Sawah bien?

2.jpgLa neuvième édition du désormais bien établi Luxembourg City Film Festival s’est terminée ce dimanche avec la projection d’une véritable daube comme film de clôture, l’innommable BEACH BUM de Harmony Korine, pour lequel Matthew McConaughey aurait dû changer son nom en Matthew McConnerie, la veulerie, la vulgarité et la bêtise étant les trois mamelles d’un film qui n’a pas fait honneur à un festival dont le reste de la programmation était fort honorable. Le succès était d’ailleurs au rendez-vous, puisqu’on nous a révélé samedi soir que l’affluence dans les salles avait augmenté de 20 pourcent. Si seulement tout cela pouvait être un peu plus visible pour le grand public, aussi bien en ville qu’au sein même du Kinepolis. Le LuxFilmFest reste un peut trop cloîtré dans son coin “cinéphile pur et dur”, alors qu’il continue de passer largement au-dessus de la tête du public lambda.

Cela dit, un des films les plus “visibles” et certainement le plus “grand public” de l’édition 2019 fut le nouveau bébé d’Adolf El Assal, SAWAH, qui atterrit dans nos salles ce mercredi et qui devrait y faire un tabac avec son approche comique d’une thématique grave. Si vous aimez vous faire peur au cinéma, ne manquez surtout pas US, le tout nouveau film de Jordan Peele, déjà auteur du terrifiant “Get Out”. À part ça, la programmation de la semaine vous emmène dans les glaces éternelles avec ANTARTIC et Mads Mikkelsen, au Sénégal avec YAO et Omar Sy et en Belgique avec POUR VIVRE HEUREUX, une coproduction luxembourgeoise.  Et les nostalgiques d’un cinéma américain autrement plus ambitieux que les éternels super-héros voudront peut-être revoir FORREST GUMP de Robert Zemeckis en copie numérique restaurée. Jean-Pierre THILGES 

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Films made in Luxembourg

SAWAH

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All photos SAWAH © Ricardo Vaz Palma$

Comédie dramatique et musicale; Réalisateur: Adolf El Assal; avec Karim Kassem, Eric Kabongo, Nilton Martins, Jean-Luc Couchard, Mourade Zeguendi, Elisabet Johannesdottir; Scénaristes: Adolf El Assal, Dennis Foon, Sirvan Marogy; Directeur/Photo: Nikos Welter; Musique: Eric Bintz; Luxembourg/Belgique/Egype 2019, 87 minutes; Sélectionné au LuxFilmfest 2019. 

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Samir, un jeune dis-jockey égyptien part pour Bruxelles, en espérant faire décoller sa carrière, mais se retrouve coincé au Grand-Duché de Luxembourg, suite à un changement d’itinéraire et la perte de ses papiers d’identité. Pris pour un réfugié, il devra tout faire pour arriver malgré tout à destination…

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  • Le film flambant neuf du réalisateur luxo-égyptien Adolf El assal qui nous avait fait rire avec son petit premier tout à fait chaotique, Les Fameux Gars. Nettement plus structuré et réfléchi, SAWAH a même emmené ses caméras en Egypte pour y capturer la couleur locale. Après le succès de SUPERJHEMP RETÖRNS, voici donc un nouveau film qui scrute le Luxembourg et les Luxembourgeois de très près, cette fois en relation avec la crise des réfugiés dont l’auteur se permet d’en rire, sans perdre de vue le sérieux de la situation. N’ayant pas pu voir le film pendant le festival pour des raisons d’organistation, j’y reviendrai certainement dans les prochains jours. (jpt) 

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US

Film d’épouvante; Réalisateur, scénariste: Jordan Peele; avec Lupita Nyong’o, Winston Duke, Elisabegh Moss, Tim Heidecker; Directeur/Photo: Mike Gioulakis; Musique: Michael Abels; USA 2019, 116 minutes.

De retour dans sa maison d’enfance, à Santa Cruz sur la côte Californienne, Adelaïde Wilson a décidé de passer des vacances de rêves avec son mari Gabe et leurs deux enfants : Zora et Jason. Un traumatisme aussi mystérieux qu’irrésolu refait surface suite à une série d’étranges coïncidences qui déclenchent la paranoïa de cette mère de famille de plus en plus persuadée qu’un terrible malheur va s’abattre sur ceux qu’elle aime. Après une journée tendue à la plage avec leurs amis les Tyler, les Wilson rentrent enfin à la maison où ils découvrent quatre personnes se tenant la main dans leur allée. Ils vont alors affronter le plus terrifiant et inattendu des adversaires : leurs propres doubles.

