Cinémas – le grand retour!

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Enfin…le grand Ouf! Les cinémas au Luxembourg rouvrent leurs portes ce mercredi 17 juin – après un peu plus de 3 mois de blackout – disons le – insoutenable pour ceux dont une partie de leur existence consiste à être collé devant un (grand) écran. Le “home cinéma” est certes une alternative si on est bien équipé et bien fourni en films, Netflix et les autres “usual suspects” ont fait de leur mieux pour colmater la brèche, mais on ne pourra jamais assez répéter qu’un film respire nettement mieux sur un très grand écran.

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Bien évidemment, avant que la machine cinéma puisse re-fonctionner à plein rendement, il faudra s’armer de patience, car les premiers “grands films” (Mulan, Tenet) ne sortiront pas avant la deuxième moitié de juillet, alors que plein d’autres ont été reportés au dernier trimestre de l’année. Pour le redémarrage, vous pourrez vous rabattre sur une biographie du grand Charles, avec DE GAULLE de Gabriel Le Bomin, dans lequel Lambert Wilson se mue en général. Nettement plus sulfureux, THE HUNT de Craig Zobel avait été retiré de l’affiche aux USA suite à un énième massacre perpetré par un de ces tueurs fous dont l’Amérique a le secret. BLOODSHOT avec Vin Diesel est un de ces tonitruants films d’action qui sont vite oubliés, mais au moins, on pourra s’éclater les tympans.  Pour les cinéphiles un peu plus exigeants, EMA de Pablo Larraín (Festival de Venise, Toronto International Film Festival) s’installe à Utopia. Sans oublier une comédie allemande de Dani Levi, DIE KÄNGURU CHRONIKEN. Deux films pour enfants, MÄI BOPA VUM MARS (co-produit par le Luxembourg) et MINA UND DIE TRAUMZAUBERER s’ajoutent au programme.  Finalement, pour faire patienter avant le sortie de son TENET fin juillet, les salles  vous ressortent les très spectaculaires DUNKIRK et INTERSTELLAR de Christopher Nolan. Pour compléter la programmation, toute une série de films qui étaient à l’affiche au moment du confinement, reprennent leur carrière. Pour vous aider dans vos choix, consultez donc les avis de notre panel de critiques sur notre MUR DES LAMENTATIONS (ci-après) qui reprend désormais du poil de la bête. Soutenez vos cinémas en y retournant dès que possible! Jean-Pierre Thilges

LE MUR DES LAMENTATIONS

Films à l’affiche le 17 juin 2020

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DE GAULLE

Drame biographique; Réalisateur: Gabriel Le Bomin; avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Olivier Gourmet, Catherine Mouchet; Scénaristes: Valérie Ranson Enguiale, Gabriel Le Bomin; Directeur/Photo: Jean-Marie Dreujou; France 2020, 108 minutes.

Mai 1940. La guerre s’intensifie, l’armée française s’effondre, les Allemands seront bientôt à Paris. La panique gagne le gouvernement qui envisage d’accepter la défaite. Un homme, Charles de Gaulle, fraîchement promu général, veut infléchir le cours de l’Histoire. Sa femme, Yvonne de Gaulle, est son premier soutien, mais très vite les évènements les séparent. Yvonne et ses enfants se lancent sur les routes de l’exode. Charles rejoint Londres. Il veut faire entendre une autre voix : celle de la Résistance.

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  • Un mois en 1940, où le destin de la France et celui de de Gaulle basculent. G. Le Bomin est aux antipodes du biopic attendu et formaté. Un beau film, intelligent, historiquement rigoureux, à la réalisation subtile et sensible, et remarquablement interprété. (Les Fiches du Cinéma) Un pari risqué en grande partie tenu. (Bande à part) Oui, de Gaulle est « fictionisable » et interprétable. A deux conditions ici réunies : que le scénario recadre sa légende et que son interprète ne se prenne pas pour lui. (Le Monde) La silhouette si caractéristique du Général est susceptible de caricatures, même involontaires. “De Gaulle”, de Gabriel Le Bomin, film grandiloquent centré sur l’année 1940, illustre parfaitement l’écueil. (Télérama) 

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THE HUNT

Thriller satirique, politique et “dangereux”; Réalisateur_ Craig Zobel; avec Ike Barinholtz, Betty Gilpin, Emma Roberts, Hilary Swank; Scénaristes: Damon Lindelof, Nick Cuse; Directeur/Photo: Darran Tiernan; Musique: Nathan  Barr; USA 2019, 90 minutes.

