Un violon, un homme invisible…et plus!

014On aurait pu croire qu’en vue du LuxFilmFest, qui démarre ce jeudi, la programmation normale se mettrait en sourdine, mais il n’en est rien – en fait, les pépites sont même abondantes. Nous avons accordé notre label “Top Film Hatari” au drame musical franco-allemand DAS VORSPIEL/L’AUDITION de Ina Weisse, une oeuvre dense et superbement interprétée qui renoue avec le vrai et le bon cinéma allemand. Le cinéma d’épouvante de qualité revient en force avec THE INVISIBLE MAN de Leigh Whannell, qui est en train de faire un malheur aux États-Unis et qui fait entrer l’actrice Elizabeth Moss (Mad Men; The Handmaid’s Tale) dans le mainstream américain. Même si – côté scénario –  il est un peu en retrait de la qualité habituelle du studio Pixar, ONWARD de Dan Scanlon est quand-même un film d’aventures jubilatoire pour public familial. MINE DE RIEN de Mathias Mlekuz est une comédie sociale français, dans laquelle des mineurs au chômage transforment leur ancien lieu de travail en parc d’attractions low-tech…la bande-annonce nous avait fait rigoler un bon coup. Finalement, la programmation des salles de province s’étant récemment individualisée, on nous déterre un film d’anticipation américain, COLOR OUT OF SPACE de Richard Stanley qui, sans le CDAC, ne serait sans doute pas arrivé sur nos écrans. La semaine sera dure! Jean-Pierre THILGES 

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DAS VORSPIEL/L’AUDITION ****

Drama; Regie: Ina Weisse; mit Nina Hoss, Simon Abkarian, Serafin Gilles Mishiev, Ilja Monti, Jens Albinus; Drehbuch: Ina Weisse, Daphne Charizani, Kamera: Judith Kaufmann; Musik: Klassik; Deutschland/Frankreich 2019, 99 Minuten; Offizielle Auswahl Toronto Intl., Filmfestival, Hamburg Film Festival, San Sebastian  2019. 

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Aus den großen Ambitionen von Anna als Violinistin musikalische Karriere zu machen ist zwar nichts geworden, aber als Lehrerin an einem Musikgymnasium, mit einer halbwegs harmonischen Ehe, einem Liebhaber und einem wohlgeratenen Sohn hat sie sich in ihrem Leben gut eingerichtet. All das wird jedoch in Frage gestellt, als sie mit großem Ehrgeiz und zunehmender Obsession den in ihren Augen überaus talentierten 12-jährigen Alexander unter ihre Fittiche nimmt, um ihn auf eine Prüfung vorzubereiten. Immer mehr Zeit verbringt sie mit dem Jungen und beginnt für ihn ihre Familie zu vernachlässigen. Schon bald gerät durch die Verschiebung von Annas Prioritäten ihre Ehe in eine Krise, und auch zwischen Anna und ihrem Liebhaber, dem Cellisten Christian, kommt es zu immer größeren Spannungen als sie scheinbar alles daransetzt, ihrem Schützling Alexander die Karriere zu ermöglichen, die ihr selbst verwehrt blieb….

Film/ Das Vorspiel

  • In den letzten Jahren kommt es eher selten vor, dass wir uns für einen deutschen Film im normalen Kinoprogramm begeistern können, weil leider viel zu oft nur die Blödelkomödien aus deutschen Landen den Weg in unsere Kinos finden. DAS VORSPIEL/L’AUDITION allerdings ist da aus ganz anderem Holz geschnitzt, nämlich dem Holz aus dem Anna’s Mann seine Violinen baut. DAS VORSPIEL ist der zweite Spielfilm von Ina Weisse, die bisher vor allem als  Schauspielerin in Film und Fernsehen Karriere machte. Dieser Film, der durch die wahnsinnig-intensive Schauspielleistung von Nina Hoss zum musikalischen Psychothriller aufsteigt, hat uns während 99 Minuten in seinen Bann gezogen und so zum ersten mal unser “Hatari Top Film Label” erhalten. Vier Sterne, mehr als verdient!  (jpt) 

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THE INVISIBLE MAN ****

Film d’épouvante; Réalisateur, scénariste: Leigh Whannell, d’après H.G.Wells; avec Elisabeth Moss, Oliver Jackson-Cohen, Aldis Hodge, Storm Reid,, Michael Dorman; Directeur/Photo: Stefan Duscio; Musique: Benjamin Wallfisch; USA 2020, 110 minutes.