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  • Après le succès global de son premier film horreur “Get Out” (un des rares films d’horreurs récents qui m’a donné la chair de poule), Jordan Peele revient avec un autre film d’épouvante qui devrait vous faire frémir. Les critiques américains ont aimé et connaisant lew talent du cinéaste (et ancien acteur), nous avons l’impression qu’il a encore feappé un grand coup. (jpt) 

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  • For all the genius of Jordan Peele’s 2017 debut, “Get Out” — a movie that oh-so-smartly reinforced its horror-movie skeleton with an adamantium-strong (and twice as sharp) racial-tension allegory — audiences seemed to have one critique in common: The movie wasn’t nearly scary enough. People aren’t likely to have the same complaint about “Us,” the genre-savvy writer-director’s terrifying — if somewhat less clearly double-edged — second feature, which comes loaded with nightmare-inducing images of tunnel-dwelling döppelgangers who’ve come to claim the privileged lives their aboveground counterparts have been enjoying all this time.  Debuting to an enthusiastic reception at the SXSW Film Festival (keep in mind, those Austin audiences seem to love everything) mere weeks before Peele’s reboot of “The Twilight Zone” drops, “Us” arrives in a shroud of secrecy that definitely works to the film’s advantage. The less you know going in — and the less energy you spend thinking about it after the fact — the better the movie works, trading on some uncanny combination of Peele’s imagination and our own to suggest a horror infinitely larger and more insidious than the film is capable of representing. (Peter Debruge/Variety) 

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  • “We’re Americans.” That single line will be the portal through which Jordan Peele’s fans might seek sociopolitical meaning in Us, an often terrifying thriller whose fantastical premise isn’t nearly as easy to read allegorically as that of his shockingly good debut, Get Out. Clearly the work of an ambitious writer-director who can see himself inheriting the mantle of Rod Serling (the Peele-hosted Twilight Zone reboot launches in less than a month), it offers twists and ironies and false endings galore — along with more laughs than the comedian-turned-auteur dared to include in his debut film. Though probably more commercially limited by its genre than its hard-to-pigeonhole predecessor, it packs a punch. (John Defore/The Hollywood Reporter) 

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ARCTIC

Film d’aventures; Réalisateur: Joe Penna; avec Mads Mikkelsen, Maria Thelma Smáradottir, Tintrinai Thikasuk; Scénaristes: Joe Pena, Ryan Morrison; Musique: Joseph Trapanese; Islande/USA 2018, 97 minutes; Sélection officielle Festival de Cannes 2018; Festival de Deauville 2018. 

En Arctique, la température peut descendre jusqu’à moins –70°C. Dans ce désert hostile, glacial et loin de tout, un homme lutte pour sa survie. Autour de lui, l’immensité blanche, et une carcasse d’avion dans laquelle il s’est réfugié, signe d’un accident déjà lointain. Avec le temps, l’homme a appris à combattre le froid et les tempêtes, à se méfier des ours polaires, à chasser pour se nourrir. Un événement inattendu va l’obliger à partir pour une longue et périlleuse expédition pour sa survie. Mais sur ces terres gelées, aucune erreur n’est permise…

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  • Epuré et prenant, ce thriller de survie est une véritable découverte, qui parvient à surprendre sur un thème pourtant souvent exploré. (Bande à part) Ce “survival” soigné révèle d’indéniables prouesses techniques et bénéficie de l’interprétation habitée de Mads Mikkelsen. (aVoir-aLire.com) Toute place est donc faite à la puissance du lieu, des éléments, de sa faune, avec l’idée que cette étendue de glace est si aride que même les péripéties s’y font rares. Cette pureté narrative fait le prix d’Arctic. (Cahiers du Cinéma) Le risque est que la lassitude pointe parfois, mais en tirant “Arctic” vers le versant zen et existentialiste du genre, en préférant utiliser, plutôt que les coups de théâtre à répétitions, l’immuable cirque de montagnes enneigées, le film exprime aussi bien que ses prédécesseurs la totale indifférence du monde vis-à-vis des créatures qui s’y agitent. (Libération) 