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Douze étrangers se réveillent dans une clairière. Ils ne savent pas où ils se trouvent, ni comment ils sont arrivés là. Et surtout… ils ne savent pas qu’ils sont sur le point de participer à une chasse bien macabre. Un groupe composé de l’élite sociale organise en secret une chasse sportive… d’êtres humains. Alors qu’ils se donnent à coeur joie dans leur passion meurtrière, l’une des victimes ne compte pas se laisser faire. En effet, Crystal n’est pas là par hasard et connaît bien mieux le jeu que les chasseurs. Elle retourne ainsi la situation et s’attaquant aux tueurs, avec comme objectif d’atteindre une mystérieuse femme qui semble être au centre de l’organisation…

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  • Last summer, even before the public had gotten a chance to see it, humans-hunting-humans thriller “The Hunt” became a target for pundits on both sides of the gun control debate, when mass shootings in Dayton, Ohio, and El Paso, Texas, prompted critics to consider the media’s role in glorifying violence. In response, Universal ripped director Craig Zobel’s movie from its Sept. 27 release date and rescheduled the thriller for spring 2020, making room for national mourning in the wake of the horrific events, only to turn around and use the controversy as an unconventional marketing hook. While not nearly as incendiary as the early coverage made it out to be, “The Hunt” gives skeptics ample ammunition to condemn this twisted riff on “The Most Dangerous Game,” in which a posse of heavily armed liberal elites get carried away exercising their Second Amendment rights against a dozen “deplorables” — as the hunters label their prey, adopting Hillary Clinton’s dismissive, dehumanizing term for the “racist, sexist, homophobic, xenophobic, Islamophobic” contingent whose fringe beliefs have found purchase with President Trump. No matter who you ask, the “right to bear arms” was never intended as justification for Americans to turn their guns against those they disagree with, whereas that’s the premise from which “Lost” creator Damon Lindelof and co-writer Nick Cuse depart here — partisan politics taken to their most irreconcilable extremes — as Zobel proves just the director to execute such a tight, well-oiled shock-a-thon. (Peter Debruge/Variety) 

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BLOODSHOT

Film d’action, science-fiction; Réalisateur: David S.F.Wilson; avec Vin Diesel, Eiza González, Sam Heughan, Toby Kebbell, Guy Pearce; Scénario: Jeff Wadlow, Eric Heisserer; Directeur/Photo: Jacques Jouffret; Musique: Steve Jablonsky; USA 2020, 109 minutes.

Ray Garrison, un soldat récemment tué au combat, est ramené à la vie en tant que “Bloodshot”, un humain au corps modifié par la société RST. Avec une armée nanotechnologique dans les veines, il a une force imparable et est capable de guérir instantanément. Mais en contrôlant son corps, l’entreprise a aussi une influence sur son esprit et ses souvenirs. Ray n’arrive pas à discerner ce qui est réel de ce qui ne l’est pas… ce qu’il compte bien entendu découvrir et ce, à n’importe quel prix…

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  • Of course, no one is about to steal this movie from Vin Diesel, who gives a ferociously committed pummeling-his-way-out-of-the-virtual-mirage performance. He looks, more than ever, like Mr. Clean fused with Adam Sandler, but that’s part of his action charisma, which in “Bloodshot” is at full boil. His combat moves are lithe and fierce, fusing brains and brawn; the climactic sequence, a duel on a skyscraper’s exoskeletal elevator, earns every rousing moment. “Bloodshot” is a trash compactor of a comic-book film, but it’s smart trash, an action matrix that’s fun to plug into. (Owen Gleiberman/Variety) 
  • Diesel tackles this unremarkable storyline with his usual gusto, grunting and flexing his way through successively more intense action scenes. In keeping with his frequently taciturn characters, he doesn’t have much to say, but he kicks a lot of ass, particularly in a couple of impressive set pieces that see him taking out a variety of heavily armed or technologically enhanced baddies. (Justin Lowe/Hollywood Reporter) 

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EMA

Drame; Réalisateur: Pablo Larraín; Scénaristes: Pablo Larraín, Guillermo Calderón, Alejandro Moreno; Directeur/Photo: Sergio Armstrong; Musique: Nicolás Jaar; Chili 2019, 102 minutes; Venise 2019, Toronto 2019, Luxfilmfest 2020.