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Après avoir planifié avec minutie tous les détails de son départ, Cecilia Kass quitte son conjoint, Adrian Griffin, un homme violent et contrôlant. Elle se réfugie chez un ami de sa sœur, mais reste sur le qui-vive, persuadée que son ancien amoureux ne la laissera pas partir en paix. Lorsqu’une présence invisible se fait sentir autour d’elle, et que des choses apparemment impossibles commencent à se produire, elle est convaincue qu’Adrian a trouvé un moyen de la tourmenter. Toutefois, aux yeux des personnes de son entourage, elle souffre d’une paranoïa injustifiée…

  • Une adaptation moderne et très “me too” du classique horrifique de H.G.Wells, auquel James Whale et Claude Rains (en 1933) et John Carpenter et Chevy Chase (en 1992, dans “Memoirs of an Invisible Man”) avaient déjà rendu de très beaux hommages. En s’assurant les services de Elizabeth Moss dans le rôle principal du film, Universal a réussi un joli coup qui, en scrutant les recettes aus USA, où le film marche très fort, s’est déjà rentabolisé pour Universal, qui veut relancer ses franchises “monstrueuses” des années 1930. Quatre étoiles. (jpt)  

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  • This is not your father’s or, for that matter, grandfather’s “The Invisible Man”, even though it marks the launch of Universal’s revived attempt to seriously refresh and refashion its 1930s/’40s horror lineup for the modern age. Rather, enterprising writer-director Leigh Whannell (writer of “Saw” and “Insidious” and director of “Insidious: Chapter 3”) has imaginatively gone in a different direction by meeting the requirements of the title both literally and figuratively. At the same time, the movie stakes a claim for new mystery-horror territory worthy of a talent like Elisabeth Moss, who amplifies the qualities of the script with a top-shelf woman-in-severe-jeopardy performance. (Todd McCarthy/Hollywood Reporter) 

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ONWARD ***

Titre français: EN AVANT; Animation numérique Pixar; Réalisateur, co-scénariste: Dan Scanlon; avec les voix (v.o.) de Tom Holland, Chris Pratt, Julia Louis-Dreyfus, Octavia Spencer; Musique: Jeff & Mychal Danna; USA 2020, 102 minutes.

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Dans une banlieue fantastique, deux frères adolescents, Ian et Barley Lighfoot, se lancent dans une quête extraordinaire pour découvrir s’il reste encore un peu de magie en ce monde…

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  • En grand inconditionnel des productions Pixar, je dois avouer que ONWARD m’a laissé un peu sur ma faim. Côté technique et animation, rien à redire, pusique c’est parfaitement réaélisé comme d’habitude, mais c’est du côté du scénario fourre-tout que le décéic n’a pas eu lieu. En fait, Pixar succombe ici au rythme beaucoup trop rapide qui grève généralement les productions de studios moins prestigieux. On pense à Harry Potter, on pense au Seigneur des Anneaux, mais on pense beaucoup moins au charme auquel le studio nous a habitués jusqu’ici. Cela-dit, on peut quand-même prendre son pied à suivre les aventures (un peu trop convenues) de nos deux lascars. Trois étoiles!  (jpt) 

