stimmen von Maresa Sedlmeier, Matthias Klie, Sebastian Kriegel; Österreich/Spanien/ Deutschland 2026, 83 Minuten; Annecy Filmfestival 2026.

Mia gilt an ihrer Schule als Außenseiterin, weil sie fest an die Existenz von Monstern glaubt. Als ihre Begeisterung dafür zu weit geht, fliegt sie von der Schule und wird ausgerechnet an die Finsterwald Academy geschickt. Dort erwartet sie eine Welt voller Geheimnisse: Fledermäuse unter dem Dach, ein Schulleiter mit zwielichtiger Aura und Mitschülern, die tatsächlich Monster sind. Menschen sind an der Academy allerdings nicht willkommen, weshalb Mia sich als eines von ihnen ausgeben muss…


MOCHY
Animation numérique, jeunes enfants; Réalisé par Jérémy Degruson, Yanis Belaid; avec les voix de Axel Auriant, Olivier chauvel, Fanny Chelim; Belgique 2026, 85 minutes.
Mochy est un jeune chien au grand cœur… mais il n’a pas un physique facile… Ça ne l’empêche pas d’avoir un rêve : participer au concours du plus beau chien. Défiant tous les obstacles, il va tout faire pour réaliser ce projet fou avec le secret espoir d’y trouver l’humain qui l’aimera pour la vie…
LE MUR DES ETOILES





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