Ema est danseuse dans une compagnie dirigée par son mari chorégraphe, Gastón. Après un terrible accident dans lequel leur fils adoptif, Polo, est impliqué, ils décident de se séparer de celui-ci. Rongée par la culpabilité, Ema traîne dans le port de Valparaíso et multiplie les rencontres et les aventures. A l’aide de ses amies danseuses, elle élabore un plan secret pour retrouver tout ce qu’elle a perdu. Culpabilité, amour, espoir et désir s’entremêlent dans ce feu d’artifice visuel et émotionnel…

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  • If you’re looking to meet a shock-of-the-new, beyond-punk vanguard girl who’s so out there and alienated, and maybe liberated, that you’ve never quite seen the likes of her, you could do worse than spend 102 minutes in the company of Ema (Mariana Di Girolamo), the title viper of Pablo Larraín’s new film. Ema, with her stick earrings and nose ring, her slicked-back platinum mane and big-eyed insatiable blank stare that takes in everything and gives back nothing, is a dancer who lives in the Chilean port city of Valparaíso. When she’s doing her Reggaeton dance moves, punching the air as if she owned it, she’s like Lady Gaga in the great video for “Telephone.” But this is a Gaga who’s gangsta. After hours, she takes out a flamethrower and sets fire to cars, swing sets, traffic lights. She’s the mother of an adopted son, and if you’re wondering how bad a mother she is, the movie kicks off with the revelation that she has decided to give the kid back.  (…) Larraín made this movie with a kind of freedom, improvising and doing what he wanted, and that’s the feeling he imparts to the viewer. There are dance montages (which are fantastic), and a sex montage (which is lusty, but mostly because of how dramatically it spotlights Ema’s limitless hunger). And there’s a resolution to all this that would like, somehow, to be sentimental and gonzo at the same time, so it doesn’t quite work. The whole movie, let’s be honest, is kind of a stunt. Yet it’s a stunt that stays in your head. (Owen Gleiberman/Variety) 

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DIE KÄNGURU-CHRONIKEN

Komödie; Regie: Dani Levy; mit Dimitrij Schaad, Rosalie Thomass, Adnan Marai, Henry Hübchen; Drehbuch: Marc-Uwe Kling, nach seinem Buch; Kamera: Filip Zumbrunn; Musik: Niki Reiser; Deutschland 2020, 92 Minuten.

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Berlin-Kreuzberg: Beim Kleinkünstler Marc-Uwe Kling zieht ein Känguru ein. Der  ungewöhnliche WG-Mitbewohner stellt Marc-Uwes Leben auf den Kopf, der neue Buddy organisiert aber auch den Kampf gegen die Verdrängung aus dem Kiez und gibt dem unbeholfenen Single etwas Flirt-Nachhilfe. Das Känguru ist Kommunist und zwingt Marc-Uwe nach und nach aus seinem Alltagstrott, in dem sich der phlegmatische Softie zwischen Couch, Kneipe und Therapeut bewegt. Durch den Einfluss der Regeln ignorierenden Aktionsfreude des zugleich unsagbar faulen Kängurus entwickelt sich bei Kling eine langsam wachsende Tendenz zur Selbstbehauptung. Gemeinsam mit anderen Kiezbewohnern gründen sie das “Asoziale Netzwerk” in der Kneipe unten an der Ecke und wehren sich gegen die kapitalistische Verflechtung von Politik und Wirtschaft, verkörpert in der Figur des Bauinvestors Jörn Dwigs… (visionkino.de) 

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  • Dany Levy verfilmt „Die Känguru-Chroniken“ nach dem gleichnamigen Episodenroman von Marc-Uwe Kling als turbulente und witzige Komödie. Er überträgt den schrägen und skurrilen Humor der originalen Kultfigur und schafft filmische Unterhaltung mit Anklängen von Sozialkritik und politischer Haltung. Im Zentrum steht das vom Autor synchronisierte Känguru, das mit trockenem und vorlautem Humor einen satirischen Blick auf eine von Profitgier getriebene Gesellschaft wirft. Im Film wird immer wieder referenziell auf Kultfilme verwiesen. Die Anspielungen und Verweise u .a. auf „Star Wars“ oder „Pulp Fiction“ bedienen die popkulturellen Vorlieben der beiden Hauptfiguren und thematisieren Film im Film. Das Film-Känguru wird weniger scharfzüngig und philosophisch als im Roman dargestellt, dafür gibt es immer wieder ganz ordentlich auf die Mütze, denn das boxende Tier neigt zu wortlosen Konfliktlösungen. Das marxistisch-leninistisch geschulte Beuteltier langweilt jedoch nicht mit langatmigen Politikvorträgen, sondern unterhält mit poppig comichafter Action und gekonntem Wortwitz. (visionkino.de/Katja Gerstenmaier, Luisa Schmidt) 

