Filmdays…help!

Le Festival de Toronto est terminé et le British Irish Film Festival Luxembourg voit arriver ses dernières séances, mais ceux qui croyaient se reposer un peu de la programmation bouillonnante dans nos salles doivent se raviser, car ça continue de plus belle. Pas moins de treize films sont présentés en avant-premiere du 22 au 25 septembre dans le cadre des Film Days, à 6 euros par film. Outre cette flopée de découvertes plus ou moins alléchantes, la programmation “normale” voit arriver trois films présentés à Cannes en juillet: STILLWATER avec Matt Damon, TOUT S’EST BIEN PASSÉ avec Sophie Marceau et André Dussollier, et le film d’animation franco-luxembourgeois LE SOMMET DES DIEUX. PLUS, plus, comme cerise sur le gâteau, MY SALINGER YEAR avec Sigourney Weaver, rescapé de la Berlinale 2020. Ouf, n’est-ce pas ?!

Jean-Pierre THILGES  

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Tous les films présentés en avant-première aux Filmdays

Horaires et salles sur http://www.filmdays.lu

Programmation normale

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STILLWATER

Drame, thriller; Réalisateur: Tom McCarthy; avec Matt Damon, Abigail Breslin, Camille Cottin; Scénaristes: Tom CcCarthy, Marcus Hinchey, Thomas Bidégain, Noé Debré; Directeur7Photo: Masanobu Takayanagi; Musique: Mychael Danna; USA 2021, 139 minutes; Sélection officielle, Festival de Cannes 2021. 

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Bill Baker, ouvrier de construction de l’Oklahoma, apprend que sa fille Allison, qui habite à Marseille, est accusée de meurtre. Il se rend en France pour lui offrir son soutien. Très rapidement, l’Américain se retrouve devant un mur linguistique et culturel. Dans son enquête sur les circonstances du crime, il ne peut compter que sur l’aide de sa voisine Virginie, une mère monoparentale…

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  • ‘Spotlight’ director Tom McCarthy collaborates with top French screenwriter Thomas Bidegain in this humbling Marseille-set crime drama. (…) McCarthy has more on his mind, using Damon’s character to “make hole” (as roughnecks do) in various assumptions Americans hold about themselves. Bill serves as a mirror of what foreigners see when a certain kind of cowboy barrels through the saloon doors of another country, hands on his holster, and it’s not necessarily flattering. On the surface, that may not satisfy everyone, but then, to coin a phrase, “Stillwater” runs deep. (Peter Debruge/Variety) 

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TOUT S’EST BIEN PASSÉ

Comédie dramatique; Réalisateur, scénariste: François Ozon, d’après le roman d’Emmanuèle Bernheim; avec Sophie Marceau, André Dussollier, Géraldine Pailhas, Charlotte Rampling, Hanna Schygulla, Éric Caravaca, Grégory Goethals; Directeur/Photo: Hichame Alaouié; France 2021, 113 minutes; Sélection officielle Festival de Cannes 2021. 

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A 85 ans, le père d’Emmanuèle est hospitalisé après un accident vasculaire cérébral. Quand il se réveille, diminué et dépendant, cet homme curieux de tout, aimant passionnément la vie, demande à sa fille de l’aider à mourir…

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  • En adaptant le récit d’Emmanuèle Bernheim, le cinéaste aborde avec grâce le sujet délicat du suicide assisté et offre une partition royale et savoureuse à André Dussolier et Sophie Marceau. (…) A-t-on ri ne serait-ce qu’une fois en dévorant Tout s’est bien passé, le livre d’Emmanuèle Bernheim, paru il y a huit ans ? Dans le miroir déformant de nos souvenirs, la précision sèche du récit, sa gravité ramassée ont fini par imposer leur domination. Non pas que l’on se soit gondolée devant l’adaptation qu’en a réalisée François Ozon, loin de là, mais le film découvert mercredi en compétition au Festival de Cannes surprend par ses éclats d’humour, d’autant plus cruels et savoureux qu’ils sont tirés à bout portant par un acteur tendrement aimé et généralement tenu pour inoffensif, André Dussollier. (Marie Sauvion/Télérama) 

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Films made in Luxembourg

LE SOMMET DES DIEUX ***

Animation, manga; Réalisateur: Patrick Imbert; avec les voix de Lazare Herson-Macarel, Éric Herson-Macarel, Damien Boisseau, Élisabeth Ventura, Kylian Rehlinger; Scénaristes: Magali Pouzol, Patrick Imbert, Jean-Charles Ostorero, d’après la série manga de  Jirô Taniguchi, Baku Yumemakura; Musique; Amine Bouhafa; France/Luxembourg 2021, 90 minutes; Sélection officielle Festival de Cannes 2021. 