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  • A plane crashes in remote snowbound wilderness and two strangers, a man and a woman, struggle to survive, their only comfort being that they are not alone. That might sound like last year’s The Mountain Between Us, in which biting cold and chapped lips were the only factors restraining the contrived romantic melodrama. But Arctic, for all intents and purposes, is a solo show whose direct precursor is J.C. Chandor’s 2013 Robert Redford vehicle, All is Lost. Joe Penna’s endurance challenge takes place on land, not at sea, but it’s similarly stripped down, relying on minimal dialogue and no obvious allegorical dimension beyond the primal faceoff between man and nature. (David Rooney/The Hollywood Reporter) 

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YAO

Comédie dramatique; Réalisateur: Christophe Godeau; avec Omar Sy, Lionel louis Basse, Fatoumata Diawara; Scénaristes: Philippe Godeau, Agnès de Sacy, Kossi Efoui; Directeur/Photo: Jean-Marc Fabre; Musique: Matthieu Chedid; Sénégal/France 2019, 104 minutes.

Depuis son village au nord du Sénégal, Yao est un jeune garçon de 13 ans prêt à tout pour rencontrer son héros : Seydou Tall, un célèbre acteur français. Invité à Dakar pour promouvoir son nouveau livre, ce dernier se rend dans son pays d’origine pour la première fois. Pour réaliser son rêve, le jeune Yao organise sa fugue et brave 387 kilomètres en solitaire jusqu’à la capitale. Touché par cet enfant, l’acteur décide de fuir ses obligations et de le raccompagner chez lui. Mais sur les routes poussiéreuses et incertaines du Sénégal, Seydou comprend qu’en roulant vers le village de l’enfant, il roule aussi vers ses racines…

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  • Entre quête de soi et découverte culturelle, on se laisse gentiment emporter par cette fable africaine dépaysante, même si débordante de bons sentiments. (aVoir-aLire.com) À la mémoire de leurs pères, Omar Sy et le réalisateur Philippe Godeau cherchent leurs racines en Afrique. Un conte simple, à la touchante humilité dans lequel l’acteur apparaît d’une absolue sobriété. (Bande à part) Road movie initiatique, sympathique et chaleureux, le film de Philippe Godeau (produit par Omar Sy) souffre d’un petit défaut : le scénario est prévisible, scène après scène. (Le Nouvel Observateur) Trop fléché, pas assez improvisé façon cinéma du réel […], le film manque d’authenticité. (Positif) 

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POUR VIVRE HEUREUX ***

Drame; Réalisateurs, scénaristes: Dimitri linder, Salima Sarah Glamine; ave c Sofia Lesaffre, Zeerak Christopher, Pascal Elbé, Atiya Rashid;  Directeur/Photo: Joachim Philippe; Musique: Antoine Honorez; Belgique/Luxembourg/France 2018, 88 minutes; Sélection officielle LuxFilmFest 2019.

Amel et Mashir, deux jeunes bruxellois, s’aiment en secret. Ni leurs parents, ni leurs amis ne se doutent de leur relation et encore moins de leur projet de passer l’été ensemble à Londres. Le jour où la famille de Mashir décide de le marier à sa cousine Noor, qui est aussi l’amie d’Amel, c’est tout leur monde qui s’écroule. Comment pourront-ils sauver leur amour sans faire souffrir tous ceux qui les entourent ?

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  • Bien que nous soyons loin de la force d’un film comme “Noces” (de Stephan Streker), ce petit film belgo-luxembourgeois peut-être un tantinet trop discret, évoque avec une certaine tendresse une problématique importante, celle des mariages arrangés voire forcés dans la communauté musulmane.  Des acteurs largement inconnus (sauf Pascal Elbé) font vivre un scénario finement ciselés par leurs prestations honnêtes. Trois étoiles. (jpt) 

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WONDER PARK

  • Le film étant uniquement présenté en versions française et allemande et non en version originale sous-titrée, les HATARI PAPERS refusent d’en parler. Juste pour info: Il y a beaucoup d’enfants anglophones au Luxembourg… et beaucoup de cinéphiles qui aiment voir leurs films d’animation en version O-R-I-G-I-N-A-L-E. On va une fois de plus attendre la sortie du DVD. (jpt) 

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Kinepolis Classics

FORREST GUMP ****

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