MÄI BOPA VUM MARS/MY GRANDPA IS AN ALIEN ***

Originaltitel: Moj Dida Je Pao s Marsa; Kannerfilm, Science-Fiction; Regie: Drazen Zarkvic, Marina Andree Skop; mam Lana Hranjec, Nils Ole Oftebro, Petra Polnisova, Ozren Grabaric; Kroatien/Lëtzebuerg/ Norwegen/Tschechesch Republik 2019, 75 Minutten; Op Lëtzebuergesch an op Englesch, mat Ënnertitelen.

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An enger Sekonn ännert d’Liewe vum 9 Joer alen Una, an deem Moment wou  Ausserierdescher säi Bopa entféieren an doropshin seng Mamm schwaachfält an an d’Spidol ageliwwert gëtt. D’Una versicht erauszefanne wou de Bop dann hin ass a fënnt an engem däischteren Eck am Keller a klenge granzege Roboter, dee behaapt hie wier e Weltraumpilot…

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  • E lëschtege kroatesche Kannerfilm, deen a Koproduktioun mat Lëtzebuerg (Wady Films), Norwegen an der Tschechescher Republik entstanen ass an och op Lëtzebuergesch synchroniséiert gouf. D’Geschicht inspiréiert sech selbstverständlech um E.T., huet awer genuch aner Storyelementer fir als eenegermoossen originell eriwwer ze kommen. Dräi Stären. (jpt)

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MINA UND DIE TRAUMZAUBERER

Originaltitel: Drømmebyggerne; Kinderfilm, digitale Animation; Regie: Kim Hagen Jensen; Drehbuch: Søren Grinderslev Hansen, Kim Hagen Jensen; Musik: Kristian Eidnes Andersen; Dänemark 2020, 81 Minuten; in deutscher Sprache.

mina-und-die-traumzaubererMinas Leben wird komplett auf den Kopf gestellt als Helena, die neue Verlobte ihres Vaters, und deren Tochter Jenny bei ihnen einziehen. Ihre neue Stiefschwester Jenny entpuppt sich als unausstehlich und bald ist Mina mit ihrer Geduld am Ende. Jenny muss verschwinden! Eines Nachts entdeckt Mina im Schlaf die Kulissen hinter ihren Träumen, in der Traumzauberer die Träume der Menschen auf Theaterbühnen zum Leben erwecken. Schnell findet sie heraus, wie sie Jennys Träume manipulieren kann. Was sie aber nicht weiß: Das Eingreifen in die Träume der Menschen hat schreckliche Folgen! Als Mina eines Nachts zu weit geht, bleibt Jenny in ihrem Traum gefangen und kann nicht mehr aufwachen. Mina muss ein letztes Mal in die Traumwelt zurück, um sich den Träumen zu stellen und Jenny zu retten. (kino-zeit.de)

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  • Unterschwellig stört auch ein wenig, wie sehr die Ideen der Handlung aus anderen Kontexten zusammengestöpselt zu sein scheint; von Christopher Nolans Inception wirkt natürlich nur eine Grundidee auch in Mina und die Traumzauberer hinein, aber der Pixar-Erfolg Alles steht Kopf stand doch vielleicht bei mehr als nur einigen Elementen Pate: Auch dort gab es quasi Fernsehstudios für die Traumproduktion und auch dort gab es ganz unten eine Abräumhalde des Vergessens, in der eine wichtige Figur verloren zu gehen droht. (…) “Mina und die Traumzauberer bringt noch genug eigene und auch originelle Elemente mit, dass man ihn gerne sehen mag, aber für ein wirkliches Meisterwerk, das hinter der gelungenen Animationskunst lauern könnte, fehlt dem Film der letzte Funken Originalität; vor allem aber eine wirklich überzeugende erzählerische Idee, wie die Konflikte zwischen Mina und Jenny sich überzeugend lösen ließen.” (Rochus Wolff/ kino-zeit.de) 

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Reprise

DUNKIRK ***** de Christopher Nolan

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Reprise

INTERSTELLAR **** de Christopher Nolan

La bande-annonce nostalgique de la semaine…

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