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A Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l’on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Et si George Mallory et Andrew Irvine étaient les premiers hommes à avoir atteint le sommet de l’Everest, le 8 juin 1924 ? Seul le petit Kodak Vest Pocket avec lequel ils devaient se photographier sur le toit du monde pourrait livrer la vérité. 70 ans plus tard, pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accompagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux…

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  • Je dois avouer que je n’ai jamais été amateur de mangas et que je ne connais pas grand-chose à cettte forme artistique qui a des millions d’adeptes de par le monde. Cela dit, je peux très bien m’imaginer qu’il ne doit pas être facile d’adapter 1.500 pages de dessins et d’histoires dans un film cohérent de 90 minutes, tout en restant extrêmement fidèle au style très particulier des dessinateurs. Et une fois de plus, avec la collaboration du studio d’animation luxembourgeois Melusine/352, le résultat final est tout à fait bluffant. Moins spectaculaire (évidemment) que le magnifique WOLFWALKERS, LE SOMMET DES DIEUX est un film élégiaque qui reproduit à merveille les majestueuses montagnes de l’Himalaya, tout comme la fascination et les dangers de l’alpinisme. Une nouvelle perle dans la couronne du secteur de l’animation au Luxembourg. Il faut cependant souligner que ce très beau film ne s’adresse pas primairement aux enfants, mais plutôt à un public adulte.  Trois étoiles. (jpt) 

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À l’origine du Sommet des Dieux, il y a le roman de l’écrivain japonais Baku Yumemakura, publié sous forme de feuilleton entre 1994 et 1997. Ce récit d’ascensions qui confronte deux destins inspire le mangaka Jirô Taniguchi qui, avec la complicité de Yumemakura, signe une adaptation fleuve en 5 tomes aux éditions Shueisha entre 2000 et 2003. En France, où ils sont édités par Kana, 380 000 volumes s’écoulent et leur auteur reçoit notamment le prix du meilleur dessin au Festival d’Angoulême en 2005. (…) Il a fallu quatre ans de travail sur le scénario pour réussir à condenser les 1500 pages du manga. L’équipe a choisi de délaisser les intrigues secondaires pour se concentrer sur les quêtes des deux personnages principaux. Il a aussi été décidé de conserver l’entremêlement passé-présent. Pour le dessin, l’équipe s’est mise d’accord sur une volonté réaliste en accord avec la méticulosité de Jirô Taniguchi, mais en la poussant encore un peu plus pour la forme des personnages.(Dossier de presse) 

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MY SALINGER YEAR

Comédie dramatique; Réalisateur, scénariste: Philippe Falardeau, d’après le roman de Joanna Smith Rakoff; avec Margaret Qualley, Sigourney Weaver, Douglas Booth; Directrice/Photo: Sara Mishara; Musiaque: Martin Léon; Canada/Irlande 2020, 101 minutes; Film d’ouverture Festival de Berlin 2020.

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Joanna Rakoff a toujours caressé le rêve de devenir poète. En 1995, elle laisse derrière elle son amoureux et ses études pour s’installer à New York. Rapidement, elle fait la connaissance de Don, qui travaille à la rédaction d’un premier roman, et entame une liaison avec lui. Au même moment, elle décroche un poste d’assistante dans une prestigieuse agence littéraire. Sa patronne, Margaret, est une femme autoritaire qui est rebutée par les nouvelles technologies et qui exige une technique de dactylo impeccable. Par-dessus tout, elle honnit les aspirants écrivains. Malgré ses lacunes et en cachant ses ambitions, Joanna gagne la confiance de Margaret. Parmi ses principales tâches, la jeune employée doit dépouiller le courrier destiné au plus célèbre créateur représenté par l’institution, J.D. Salinger…

Photo: Philippe Bosse www.philippebosse.com 514.932.4355

  • Avec la maîtrise qu’on lui connaît depuis «Monsieur Lazhar», Philippe Falardeau nous transporte dans le New York de 1995 présenté du point de vue d’une étudiante. (…) En adaptant l’ouvrage autobiographique éponyme de la journaliste et auteure Joanna Rakoff, Philippe Falardeau a su le faire sien. Comme tout film du réalisateur québécois, «Mon année Salinger» est une œuvre sensible, délicate et élégante qui explore avec finesse, tendresse et, avouons-le, un brin de nostalgie, les rapports avec autrui et leur indéniable richesse.  (Isabelle Hontebeyrie/Le Journal de Montréal) 

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LE MUR DES ÉTOILES

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