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  • The studio had now made 22 features, and at this point you could divvy just about all of them into two categories: those that have vision and those that don’t. “Onward” is very much one that doesn’t. Which isn’t to say it’s a bad movie. Sweet-spirited and pristine, directed and co-written by Dan Scanlon (“Monsters University”) with a visual prankishness that’s friendly and winsome and at moments breathtaking, it’s nevertheless the kind of Pixar film that feels like it was compounded almost entirely out of other visions. You won’t feel cheated by it, but you won’t feel elated, either. Yet Pixar, in its very bravura, has more than earned the right to put out a movie like this one — an unabashed piece of product, a kind of Pixar place-holder made with a tiny dash of soul. (Owen Gleiberman/Variety) 

https://youtu.be/gn5QmllRCn4

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MINE DE RIEN

Comédie sociale; Réalisateur: Mathias Mlekuz; avec Arnaud Ducret, Philippe Rebbot, Hélène Vincent, Rufus, Mélanie Bernier; Scénaristes: Mathias Mlekuz, Philippe Rebbot, Cécile Telerman; Directeur/Photo: Lucas Leconte; Musique: Matthieu Gonet; France 2020, 85 minutes.

ob_32a445_mine-de-rien-5Dans une région qui fut le fleuron de l’industrie minière, deux chômeurs de longue durée ont l’idée de construire un parc d’attraction « artisanal » sur une ancienne mine de charbon désaffectée. En sauvant la mine et sa mémoire, ils vont retrouver force et dignité…

  • Certes prévisible, le scénario obéit aux lois du genre, avec la phase de préparation, les embûches à surmonter et l’apothéose attendue, sans laquelle on se sentirait floué. Il n’empêche, à l’exception peut-être des « méchants », un tantinet forcés, Mine de rien fait exister ses personnages et, durant une heure vingt-cinq, met la solidarité à l’honneur. (Télérama) [Si] le film a au moins pour lui la bienveillance, la défense des opprimés et une jolie humeur générale, ce feel-good movie social succombe beaucoup de clichés du genre. (Les Inrocks) 

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Exclusivité Salles CDAC

COLOR OUT OF SPACE

Science-fiction; Réalisateur: Richard Stanley; avec Nicolas Cage, Joely Richardson, Madeleine Arthur, Brenda Meyer; Scénaristes: Scarlett Amaris, Richard Stanley, d’après une nouvelle de H.P.Lovecraft; Directeur/Photo: Steve Annis; Musique: Colin Stetson; USA/Portugal 2019, 111 minutes; Sélection officielle Festivals de Toronto, Londres, Sitges (e.a.) 2019. 

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Lassée de son quotidien routinier à la ville, la famille Gardner s’est installée en milieu rural et élève désormais des alpagas. Tandis que ce nouveau rythme de vie plaît aux parents, les enfants peinent à s’habituer à cette existence campagnarde. Par une nuit étoilée, cette quiétude est cependant troublée par la chute d’un météorite sur leur terrain. En quelques heures à peine, l’objet, dont émane un étrange rayonnement violet, semble être le responsable de la contamination des eaux et de la transformation de la flore et la faune environnantes. Alors que les récoltes bénéficient des irradiations de l’aérolithe, les membres de la famille Gardner commencent, eux, à réagir de façon plutôt inquiétante…

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  • A repulsive alien organism is unleashed on Earth in Richard Stanley’s scary, hokey – and often funny – extravaganza. (…) In the bonkers 2018 thriller “Mandy”, Nicolas Cage gave one of his Cage-iest performances yet, face splattered in blood as he pursued a cult leader who’d tortured his girlfriend. If you thought that was trippy, wait till you see “Color Out of Space”, in which Cage’s mug is once again sprayed with blood … alpaca blood. Adapted from a story by HP Lovecraft, this is a freaky-deaky, retro-cosmic science-fiction horror about a meteor that slams into Earth unleashing an extraterrestrial organism. The whole thing looks as if it was dreamed up under the influence of a quality batch of LSD. I laughed out loud at the hokiest bits. But I’ve got to admit I was sucked in and genuinely scared, too. (Cath Clarke/TheGuardian) 

https://youtu.be/RfYAXMwCpk0

LE MUR DES LAMENTATIONS (2.3.2020, 8.00h)

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La séquence nostalgique

THE INVISIBLE MAN de James Whale (USA 1933)

https://youtu.be/MKejpP1lxYA

 

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